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Category Archives: Santé & bien-être

On ne cesse de le répéter: le chien descend du loup et, de ce fait, est soumis à un comportement social très élaboré et régi en grande partie par les relations entre individus existant au sein de la meute. Les éleveurs se rendent compte au quotidien de la probable véracité de cette affirmation car les phénomènes de meute sont courants chez nos compagnons à quatre pattes en élevage.

PHENOMENES DE MEUTE : Prenons l’exemple des chaleurs "synchronisées". Dans un lot de chiennes, l’une d’entre elles va entrer en chaleurs. Dans les jours qui suivent, et particulièrement si la première chienne est une dominante, plusieurs femelles du groupe vont aussi présenter leurs "feux" même si certaines chiennes n’étaient pas, en fonction de leur cyclicité habituelle, supposées entrer en chaleurs à cette période. Ce phénomène de meute, comme beaucoup d’autres du même genre, est probablement lié à des échanges de signaux sociaux ou olfactifs (phéromones) de nature inconnue et en tous les cas indéchiffrables pour nous autres humains. De ce fait les éleveurs se trouvent malheureusement avec toutes les portées de chiots aux mêmes moments de l’année alors qu’il y a de vastes périodes de temps pendant lesquelles ils n’ont aucun chiot à vendre. Et, pour le moment, les chercheurs n’ont pas beaucoup de solutions à proposer.

LACTATION NERVEUSE : La lactation "nerveuse" est, selon de nombreux spécialistes du comportement, une de ces manifestations de phénomène de meute. En réalité, la lactation ne s’établit chez la chienne que s’il y a eu dans son organisme des mécanismes hormonaux mimant une gestation. C’est la raison pour laquelle on dit que la lactation nerveuse fait suite à une "grossesse nerveuse". Qu’est-ce qu’une grossesse nerveuse? Entre la cinquième et la douzième semaine après la fin des chaleurs, la chienne change de comportement, devient agitée, plus "nerveuse" plus calme ou au contraire plus distante. Tout, dans son appétit, son désir de materner les objets les plus divers (pantoufles, jouets, autres animaux de la maison) fait croire à une vraie grossesse. Et pourtant elle est bel et bien "vide" On parle en jargon vétérinaire de pseudogestation. Lorsque, quelques semaines plus tard, la chienne concernée va se mettre à sécréter du lait, on parlera de lactation de pseudogestation ou lactation nerveuse.

PAS TOUJOURS UNE MALADIE : En général, les manifestations de grossesse chez des chiennes qui ne sont pas gestantes cessent spontanément en une à trois semaines. Lorsqu’une lactation nerveuse, qui en fait le dernier stade de la grossesse nerveuse, s’installe, on observe au début la sécrétion d’un liquide brunâtre et peu abondant, qui peut donner suite à une véritable production de lait. Ces manifestations ne sont pas le signe d’une maladie. Elles peuvent se produire sur toutes les chiennes, qu’elles aient été accouplées au cours des chaleurs ou non et même si elles n’ont jamais eu de portées antérieurement. En fait, chez la chienne, les changements hormonaux qui surviennent après les chaleurs sont les mêmes que celle-ci soit ou non gestante. En particulier, la progestérone, qui est l’hormone de la grossesse, est sécrétée même si la chienne n’est pas enceinte. Environ deux mois après les chaleurs, la baisse du taux de cette hormone dans le sang déclenche la synthèse d’une autre hormone, la prolactine, laquelle a pour effet de stimuler la lactation, parfois même chez des chiennes qui n’attendent pas de petits, et qui vont ainsi présenter une lactation "nerveuse".
Cela signifie que, même non gestante, la chienne semble se préparer -sur le plan hormonal- à un accouchement. Dans ces conditions, toutes les chiennes devraient présenter des grossesses ou des lactations nerveuses. Or ce n’est pas le cas. Et on ne sait pas pourquoi. Tout au plus peut-on penser que ces manifestations marquent chez certaines chiennes l’exacerbation d’un fonctionnement hormonal normal, prouvant même, à la limite, que la chienne concernée est potentiellement une bonne reproductrice puisque son métabolisme hormonal est normal. C’est là une des premières conséquences pratiques pour l’éleveur si une chienne reste vide après un accouplement et qu’elle fait une lactation nerveuse, ce n’est pas le signe d’un dysfonctionnement hormonal et souvent c’est même le contraire.

UN PEU D’ETHOLOGIE  :Pour expliquer l’apparition de ce phénomène chez certaines chiennes et pas chez d’autres, certains chercheurs ont proposé une interprétation basée sur l’étude du comportement du loup ou de ce qu’on observe chez les chiens sauvages (lycaons, dingos). Dans une meute, on observe ainsi que les femelles dominantes empêchent l’accouplement des femelles de rang immédiatement inférieur. Alors que les chiennes très dominées, en bas de l’échelle sociale, n’ont souvent même pas de chaleurs, les chiennes de catégorie moyenne présentent des chaleurs synchronisées dont nous avons parlé plus haut, suivant celles des dominantes, et ont en conséquence environ deux mois plus tard du lait, par un phénomène de lacta-tion nerveuse. Elles vont ainsi pouvoir nourrir les chiots des dominantes, c’est-à-dire les chiots de la collectivité. Dans les élevages, du reste, des chiennes en lactation de pseudogestation peuvent très bien, et sans inconvénient pour leur santé, nourrir et élever les chiots d’une autre chienne.

TRAITEMENT OU NON? :Cette affection est sans conséquences sur la santé de la chienne. On la traite en général lorsque la lactation persiste durant plusieurs semaines souvent entretenue par le léchage des mamelles par la chienne elle-même. Ce phénomène peut devenir gênant et agaçant pour le propriétaire et surtout fatiguer la chienne qui passe son temps à se lécher et à s’occuper de son nid, mange peu, produit du lait, et parfois maigrit. Ceci étant dit, la lactation nerveuse ne prédispose pas, comme on le dit trop souvent, à l’apparition de tumeurs de la mamelle. Elle ne dégénère qu’extrêmement rarement en complication infectieuse de type mammite. Le psychisme des chiennes, s’il est modifié au moment de la pseudogestation, retrouve son état sain et normal par la suite, sans séquelles. En revanche, on sait que les chiennes qui font des grossesses nerveuses ont tendance à en refaire, parfois même à chaque période de chaleurs, ce qui devient lassant pour le propriétaire.
En élevage, curieusement, cette affection est rare et se retrouve surtout chez des chiennes vivant chez des particuliers. Lorsqu’un éleveur à une chienne qui en présente les symptômes, il peut avoir l’impression que sa chienne est gestante et sa déception n’en est que beaucoup plus grande au bout du compte.
En tous les cas, on sait de façon certaine, et il convient de bien insister sur ce point, que la grossesse ou la lactation nerveuses ne sont en aucune façon le reflet d’un désir de maternité inassouvi. Le fait de faire reproduire une chienne sujette aux lactations nerveuses ne l’empêchera aucunement d’en refaire ensuite. Ce ne sont pas non plus des états dépressifs : la chienne ne souffre pas et s’en remet fort bien.

TRAITEMENT : Comment faire cesser une lactation nerveuse ou non devenue trop gênante ou prolongée ? De nombreux traitements médicaux ont été mis au point. Les plus efficaces et les moins nocifs sont à base de substances dites antiprolactines, c’est-à-dire inhibant la sécrétion de la prolactine dont nous avons parlé plus haut. N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Ces substances sont très puissantes et font le plus souvent cesser en quelques jours la montée laiteuse, en même temps qu’elles stoppent les troubles du comportement et qu’elles diminuent la taille et la congestion des mamelles, même si au départ on constatait une lactation très abondante. Les antiprolactines sont bien préférables, du point de vue de l’élevage, à d’autres substances antilaiteuses comme les progestagènes ou d’autres hormones stéroides vendues sous forme de comprimés dans les pharmacies et qui possèdent des effets secondaires préjudiciables pour une bonne fertilité ultérieure. A éviter donc absolument si vous êtes éleveur.

MOYENS NON MEDICAMENTEUX  : Dans des cas modérés, le recours à une telle thérapeutique n’est souvent pas nécessaire même si elle accélère la guérison. Des "petits moyens" sont souvent aussi efficaces. Il est en tous cas impératif, si votre chienne fait une lactation nerveuse, d’appliquer certaines règles d’hygiène. Le principe est de créer un choc psychologique qui arrête la montée de lait. Il faut ainsi :


– mettre la chienne à la diète absolue pendant 48 heures (en limitant au maximum la prise de boisson)

– lui donner du persil dans la ration : il existe un complexe homéopathique chez Boiron à demander à votre pharmacien 
– confisquer tous les objets qu’elle pourrait materner (jouets, chiffons, pantoufles)
– empêcher qu’elle construise ou qu’elle se couche dans un nid
– lui imposer un régime de 10 jours ne comportant que des légumes verts et la moitié de la ration habituelle de viande
– la faire bénéficier de sorties et de distractions fréquentes.
La prescription de tranquillisants et de diurétiques n’est préconisée que dans certains cas bien particuliers que seul le vétérinaire sera apte à apprécier.
On doit de plus éviter que la chienne ne se lèche les mamelles. Pour cela, l’idéal est de lui placer autour du cou pendant trois ou quatre jours une collerette en plastique disponible chez votre vétérinaire. Cela hâtera beaucoup la guérison. Signalons que l’homéopathie serait, aux dires des spécialistes, un remède assez efficace.

PREVENTION : Bien entendu, si on est gêné par de trop fréquentes grossesses ou lactations nerveuses, le mieux est de songer à faire retirer les ovaires de la chienne. En élevage, il vaut mieux qu’une femelle reproductrice fasse régulièrement des lactations plutôt que de lui faire supprimer artificiellement ses chaleurs avec des injections de progestagènes, substances pouvant induire des infertilités chez les chiennes traitées, ainsi que d’autres troubles de la reproduction (pyomètres ou tumeurs mammaires).

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je reçois souvent des coups de téléphone de propriétaires de dalmatiens alarmés par les problèmes de peau de leur chien.
Je vais donc expliquer ici ce qu’il convient de faire pour compléter l’article que j’avais mis précédémment et qu’il convient également de lire.
 
1 D’abord il faut donner pendant au minimun trois semaines à un mois des antibiotiques de type thérios ou rilexine que l’on trouve chez son vétérinaire.
 
2 laver le chien tous les jours avec le shampoing "Pyoderm" des laboratoires Virbac, d’abord tous les jours, puis tous les deux jours puis espacer
 
3 lui donner des acides gras essentiels que l’on trouve dans l’huile de bourrache ou dans l’huile de saumon  à acheter en pharmacie ou du viacutan chez son vétérinaire.
 
4 mettre le chien au riz et oeuf de la gamme Hills à acheter chez son vétérinaire, acheter un grand sac et lui donner tant que le sac n’est pas vide. Cette alimentation va lui permettre de se nettoyer de tout élément alimentaire qui pourrait être allergique pour lui.
 
Quant tout sera revenu à la normal, vous pourrez reprendre une alimentation traditionnelle . Pour ma part, je donne à mes dalmatiens du Royal Canin Medium Sensible depuis 10 ans pour les chiens d’exposition qui n’ont aucun problème de peau.
 
Il a beaucoup plus ces derniers temps, cette humidité associée à un régime alimentaire inadapté peut entraîner en ce moment des problèmes de peau chez nos chers toutous.

Pour nous , la dysplasie est beaucoup plus importante à prendre en considération que la surdité. Un chien sourd ne souffre pas mais il n’est pas à mettre entre toutes les mains et doit faire l’objet d’un dressage approprié, un chien entendant d’une oreille compensera par ses autres sens, et fera un excellent animal de compagnie, mais le dysplasie est invalidante et entraîne de grandes souffrances à l’animal.

 Aspects pratiques du dépistage de la dysplasie coxo-fémorale chez le chien

Jean-Pierre GENEVOIS

Professeur de Chirurgie, Département des Animaux de Compagnie, Ecole Nationale.
Vétérinaire de Lyon, 1 Avenue Bourgelat, 69280 MARCY L’ETOILE, Membre de la souscommission dysplasie de la SCC, expert de la commission d’appel de la SCC, expert de la FCI pour les appels trans-nationaux concernant la dysplasie des hanches et des coudes.

Texte paru dans la revue Cynophilie Française n° 129

1- Définition :

La dysplasie coxo-fémorale est définie, de manière officielle comme un « trouble du développement de la hanche engendrant une instabilité de cette articulation ».

Suite aux travaux de G. SMITH et de son équipe à l’université Vétérinaire de Pennsylvanie (années 1990 et suivantes), on sait que tout repose sur l’existence d’une laxité anormale (hyperlaxité) de l’articulation coxo-fémorale.

 Dans certains cas, cette hyperlaxité peut être compensée, lorsque l’animal se déplace, par l’action de la musculature fessière, qui recentre les têtes fémorales au fond des acetabulum. On parle alors d’hyperlaxité passive. Pour la mettre en évidence de manière systématique sur les radiographies, il faut utiliser des procédés particuliers (« radiographies en position forcée, sous anesthésie générale »). L’animal atteint ne subira pas forcément de déformations osseuses ou de processus arthrosique grave. Il va cependant transmettre à sa descendance son hyperlaxité coxo-fémorale. Parmi les descendants, la « compensation » de l’anomalie n’est pas systématique. Dans le cadre de la sélection, l’hyperlaxité passive devrait donc être considérée comme un élément péjoratif, au même titre que la laxité active.

Dans d’autres cas, l’hyperlaxité n’est pas compensée par la musculature fessière, et elle persiste lors de la locomotion. On parle alors de laxité active. Cette dernière débouche, à plus ou moins long terme, sur des anomalies structurelles (déformations osseuses et lésions articulaires) et sur un processus arthrosique.

2- Dépistage

2-1 Le dépistage officiel

Il est uniquement radiographique, et concerne des chiens qui ont terminé leur croissance. L’âge minimal varie de 12 à 16 mois en fonction des clubs pour les chiens de taille « standard », il est généralement de 18 mois chez les races géantes. L’animal est en décubitus dorsal, le bassin bien de face. Les membres postérieurs sont tirés vers l’arrière, parallèles entre eux et avec la colonne vertébrale, les rotules sont « au zénith ». Le cliché doit être identifié dans l’émulsion. Une attestation engageant la responsabilité du vétérinaire quant au contrôle du tatouage ou de l’identification électronique doit être rédigée. Elle doit préciser les conditions de réalisation (anesthésie générale, sédation, animal « vigile ») de la radiographie. La lecture s’effectue par un vétérinaire, désigné par le club de race, qui devient le lecteur « agréé »pour la race concernée. On peut reprocher au procédé standard un certain nombre d’imperfections :

  • l’âge officiel du dépistage fait peser un risque de non-détection des DCF susceptibles de se développer jusqu’à l’âge de 2 (voire 3 ?) ans. Il serait donc souhaitable, pour les reproducteurs de valeur de « confirmer »le résultat un an plus tard (notamment pour les sujets cotés « B »…).

  • l’existence d’une hyperlaxité sans modification des profils articulaires risque d’être masquée sur le cliché standard. Ceci est d’autant plus vrai si le cliché est effectué sur un animal non anesthésié (on observe depuis quelques années une inflation inquiétante du nombre de radiographies effectuées sans anesthésie. Dans la plupart des autres pays européens, cette manière de procéder est assimilée à un processus de fraude) Un certain nombre de chiens qualifiés de « normaux » sont donc dysplasiques (certains auteurs avancent le chiffre de 20% de « faux négatifs » parmi les sujets notés « A »), certains stades de dysplasie sont peut-être sous évalués… 

  • les erreurs de positionnement jouent un rôle plus ou moins important sur l’appréciation portée par le lecteur. En fonction de l’expérience de ce dernier, le problème sera pris en compte (rejet éventuel du film) ou ne le sera pas.

  • au plan de la lutte contre l’affection, la prise en compte du seul résultat individuel de la cotation radiographique, compte tenu des éléments cités plus haut, est assez peu « discriminante ». Ceci explique la lenteur des progrès observés au sein des races les plus atteintes, d’autant que le stade « C » est accepté par beaucoup de clubs pour la reproduction. En France, après examen du cliché, l’animal est placé dans l’une des cinq catégories de la classification FCI (circulaire du 10/04/92). Le lecteur examine la position de la tête fémorale dans la cavité acétabulaire (centrage, coaptation, couverture), l’aspect de l’interligne articulaire (pincement éventuel en zone dorso-latérale), la qualité du rebord acétabulaire cranial , l’importance du recouvrement dorsal, les éventuels remaniements arthrosiques secondaires, et la valeur de l’angle de Norberg-Olsson qui permet de juger de l’importance de la sub-luxation (= du déplacement latéral de la tête fémorale hors de l’acetabulum).
  • stade A = aucun signe de dysplasie : parfaite coaptation entre la tête du fémur et l’acétabulum. Angle de Norberg-Olsson au moins égal à 105°.

  • stade B = état sensiblement normal : correspond à deux possibilités: soit une coaptation de bonne qualité avec un angle de Norberg-Olsson compris entre 100 et 105°, soit une coaptation imparfaite, avec un angle de Norberg-Olsson supérieur à 105°.

  • stade C = dysplasie légère : coaptation imparfaite, avec un angle de Norberg-Olsson compris entre 100 et 105°. Présence éventuelle de légers signes d’arthrose sur l’acetabulum, le col ou la tête fémorale.

  • stade D = dysplasie moyenne : mauvaise coaptation et angle de Norberg-Olsson compris entre 90 et 100°. Modifications possibles du rebord acétabulaire craniolatéral et/ou signes d’arthrose .

  • stade E = dysplasie sévère : sub-luxation ou luxation articulaire, angle de Norberg-Olsson inférieur à 90°, possibilité éventuelle de modifications arthrosiques majeures .

2-2 Le dépistage précoce

Il peut reposer sur un cliché standard. Dans certains cas, ce dernier permet d’affirmer de manière incontestable l’existence d’une DCF chez un animal âgé de quelques mois. Si l’image est normale, il n’est pas possible de se prononcer de manière fiable. Pour éviter tout problème de contestation sur l’identité de l’animal radiographié, il faut penser à identifier de manière infalsifiable (= dans l’émulsion) un cliché de dépistage précoce, même s’il n’est pas « officiel ».

Le dépistage peut être clinique, et faire appel à la mise en évidence d’une hyperlaxité articulaire (test de Bardens, signe du ressaut d’Ortolani…). Le symptôme observé ne peut cependant pas jouer le rôle de preuve lorsque l’affection fait l’objet d’une contestation a posteriori, si le cliché standard de l’animal ne montre aucune anomalie.

Les clichés « en position forcée » permettent d’objectiver l’hyperlaxité articulaire. Seuls deux procédés permettent, à ce jour, de quantifier le déplacement des têtes fémorales.

Le procédé « PennHip » a été mis au point par Gail K. SMITH et publié en 1990. le chien est anesthésié et placé sur le dos : les fémurs sont perpendiculaires à la table, en très légère abduction. Les tibias sont horizontaux et les postérieurs sont manipulés par l’intermédiaire des jarrets. Un premier cliché « en compression » est réalisé en pressant fortement la région du grand trochanter (par l’intermédiaire de coussins de mousse), en direction de l’acetabulum. Le second cliché est réalisé « en distraction ». Pour ce faire, un appareillage, composé de deux colonnes radiotransparentes, dont on peut faire varier l’écartement, est intercalé 5 entre les cuisses de l’animal. L’écartement des barres est réglé en fonction de la distance séparant les deux têtes fémorales sur le cliché de dépistage standard, réalisé préalablement à la manœuvre. En rapprochant les genoux l’un vers l’autre, de part et d’autre des barres du distracteur, ces dernières font contre-appui sous les têtes fémorales, qui sont ainsi déplacées latéralement. L’indice de distraction est alors calculé en mesurant le déplacement du centre de la tête fémorale entre le cliché en compression et le cliché en distraction, puis en divisant cette mesure par le rayon de la tête fémorale. Pour SMITH, lorsque l’indice de laxité articulaire se situe en-dessous d’un indice donné (<0,3), l’animal a de fortes chances d’avoir des hanches normales à l’âge adulte. Cet indice de laxité articulaire n’est fiable qu’à partir de l’âge de seize semaines. Le positionnement de l’animal est plus complexe que celui utilisé dans la technique standard. Aux États-Unis, ce système est breveté. Les « distracteurs » ne peuvent être acquis, et les clichés réalisés, que par des vétérinaires ayant suivi une formation spécifique, et ayant obtenu une « certification ». Les radiographies doivent envoyées à un organisme qui constitue une banque de données des valeurs observées et donne la position du chien vis-à-vis de la valeur moyenne de l’indice de distraction au sein de sa race. En France, la législation face à ce type de brevet reste à définir. Par ailleurs on peut s’interroger sur la pertinence d’une extrapolation des chiffres publiés aux États-Unis, compte tenu de différences éventuelles liées aux souches raciales respectives? Une publication récente a confirmé l’intérêt du procédé dans le cadre de la sélection de reproducteurs à hanche « fermes » au sein d’effectifs (ou de races) à très fort taux de dysplasie.

En Suisse, le professeur Mark FLUCKIGER a mis au point un procédé permettant d’effectuer un cliché en position forcée, sans intervention d’un matériel spécifique. Le chien anesthésié est placé sur le dos, les fémurs sont placés dans un plan perpendiculaire à la table (comme pour le procédé « PennHip »), mais ils sont légèrement tirés en direction caudale, et forment un angle d’environ 60° par rapport à la surface de la table située en arrière de l’animal. Les membres sont maintenus et manipulés à la hauteur du 1/3 distal du tibia. L’opérateur rapproche légèrement les 6 grassets, et les deux postérieurs font l’objet d’une poussée en direction cranio-dorsale (dans l’axe longitudinal des fémurs). Sur le cliché, l’angle maximal entre le segment de droite joignant les TF et l’axe longitidinal des fémurs ne doit pas dépasser 90°. En cas d’hyperlaxité, la TF se déplace dorsalement (comme lors de recherche du signe d’Ortolani), ce qui s’apprécie sur la radiographie en effectuant une mesure de « l’indice de sub-luxation », qui correspond à la distance séparant le centre de la TF et le centre de l’acetabulum, divisée par le rayon de la TF. L’utilisation des procédés de radiographie « en position forcée » n’est pas reconnue dans le cadre du dépistage officiel de la dysplasie. Compte tenu de la forte héritabilité des critères de laxité (ou de fermeté) coxo-fémorale, il semble par contre intéressant d’utiliser ces techniques (réserve faite sur l’aspect législatif cité plus haut pour le procédé PennHip) dans le cadre de la sélection de reproducteurs à hanches « fermes » au sein des races les plus concernées par l’affection.

3- Résultats

L’importance exacte de l’affection au sein de chaque race est mal connue. Peu de chiffres sont disponibles. Leur pertinence est discutable car ils ne concernent que les animaux pour lesquels un cliché de dépistage est soumis à une lecture officielle. Une comparaison rapide entre le nombre de naissances annuelles déclarées (publié par la SCC) et le nombre de clichés examinés annuellement au sein de chaque race concernée dans le cadre du dépistage systématique montre qu’un nombre très réduit d’animaux (11% en moyenne sur un échantillon de 14 races, avec un maximum de 24%) fait l’objet d’un examen officiel. Par ailleurs de nombreux clichés s’arrêtent au stade du cabinet vétérinaire : lorsqu’il est manifeste que l’animal est fortement dysplasique, ces clichés ne sont pas envoyés à la lecture. Les animaux correspondants ne sont donc pas pris en compte dans les chiffres « officiels ». Les pourcentages de dysplasie au sein de chaque race, tels qu’ils émanent de l’OFA (Orthopedic Foundation for Animals : http//www.offa.org) aux USA , ou de lecteurs agréés dans les 7 pays européens, sont donc vraisemblablement inférieurs à la réalité. En France, sur un échantillon de 27 races ayant fait l’objet de plus de 100 lectures, 4 ont un taux de DCF dépisté situé entre 4 et 11%, 8 ont un taux de DCF dépisté situé entre 14 et 18%, 10 ont un taux de DCF dépisté situé entre 21 et 29%, 4 ont un taux de DCF dépisté situé entre 30 et 40%, une race a un taux de DCF dépisté supérieur à 60%.

4- Conclusion

Bien que la lutte contre la DCF soit ancienne, bien des progrès restent encore à accomplir. Le dépistage, pour être aussi fiable que possible, doit être effectué sous anesthésie ou tranquillisation poussée. Les lecteurs doivent respecter les critères FCI de la classification. Un individu classé « A » qui présente dans sa descendance un fort taux d’animaux dysplasiques est certainement un « porteur négatif » qu’il vaudrait mieux écarter de la reproduction (d’où l’intérêt du suivi de descendance). Les progrès vis-à-vis de la diminution du nombre d’individus atteints au sein des races les plus touchées nécessitent beaucoup d’efforts et de sacrifices. Bien que lents, ils sont possibles lorsqu’une politique cohérente de sélection est établie sur le long terme, l’exemple des résultats obtenus dans les pays scandinaves est là pour le démontrer.

je vous soumets ce que je viens de lire dans la revue "Noé" de l’association "One Voice".

 

Expérience dans l’industrie alimentaire pour animaux familiers

 

Jusqu’à présente, en France, l’expérimentation animale pour la fabrication de produits alimentaires destinés aux animaux familiers n’avait jamais été dénoncée. Ayant eu connaissance de ces pratiques l’association  «  One Voice » a décidé de les combattre en lançant une campagne de fond, afin de mettre à jour les expérimentations subies par des milliers de chats et de chiens. L’Association « One Voice » est déterminé à obtenir des fabricants l’abolition de ces tests, grâce à l’élargissement de leur label « non testé sur animaux » aux aliments pour animaux.

Le marché en chiffres

Les aliments pour animaux de compagnie génèrent chaque année dans le monde près de 43 milliards de dollars.

Avec ses 19 millions de chiens et de chats, la France est le pays d’Europe qui possède le plus d’animaux de compagnie et qui, de ce fait, représente le plus gros marché européen avec 2 milliards d’euros.

Pâtées, gelées, bouchées, croquettes light pour chatons, adultes ou seniors…devant un tel marché à conquérir, les marques proposent de nouvelles gammes qui fleurissent dans les rayons des supermarchés pour le bien être de nos compagnons.

 

Derrière l’emballage les tests

Paradoxe ultime, les marques nous proposent des publicités idylliques qui mettent en scène des chats et des chiens « heureux » et en pleine forme…On nous vante les bienfaits d’une alimentation étudiée, des nouveautés de la recherche en matière de nutrition pour que notre animal soit en bonne santé et vive plus longtemps….Mais derrière cet emballage rose bonbon se cachent souvent des tests cruels effectués sur les chats et des chiens, les mêmes…mais qui n’ont, eux, définitivement plus allure adéquate pour passer à la télé.

 

Une cruauté sans limites.

Privations alimentaires, isolements dans des cages exigües, gavages, carences volontaires….Voilà quelques exemples des pratiques réalisées dans les laboratoires. Dès leur plus jeune âge, les animaux sont soumis à des tortures. Dans le but de vérifier les effets de certains nutriments sur l’organisme, on réalise des ablations d’organes comme les reins, les organes génitaux ou on mutile les animaux en leur prélevant régulièrement des parties de foie, d’intestin, de peau ou des dents….

Pour obtenir des prélèvements plus rapides et réguliers, on insère directement des tuyaux dans les intestins des chiens.

Lorsqu’il ne sont pas euthanasiés pour les besoins des expériences, ou qu’ils en périssent pas des suites des tests, ces animaux peuvent subir inconfort, stress, douleurs parfois sévères et souffrances pendant des années. Certaine expériences ont été menées sur des chiens pendant plus de 15 ans ! Autant d’années durant lesquelles ils sont utilisés pour après jour, comme de simples outils de tests, sans aucune considération pour leur vie.

La souffrance animale ne s’arrête malheureusement pas aux portes des laboratoires. L’autre polémique concerne la composition même des produits. Une partie de la viande contenue dans les boîtes est composée d’animaux blessés dans les élevages intensifs et les transports, et maintenus le plus longtemps possible en vie afin de conserver toute leur « fraîcheur »…Il n’y a pas de profit négligeable pour les abattoirs.

 

Le début d’un long combat

La mise en place de la campagne est axée en grande partie sur l’information. Les nombreux foyers qui considèrent leur compagnon à quatre pattes comme un membre de la famille doivent pouvoir choisir en toute connaissance de cause.

N’est-il pas préférable d’acheter des aliments pour chiens à un fabricant qui attache de l’importance à tous les chiens, plutôt que seulement à tous ceux qui ont la chance de vivre dans nos foyers ?

 

Pour un label sans cruauté

En parallèle à cette mobilisation, One Voice a déjà commencé à soumettre des dossiers aux fabricants afin qu’ils puissent s’ils le souhaitent, être certifiés par un organisme indépendant, et faire partie du label « non testé sur animaux »visé par One Voice, de la même façon qu’a été crée le label pour les produits cosmétiques.

Cette campagne pose ainsi le premier maillon d’une longue chaîne d’actions visant à abolir les expérimentations sur les animaux. Le travail auprès des grandes sociétés s’annonce long, mais indispensables pour les chiens et les chats.

 

 

La dysplasie coxo fémorale ou dysplasie de la hanche est définie comme un trouble de développement de la hanche engendrant une instabilité de l’articulation. Au départ, il peut n’y avoir qu’une simple laxité ligamentaire mais la hanche est tellement sollicitée que la situation évolue vers des lésions plus ou moins graves pouvant être douloureuses et affacter la démarche du chien.
La dysplasie de la hanche est une affection très fréquente : une étude réalisée sur plus de 2000 chiens a montré une prévalence de 19.7 % d’animaux atteints chez les chiens de race, et de 17.7 % chez les croisés. Ainsi toutes races confondues la dysplasie de la hanche touche près de un chien sur cinq. Dans certaines races la prévalence est bien plus importante de 53 à 73 % chez le Golden Retriever dans une étude réalisée à l’Université de Pennsylvanie. On comprend donc l’importance de la sélection en élevage pour diminuer la prévalence de cette affection.
Aujourd’hui le dépistage et donc la sélection se font principalement à partir de clichés radiographiques : cette technique permet au spécialiste d’apprécier l’aspect glogal des hanches.
Les pyodermités sont des affections bactériennes de la peau, généralement constatées sur la partie centrale du dos du chien et sur le crâne. C’est un problème rencontré souvent chez le dalmatien mais mal compris.
Lors d’une pyodermite superficielle, le poil atteint tombe et les poils restant sont colorés par un pigment dérivé de la porphine, la porphyrine qui se trouve dans le sérum qui s’écoule pendant le processus inflammatoire. Le résultat en est cette couleur bronze. Il y a peu à fiare quand les poils sont colorés de cette façon pour les blanchir. Cette couleur bronze se produit également dans les autres races mais le pelage étant plus foncé, cette couleur est évidemment moins visible. Le terme " syndrome bronzant du dalmatien" apparaît dans plusieurs revues vétérinaires. Il est relié à des troubles cutanés, des anomalies urinaires, des intolérances alimentaires et éventuellement à la surdité. Il a été démontré qu’il n’y a aucune relation entre ces affections et le syndrome bronzant du dalmatien et que chaque maladie doit être résolue séparément.
L’apparence "bronzée" du poil est due à une décoloration du poil et de la peau, qui est typique d’une pyodermite. Elle n’est d’ailleurs que temporaire et ne doit pas être confondue avec l’apparence d’un chien tricolore. Cette couleur provient d’une inflammation follicultaire et elle est plus clairement visible car le chien est blanc mais elle existe dans d’autres races.
 
Dans les cas des pyodermites superficielles, il peut s’agir d’impétigos caractérisés par l’apparition de pustules de plus ou moins grande taille, qui apparaissent sous la forme de boutons jaunâtres mais le plus souvent comme chez le dalmatien, mais aussi comme des squames, des croûtes ou un aspect mité du pelage.
Il faut savoir que les chiens comme les hommes hébergent à l’état normal des bactéries sur leur peau. Tous ces germes vivent en bonne intelligence sur la peau et l’on dit que l’écosystème cutané est équilibré. Chez les chiens sains, on trouve ces microbes au niveau de certaines zones humides (muqueuses orale, nasale et anale). C’es probablement par léchage qu’ils sont transportés de ces zones sur toute la surface cutanée. A l’état normal, le développement d’une affection est rendue impossible grêce à des mécanismes de défenses variés de l’organisme et notamment grâce au bon fonctionnement de l’organe barrière qu’est la peau. Dans certaines circonstances, (irritations, mauvaises conditions d’entretien, déficit immunitaire) un déséquilibre peut favoriser la multiplication des bactéries pathogènes sur la peau et  donc l’apparition d’une infection.
 
Le traitement des pyodermites fait appel à des produits antibactériens locaux comme des shampoings et à la prise d’antibiotiques. votre vétérinaire saura choisir le produit le plus adapté contre le Staphylococcus intermedius, qui est le germe le plus fréquement impliqué chez le chien. L’antibiotique doit être administré pendant de longues périodes souvent plusieurs semaines et toujours plusieurs jours après que toutes les lésions aient disparu. Le chien supporte très bien ces traitements prolongés. Dans tous les cas, n’oubliez pas de donner le ou les comprimés tous les jours, sinon le traitement sera moins efficace.
 
Il convient également de trouver les causes de ces pyodermites pour permettre une meilleure guérison. elles sont probablement causées par des allergies, mais aussi par le stress, l’humidité et la chaleur.
Le stress peut provenir d’un voyage, de l’excitation, d’un trajet en voiture, d’un changement d’habitude. Sur le plan biologique, le stress s’accompagne d’une augmentation de la production d’hormones stéroïdes appelés glucocoriticoîdes. Normalent ces derniers ont une puissante activité anti-allergiques et anti-inflammatoire. Ils sont secrétés par les glandes surrénales mais ils peuvent avoir l’effet néfaste de diminuer la barrière protectrice qu’est la peau et de permettre aux bactéries de proliférer.
L’humidité et la chaleur, des différences de température entre l’extérieur et l’intérieur, des bains dans des eaux plus ou moins propres (lacs et rivières), des promenades sous des pluies plus ou moins polluées peuvent provoquer des pyodermites. Il ne faut pas laisser un chien avec un poil souillé ou mouillé pour éviter les macérations. Le pelage doit être d’abord essoré avec une serviette propre, puis on frictionne le corps doucement. Il faut insister sur les zones sensibles (oreilles, doigts).
Les jeunes dalmatiens peuvent des troubles cutanés en été, ou lors d’une période de stress, puis de ne plus jamais montrer les signes comme des adolescents qui ont de l’acné au moment de la puberté. Il a été remarqué que les chiens traités aux corticoîdes durant cette période semblent montrer plus tard des troubles cutanés chroniques ou récurrents.
 
Lorsqu’un pelage apparaît terne, piqué ou cassant, on peut parfois mettre en cause une nourriture pauve, mal équilibrée ou carencée. Fournir une alimentation d’excellente qualité est donc nécessaire pour optimiser la croissance et l’aspect du pelage. Les poils et l’épiderme sont en effet majoritairement consititués de protéines : leur bonne santé nécessite donc l’apport régulier de protéines de haute qualité, dans une ration hautement digestible. En particulier, la source de protéines de la ration doit être contrôlée (origine animale : mammifères ou poissons, ou végétale).
L’utilisation de compléments minéraux et vitaminés spécialement conçus pour améliorer la santé de la peau et du poil peut être bénéfique. Ces produits sont disponibles sous forme de comprimés, de poudres ou de solutions buvables à administrer directement ou à mélanger avec la ration. Ils sont parfois directement incorporés dans l’alimentation, en particulier dans les produits industriels haut de gamme.
Chez les animaux, la ration doit donc être adaptée en quantité et en qualité afin d’optimiser l’aspect du pelage et le fonctionnement de la peau. Tout déséquilibre nutritionnel a nécessairement des répercussions directes sur ces caractéristiques. Les avancées de la diététique canine ont permis de donner le jour à des aliments haut de gamme, de type "premium". Ces aliments contiennent des protéines de haute qualité, provenant le plus souvent de sources alimentaires optimales (différents types de poissons, agneau, canard, volaille). Ces aliments bénéficient en outre de l’adjonction de différentes vitamines et minéraux et surtout d’acides gras essentiels, qui sont des composants importants pour le bon fonctionnement cutané. Nourrir un chien pendant plusieurs mois avec un aliment "bas de gamme" inadapté à ses besoins, peut provoquer l’apparition de lésions cutanées, croûtes, érosions, ulcères sur la face (truffe, chanfrien, région péri oculaire).
 
OBTENIR UN BEAU PELAGE
PLUSIEURS SEMAINES AVANT D OBTENIR UN RESULTAT. Il faut noter que ces acides gras essentiels ne sont pas présents dans les huiles végétales utilisées pour l’alimentation humaine, mais seulement dans les poissons des mers froides (huile de saumon) ou dans des plantes particulières (huille de bourrache, huile d’onagre). On peut trouver ces huiles sous forme de gélules dans les pharmacies (deux gélules par jour pendant deux mois amélioreront considérablement le pelage de votre chien). 

 
Si l’on souhaite que son chien ait un beau pelage, il est primordial de l’entretenir régulièrement par brossage et lavage. Les vérités bien établies pour nos cheveux sont également valables pour les poils des chiens. Seuls des soins réguliers, fréquents, avec des produits adaptés, peuvent permettre de donner un aspect luisant et fourni au pelage. AINSI IL FAUT LAVER LES CHIENS. Le vieil adage qui déconseillait les lavages fréquents car ceux ci éliminaient les graisses protectrices de la peau était valable au 19 e siècle, quand les chiens vivaient à l’extérieur des maisons, dans des niches sur la paille. Aujourd’hui nous disposons de produits adaptés, formulés spécifiquement pour la peau du chien, qui prennent en compte les particularités de la structure cutanée de cette espèce, et il n’existe aucun danger à utiliser ces produits fréquemment, bien au contraire. D’autre part, la propreté doit être un souci constant pour le chien mais également pour le propriétaire et son entourage.
Le brossage permet d’éliminer les poils morts et d’augmenter la circulation sanguine à la base des poils vivants, ce qui stimule leur pousse. N’oubliez pas de nettoyer la brosse pour éviter qu’elle ne se recouvre de poils morts ou de débris.
Un lavage régulier est indispensable. Les poils gainés par le sébum, attirent les poussières et les débris, se salissent en permanence et deivennent rapidement secs, ternes et cassants. Il faut impérativement avoir recour à des produits spécialement conçus pour l’espèce canine. L’utilisation de shampooings pour humains même ceux destinés aux bébés sont trop agressifs pour la peau du chien. Le chien est d’abord brossé pour éliminer les débris et les poils morts. Il est ensuite mouillé à l’eau tiède. le produit est appliqué sur le poil après avoir été dilué dans un peu d’eau. il faut masser l’ensemble du corps en commençant par la tête et en finissant par l’arrière train, la queue et les membres. il faut suivre le mode d’emploi en particulier en respectant les temps d’application. Le rinçage doit être méticuleux et durer plusieurs minutes, afin d’éliminer tout le produit. L’utilisation d’après shampooing réhydratants qu’il ne faut pas rincer et très intéressante pour améliorer l’aspect du pelage, le rendre doux et brillant. ces produits sont applicables en frictions ou en pulvérisations.
 
 
 Voici un sujet souvent ignoré des propriétaires de chien. Même à petite dose, la consommation de chocolat par le chien peut provoquer des troubles nerveux, cardiaques et même la mort dans certains cas extrêmes.

Vous êtes sans doute nombreux à céder lorsque votre chien vous fait les yeux doux. Et puis on se dit, cela ne peut pas lui faire de mal…..

La réalité est malheureusement tout autre. Le chocolat contient en effet un alcaloïde, la théobromine, qui est toxique pour les carnivores domestiques. Une tablette de 200 grammes de chocolat noir peut s’avérer fatale pour un chien de petite taille.

Le taux de théobromine est plus important dans le chocolat noir que dans le chocolat au lait ou le cacao en poudre. Le chocolat blanc n’en contient pas du tout, il n’est donc pas toxique. Ce dernier reste contre indiqué du fait de sa teneur en sucre.

Les races brachycéphales (bouledogue, boxer…) semblent plus sensibles que d’autres à l’intoxication par le chocolat, probablement du fait de leur prédisposition aux problèmes cardiaques et respiratoires.

 Les premiers symptômes apparaissent quelques heures après l’indigestion du chocolat. La mort peut survenir entre 6 et 24 heures. La théobromine                provoque chez le chien une augmentation de la sécrétion de sucs gastriques et une irritation de l’estomac. Le chien peut alors présenter des troubles digestifs comme des vomissements ou de la diarrhée. L’augmentation des sécrétions gastriques peut provoquer à long terme un ulcère de l’estomac.

Si la consommation de chocolat est très importante, la théobromine va passer dans le sang et provoquer des dérèglements nerveux et cardiaques.

Le chien est nerveux, agité et peut présenter des tremblements. Dans les cas les plus graves, le chien peut avoir des convulsions, puis tomber dans le coma et mourir si l’absorption a été importante.

L’absorption, même irrégulière de théobromine peut être responsable de troubles du rythme cardiaque de l’animal : accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ou contractions anormales (extra-systoles).

Respiration plus rapide, halètement et essoufflement doivent éventuellement vous alerter. La théobromine a aussi une action diurétique. Votre chien va donc boire et uriner plus qu’à son habitude.

Il n’existe pas d’antidote à l’absorption de théobromine. Le vétérinaire se contentera donc de traiter les symptômes nerveux et cardiaques s’ils sont déjà apparus. En cas d’absorption importante, le diagnostic de survie dépendra de la rapidité avec laquelle vous ferez examiner votre animal.

 

Chez le Dalmatien, le métabolisme, l’ensemble des transformations physiques, chimiques et biologiques des bases puriques diffère des autres chiens par une élimination réduite d’acide urique ou d’urates sous forme d’allantoïne. Seuls 30 à 40 % de l’acide urique produit sont transformés en allantoïne alors que chez le chien normal 90 % des urates sont métabolisés en allantoïne. L’uricémie ( le taux d’acide urique) est plus élevée chez les Dalmatiens (50-80mg/l) que chez les non Dalmatiens (25-40 mg/l). Les urates produits en excès sont éliminés dans les urines en plus grande quantité que chez le chien des autres races. C‘est la seule race de l’espèce canine à avoir un trouble génétique vis à vis de l’acide urique. La valeur de cet acide est de beaucoup supérieur aux autres races, ce qui va entraîner chez un certain nombre de sujets la formation de calculs urinaires et l’apparition d’une pathologie rénale. L’excrétion de l’acide urique par 24 heures est environ 10 fois plus élevée que chez les autres races de chien (400 à 600 mg contre 60 mg). Malgré cette excrétion élevée d’urates, un faible pourcentage de Dalmatiens présente un ou des calculs d’urates.

Depuis 1938, on estime que ce trouble  dépend d’un simple gène récessif dont l’hérédité est la même que celle pour les couleurs de robe.  En 1973, il a été imaginé d’accoupler un POINTER qui excrete l’urine normalement avec un dalmatien. Chaque chiot serait alors porteur du gène de l’excrétion normale de l’acide urique en provenance du père Pointer. La première génération de chiots issue de ce mariage ne ressemblait pas beaucoup à des dalmatiens mais excrétait normalement l’acide urique. L’objectif était de transmettre le gène normal de l’excrétion de l’acide urique du pointer vers le dalmatien. 

La seconde génération, c’est à dire,  un chien de la portée précédente accouplé avec un dalmatien, ressemblait plus dans sa morphologie à des dalmatiens. Tous ne portaient pas le gène pour l’excrétion normale de l’acide urique. Seulement la moitié des chiots, et parmi ceux qui ressemblaient à des dalmatiens furent sélectionnés ceux destinés à produire la génération suivante.

Le processus a continué de façon à sélectionner des chiens ressemblant le plus possible à des dalmatiens maix excrétrant l’acide urique normalement jusqu’à que nous trouvions à 10 générations du pointer d’Origine. Le Pointer d’origine avait un taux normal d’excrétion de l’acide urique de 10-60 mg d’acide urique par jour dans ses urines avec une femelle dalmatienne ayant un taux de 400g-600g d’acide urique par jour. Une simple analyse d’urine permet de déterminer facilement quelle urine provient du pointer et quelle urine provient de la mère de race dalmatien. Après plusieurs générations, la descendance se  trouve dans un ratio de 31/32 de pure race. Les chiens ont toutes les caractéristiques du dalmatien sans en avoir le trouble au niveau de l’acide urique. En 1981, l’AMERICAN  KENNEL CLUB  enregistra deux chiens issus de ce programme comme des dalmatiens de pure race. Le travail accompli par le docteur Schaible fut très mal compris à l’époque et sucita de vives réactions parmi les représentants du club américain du dalmatien.

Le programme continua jusqu’en 2006. Et maintenant il est envisagé d’introduire  dans la population générale des dalmatiens, le gène normal d’excrétion de l’acide urique. Depuis qu’une carte du génome canin a été dressée, des chercheurs ont localisé le gène qui controle la production d’acide urique sur le chromosome 3 du chien. lls ont identifié un marqueur qui pemet de déterminer la présence ou l’abcence du gène normal ce qui permettrait de réduire le nombre de dalmatiens souffrant de calculs.   

Tous les dalmatiens naissent avec la possibilité de produire des calculs d’urates.  Les femelles sont moins atteintes que les mâles par ce que leur anatomie leur permet d’évacuer des pierres plus facilement que les mâles et ainsi beaucoup de femelles qui produisent des calculs ne sont pas détectées. Chez le mâle, le calcul se loge le plus souvent près de l’os du pénis alors que la même pierre passera facilement dans le système urinaire de la femelle. Le mâle souffrira pour uriner. Aucune urine ne passera ou bien quelques gouttes seulement.L’affection peut atteindre tous les âges, mais est cependant le problème des chiens âgés : elle peut provoquer leur mort. Selon des études faites, les pathologies du rein seraient la troisième cause de mortalité après les maladies de cœur et le cancer.

Ce programme montre que l’on peut transferrer d’une race à une autre un gène, et l’on peut songer à cette solution pour la surdité. Tant que des tests génétiques n’auront pas vus le jour,  tests génétiques qui pourront être utilisés avant d’accoupler deux chiens, il ne pourra être envisagé serieusement de penser à l’éradiquation de la surdité chez le dalmatien.  Voici les photos des chiens hybrides nés dans ce programme en 1975, 1983, 1992 et 2005.