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Category Archives: Comportement, caractère

Un dalmatien sourd n’est pas un handicapé, il peut être parfaitement éduqué par les gestes.
En voici un qui cherche une famille
 
 
 
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Nos chiens aiment l’eau. Aujourd’hui, il faisait très chaud et nous sommes allés au bord d’un lac dans les landes.
Celui qui aime le plus l’eau c’est notre petit Angel qui nage jusqu’au milieu du lac. Sur les photos on ne le voit presque plus .
Loucia, Victoire et California aiment aller chercher des batons qu’on leur lance.
Starlight, Socrate et Marine aiment courir au bord de l’eau pour soulever des gerbes d’eau.
Ce soir, ils sont tous fatigués. Ils dorment comme des plombs. 
Depuis 30 ans, le lien entre la violence envers les animaux et envers les personnes est devenu de plus en plus évident. Selon les mots du professeur Andrew Linzey, fondateur et directeur de l’Oxford Centre for Animal Ethics (OCAE), de création récente, ‘la cruauté envers les animaux n’est pas seulement injuste pour les animaux : on constate maintenant, d’une façon de plus en plus évidente, que la cruauté envers les animaux est préjudiciable aux êtres humains’.
Afin d’étudier ce lien, l’OCAE et la League Against Cruel Sports ont organisé le 18 septembre 2007, à Keble College, à Oxford, une conférence internationale inédite sur le thème The Relationship between Animal Abuse and Human Violence. À cette conférence, parrainée par One Voice, ont participé les plus éminents spécialistes de ce domaine d’étude. Étaient présents des professionnels du bien-être animal, de la protection des enfants, de la prévention des délits et des crimes, du droit, du social, de l’éducation et des sciences vétérinaires provenant des cinq continents.

Au cours de cette conférence, on a analysé les preuves de ce lien, sa signification possible, sa portée morale et ses implications en matière de politique sociale et légale future.

Les preuves de ce lien sont ‘incontestables’

‘Depuis 1987, les psychiatres admettent que la maltraitance des animaux est un symptôme important d’un comportement antisocial dans le présent et potentiellement dans le futur’ a expliqué Frank Ascione, professeur de psychologie à l’Université d’État de l’Utah et éminent pionnier dans l’étude du lien entre le mal fait aux animaux et la violence interpersonnelle. Ascione, qui s’est félicité de la tenue de cette conférence en y voyant `une étape décisive pour l’évaluation de nos connaissances actuelles sur ces questions’, l’a inaugurée en présentant la synthèse de trente ans de recherche sur ce lien.

Comme Frank Ascione l’a déclaré aux participants, des recherches montrent que la maltraitance des animaux est particulièrement répandue dans les foyers dans lesquels les enfants sont maltraités ou dans lesquels la femme est frappée par son compagnon.

Cette idée a reçu le soutien d’une autre spécialiste éminente, Eleonora Gullone, professeur associé de psychologie à l’université Monash, en Australie. Il est ‘incontestable que l’agression dirigée vers les animaux et l’agression dirigée vers les humains ne constituent pas deux comportements distincts : de façon prévisible, les deux comportements sont liés’ a-t-elle déclaré. `En fait, la maltraitance des animaux peut servir d’indicateur des autres types de violence avec une précision remarquable, qu’il s’agisse de la violence familiale, de la criminalité ou de la maltraitance des enfants.’

Crimes envers les animaux et crimes envers les humains

Le Centre national pour l’étude des crimes violents du FBI prend très au sérieux le lien entre cruauté envers les animaux et violence envers les humains. Alan C. Brantley, agent spécial du FBI aujourd’hui à la retraite, a évoqué une liste qu’il avait élaborée à l’attention des agents chargés du maintien de l’ordre pour l’évaluation des individus soupçonnés d’être dangereux. Il était révélateur de constater que la moitié des 16 traits de caractère qu’il avait identifiés chez les délinquants violents étaient liés à la maltraitance des animaux.

Comme l’a déclaré Jack Levin, célèbre professeur de sociologie et de criminologie à l’Université Northeastern de Boston, dans un discours intitulé “Le lien entre la maltraitance des animaux et les meurtres en série à caractère sadique”, la plupart des criminologues admettent que la violence exercée contre les animaux permette de prédire une violence future envers les animaux et envers les gens.

Il a appelé les décideurs publics et les responsables d’éducation à apporter une aide à tous les enfants qui font du mal aux animaux. ‘Ce faisant, nous limiterons aussi la cruauté envers les animaux.’

Collaboration entre les associations

Il a été constaté que, dans le monde entier, les preuves de ce lien devenant plus visibles, les habitudes étaient en train de changer, et que l’on voyait apparaître des programmes concrets de collaboration entre des vétérinaires, des spécialistes de l’audit du bien-être animal et des organismes de protection de l’enfance.

Certains États des États-Unis obligent maintenant les vétérinaires et autres professionnels du bien-être animal à signaler, de la même manière que les médecins et les agents de police, tout cas de suspicion de maltraitance d’enfant. Au Royaume-Uni, la SPA britannique et l’association nationale de protection de l’enfance ont adopté des protocoles de signalements croisés.

Et les associations travaillent de concert à développer des programmes d’adoption des animaux pour venir en aide aux victimes humaines et animales de la violence. Ces programmes sont nécessaires parce que les foyers d’accueil n’acceptent pas les animaux de compagnie, si bien que les femmes exposées choisissent souvent de rester avec leur partenaire violent, pour ne pas laisser leur chien ou leur chat.

Dans son discours intitulé “Elevages industriels : la violence institutionnalisée”, Jeffrey Moussaieff Masson, psychanalyste et professeur à l’Université d’Auckland, a établi un lien entre l’indifférence généralisée vis-à-vis de la cruauté des élevages en batteries et la négation des violences sexuelles perpétrées sur les enfants `qui a caractérisé la psychiatrie, la psychologie et la psychanalyse au cours du XXe siècle’. Il a affirmé l’urgente nécessité d’une étude de la “psychologie du déni” dans chacun de ces deux domaines, si l’on voulait espérer que le monde soit un jour moins violent. Masson est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels "Quand les éléphants pleurent".

  En même temps que le maître poursuit la socialisation du chiot, il doit s’attacher à lui inculquer les premiers ordres de base. Pourquoi ne pas en profiter pour tenter les prémices d’une activité sportive dans laquelle le maître souhaite s’investir en compagnie de son chien par la suite ?

 Le chiot à son arrivée chez son nouveau maître doit être rapidement familiarisé aux bruits et odeurs de la rue. Bien vacciné, il peut s’y promener en toute sécurité dès l’âge de deux mois. En choisissant dans un premier temps des rues calmes plutôt que des trottoirs encombrés, on préviendra les traumatismes.

Les promenades les plus longues seront réservées au début aux heures calmes. C’est le moment de lui apprendre la marche en laisse, pour profiter à terme d’un adulte fiable, capable d’être sage à l’extérieur en toutes circonstances. La marche en laisse, a priori, contraignante pour le chien, doit être transformée à ses yeux en moment de plaisir, sinon elle peut devenir un cauchemar pour le maître tracté par un compagnon peu coopératif. Le chien doit comprendre que la laisse signifie qu’on se promène à deux, et non à sa guise en explorant tout ce qui passe à portée de truffe.

S’il tire, il faut l’appeler d’un ton enjoué et le féliciter chaleureusement dès qu’il tourne la tête. Si le chien est trop captivé par l’extérieur, on peut donner un petit coup sec sur la laisse en l’appelant fermement. En général, en s’y prenant correctement dès le départ, c’est un apprentissage qui s’acquiert rapidement. Si le chiot se montre particulièrement rebelle, on peut s’aider en le promenant dans des endroits par trop stimulants. En ville, on choira par exemple une impasse plutôt qu’une rue très commerçante.

Le caresser, lui parler, entrer en contact avec lui par le jeu ou un ton enthousiaste, sont autant de moyens de faire de la promenade un moment partagé dont l’intérêt réside justement d’être au bout de la laisse. L’important est de l’encourager dès qu’il manifeste de l’attention et de ne pas entrer en lutte avec lui : il sera toujours plus fort.

La balade en liberté nécessite quant à elle un bon rappel et un contrôle suffisant de l’animal. Pour l’obtention d’un bon rappel, le maître doit privilégier les récompenses : l’apprentissage en sera d’autant plus rapide.

Dans un premier temps, il peut profiter des moments où le chien revient naturellement pour associer son retour au mot « Viens ». Par la suite, dès qu’il revient dès qu’il a entendu cet ordre, il faut lui faire une grosse fête. Sil fait la sourde oreille, mieux vaut éviter de l’appeler toutes les dix secondes, son retour n’en sera que plus improbable. Lui courir après sera interprété comme un jeu, et le rattacher dès son arrivée au pied peut se révéler néfaste, car le chiot aura l’impression d’être puni, la liberté étant toujours plus satisfaisante que la laisse

Les grands balades en liberté présentent de multiples avantages : le chiot se dépense, explore à sa guise et fait des rencontres sans l’entrave de la laisse l’empêchant de laisser libre cours à l’expression des rituels sociaux canins. Elles constituent également pour le maître le moment idéal pour inculquer au chiot les bases de l’obéissance avec des ordres simples comme « A u pied », « Doucement », « Attends » , « On y va ».

Si les propriétaires sont motivés pour avoir avec leur compagnon des activités du type obéissance, agility, field trial, ring…ils peuvent d’ores et déjà suivre les premières leçons. Mieux vaut dans ces premiers mois se concentrer sur l’obéissance. Les apprentissages spécifiques (pistage, mordant troupeau) seront mis en œuvre un peu plus tard, vers la fin du quatrième mois, lorsque le chiot entre dans la période juvénile. Jusque là, faire travailler son chien à l’obéissance a de nombreux avantages, outre l’accroissement de son contrôle sur son compagnon.

Autre bienfait amené par la fréquentation de « l’école », c’est l’occasion de rencontrer d’autres chiens régulièrement. A son âge, il a encore besoin de se construire en tant que chien et de parfaire son apprentissage des codes sociaux canins. Un chiot que l’on garde éloigné de ses congénères en aura peur à l’âge adulte et se montrera la plupart du temps agressif. Les maîtres apprendront également beaucoup sur le fonctionnement psychosocial d’un chien grâce aux connaissances des éducateurs et aux expériences vécues par les autres participants.

Les comportements spécifiques conditionnés par l’appartenance à une race apparaissent dès la fin du premier mois, mais deviennent plus élaborés, précis et volontaires au début de la puberté.

Quel que soit le type de chien et d’activité, l’aide d’un professionnel paraît indispensable pour ne pas faire d’erreurs et arriver à s’amuser rapidement. Lors des séances d’éducation en club, le chiot va avoir la possibilité d’interagir avec beaucoup de congénères. Il poursuit ainsi régulièrement son apprentissage des  codes canins et de la communication entre chiens. Emmener son chiot dans ce genre d’endroit hyper stimulant permet non seulement d’améliorer sa sociabilité, mais aussi d’augmenter et de mettre à l’épreuve le contrôle qu l’on a sur lui.

 DOCTEUR THIERRY BEDOSSA

 

Si jusqu’à quatre semaines, le chiot ne réagit que peu à son entourage et attache plus d’importance à sa mère et à ses frères et sœurs. Il devra être confronté à toutes sortes de situations entre la quatrième et la douzième semaine environ. C’est à cette époque que l’éveil du chiot est le plus important et qu’il se forge son caractère futur.

 A l’élevage la socialisation des chiots est prise en considération. Celle ci passe par de multiples biais dont l’apprentissage des autocontrôles, de la communication et des rapports sociaux canins, et des attachements secondaires pour que le chiot soit un animal social équilibré.

 L’apprentissage des autocontrôles

Le premier apprentissage concerne les autocontrôles. Les chiots doivent apprendre d’une part à contrôler la force de leurs mâchoires, et d’autre pat à savoir donner fin à une activité. Le meilleur moyen de faire intégrer des autocontrôles aux petits chiots et de laisser ceux ci vivre ensemble auprès de leur mère.

Ainsi par exemple quand ils atteignent l’âge de trois semaines, leurs petites dents acérées rendent les tétées douloureuses. La chienne commence alors à les repousser et à ne plus les tolérer trop longtemps contre ses mamelles. En couinant et en repoussant les chiots qui lui blessent les tétines, elle leur apprend tout simplement qu’il faut faire attention à contrôler la pression des mâchoires. Le même processus s’opère au cours des interminables parties de jeu qu’ils pratiquent entre frères et sœurs : quant un chiot fait mal à un autre, la victime pleure et la mère intervient pour punir l’agresseur. Les mordillements doux sont en revanche très bien tolérés et font partie des comportements normaux de tout jeune canidé. Les autocontrôles désignent aussi le fait d’apprendre à savoir s’arrêter. Une fois encore, la présence de la mère est indispensable. Les petits chiots, vifs et joueurs par nature, ont tendance à solliciter sans relâche la mère jusqu’à ce qu’elle les repousse en grognant et en se détournant d’eux. Grâce à ces expériences et biens d’autres encore, le petit chiot apprend qu’à chaque phase d’activité ou « séquence comportementale » correspondent des prémices qui déclenchent l’envie du chiot (besoins, découverte d’un objet intéressant …) une consommation de ce qui est désiré (jeu, nourriture, câlin…) et une fin (l’action se termine et le chiot passe à autre chose).

 Les rapports sociaux canins

La communication et les rapports sociaux canins sont appris par les chiots au sein de la meute. Les petits chiots sont en présence continuelle des autres adultes qui interviennent au niveau de l’apprentissage des bases de la vie sociale du chien, à savoir comment un chien fonctionne en tant qu’animal sociable s’intégrant dans un groupe et comment il peut communiquer avec les membres de ce groupe. Ce ne peut être le cas qu’avec des adultes équilibrés capables de vivre dans une meute structurée, véritables modèles sociaux.

Entre trois et huit semaines, il faut donner aux chiots l’occasion d’observer et de mettre en pratique les rudiments de la communication canine. A deux mois, s’ils ont pu observer beaucoup d’adultes pratiquer ensemble des activités ou avoir des altercations et des désaccords, il s se sont imprégnés des codes sociaux canins et de la manière dont on s’exprime correctement. Les petits chiots observent et mettent en pratique dès le début de leur phase de socialisation les rudiments de la communication. Qu’elle soit posturale, faite d’expressions faciales, de vocalisations diverses (aboiement, jappement, gémissement, grognement…) ou encore d’émission/réception de substances chimiques inodores pour nous, ils s’en servent de plus en plus finement pour communiquer entre eux. Par imitation, les chiots reproduisent aussi entre eux et avec les autres adultes de l’élevage les comportements ritualisés qui régissent la vie sociale canine. Les rituels sont au départ liés à une action élémentaire (boire, manger, se rencontrer, jouer, se disputer…). Dans le contexte social du groupe ils acquièrent une valeur de communication dont le rôle est de lever les ambiguïtés sur les intentions de l’autre et de conserver ainsi la paix au sein de la meute. Vivire auprès de modèles à imiter constitue sans doute le meilleur moyen de comprendre le fonctionnement d’un groupe de chiens, les liens qui unissent ses membres et les moyens qu’ils ont à leur disposition pour s’échanger des informations. C’est sur ce modèle canin que le chiot s’adaptera ensuite à sa future famille humaine.

 Les attachements secondaires

Les autres adultes de l’élevage peuvent aussi jouer une rôle fondamental dans le processus d’attachement des chiots. Chez les mammifères, l’être d’attachement primaire, c’est à dire la toute première base affective et logiquement incarné par la mère qui va allaiter les petits, prendre soin d’eux et veiller attentivement sur eux jusqu’ils ce qu’ils soient capables de s’attacher à autre chose et de mener leur vie de manière autonome.

Leur mère s’attache donc la première à ses petits chiots dès les tout premiers jours. Inquiète, à l’écoute de leurs moindres besoins, elle répond positivement à toutes leurs sollicitions jusqu’au quinzième jour environ. Il faut attendre le quinzième jour pour que le même processus se mette en place chez les chiots. Peu à peu, ils différencient parfaitement leur mère de tout autre individu (texture, chaleur, aspect physique, odeur, goût, voix…) et elle seule leur procure un sentiment de sécurité leur permettant de se sentir calmes, confiants et choyés. Elle est leur être 

d’attachement primaire. Pour que le processus s’opère normalement, les chiots doivent ensuite développer des attachements secondaires. Les premiers liens d’attachement secondaire se créent naturellement entre chiots de la même fratrie. Des affinités apparaissent entre individus et dès quatre à cinq semaines, on peut les observer dormir à deux ou trois et manifester une préférence pour tel frère plutôt que pour tel autre. Viennent ensuite les attachements à d’autres adultes. Ils ne peuvent apparaître que si on donne aux chiots les moyens de tisser ces liens. La présence régulière d’autres adultes autour d’eux est indispensable. Plus les chiots passent de temps auprès d’eux, plus ils prennent de plaisir à interagir avec eux (jeux, câlins, sommeil partagé…) et plus ils vont s’attacher à eux.

Ces liens d’attachement secondaire sont très importants car ils constituent une étape du processus d’attachement vers le processus de détachement. Le départ de l’élevage est d’autant moins douloureux pour le petit chiot qu’il a apris à se sentir bien auprès d’autres individus que sa mère. Son intégration dans sa famille d’accueil est alors grandement facilitée car il perçoit  ses membres comme, gentils et bienveillants, comme des êtres auxquels il peut s’attacher et dont la présence rassurante autorise une insertion sereine dans son nouveau milieu.

 A l’instar de son ancêtre le loup, le chien est un animal social ayant un besoin vital de se situer dans un groupe. Le chien domestique assimile sa famille d’accueil à sa meute. Pour les propriétaires il devient rapidement un membre de la famille, mais pour le chien, ces derniers constituent un groupe organisé, dans lequel chacun occupe la place laissée par les autres, selon son rang et sa fonction. D’après ses codes sociaux et les messages que lui enverront ses maîtres, un chien correctement socialisé par la vie dans sa fratrie et auprès de sa mère prendra la place qu’on lui attribuera.

 Vie sociale du chien équilibre

Le chien équilibré se comporte comme un loup équilibré qui accepte son rang et la soumission qu’il peut supposer. Il remplit ses fonctions et joue un rôle dans se meute soudée par un fort lien social. La cohérence du groupe, sa cohésion et son fonctionnement hiérarchique sont indispensables pour que chien et maîtres puissent s’épanouir dans une relation enrichissante, sereine et non conflictuelle. Le nouveau propriétaire doit donc être amené à s’imposer comme l’individu alpha de la meute, c’est à dire son chef incontesté. Le leader n’est pas un animal agressif, c’est un temporisateur. Le maître doit calquer son attitude sur la sienne, ne tolérer ni dérogation à la règle, ni bagarre, sans avoir recours à la brutalité.

Ce dernier possède des prérogatives mais également des devoirs envers son groupe. Guide, protecteur, et temporisateur de sa meute, il jouit d’un certain nombre de privilèges : il mange lentement, en premier et choisit les meilleurs morceaux. Il dort en hauteur, décide de toutes les activités importantes 

(repos, chasse, inspection du territoire, déplacements…) Il marque son territoire plus que les autres, et c’est lui qui se charge de chasser et raccompagner un éventuel intrus. Son leadership acquis, les membres de la meute respectent son autorité qui permet à tout le groupe de vivre ensemble, loin des conflits. Le rapport de dominance n’altère en rien la qualité affective de la relation. Si les propriétaires parviennent à s’imposer comme les individus dominants, il apparaîtra comme naturel au chien de leur obéir avec plaisir.

 Un chien correctement socialisé se comporte de la m^me manière dans un groupe de chiens ou d’humains. Il a les mêmes besoins pour mener une vie sociale équilibrée. Nourri, installé sur son territoire et choyé par sa meute, il doit découvrir d’autres activités pour trouver son équilibre. Le chien doit se dépenser suffisamment selon ses besoins particuliers. Les promenades ne peuvent se limiter aux sorties hygiéniques amis au moins une d’entre elles doit avoir pour objectif de s’amuser, de se dépenser et de s’intégrer dans l’environnement. Idéalement, le chien devrait pouvoir être lâché dans un parc, en forêt ou dans un lieu où ses sens seront stimulés. Sa vie sociale doit être très riche. Il est capital pour lui d’interagir avec son groupe et des individus extérieurs, chiens et humains. Alors qu’il est encore petit chiot, il faut le laisser aller à la rencontre de ses congénères. Ils sauront se débrouiller entre eux, et si le chiot se montre trop entreprenant, l’adulte saura le remettre en place sans violence.

Plus le chiot connaîtra de choses au cours de son développement, plus on aura de chances d’obtenir un adulte équilibré et digne de confiance. La fréquentation des terrasses de café, centres commerciaux, parcs et autres lieux publics, marchés contribuera considérablement à diminuer son émotivité face à une situation nouvelle. Il est effectivement important que le chiot soit émotionnellement stable pour qu’on puisse lui faire confiance. Si ces réactions sont trop dépendantes de l’environnement, elles peuvent devenir inattendues et le chien ne répondra peut être pas à un ordre d’arrêt. Il doit pouvoir être maîtrisé et tenu sous contrôle en toutes circonstances par la simple autorité du maître et indépendamment du contexte.

Les contacts ne doivent pas se limiter aux caresses et aux câlins. Le chien a besoin de jouer. Ce besoin plus prononcé chez les jeunes que chez les adultes persiste néanmoins tout au long de la vie du chien. Il est bon de mettre suffisamment de jouets et os à mâcher à sa disposition pour qu’il ne s’ennuie pas, notamment quand il est seul. Pour les jeux comme pour les promenades, l’initiative doit venir du maître qui, en tant que chef, déteint le contrôle des activités. S’il parvient à l’aider à bien s’équilibrer, le maître doit pouvoir  emmener son chien partout, au restaurant, chez des amis, à l’hôtel. Une relation de confiance s’établira naturellement si le chien ne reçoit pas de messages contradictoires ou incohérents.

 

Le chien est le plus ancien mammifère carnivoire domestiqué par l’homme. Leur histoire commune a plus de 10 000 ans.
Vers le 3e millénaire, dans l’Egypte ancienne, Anubis dieu à tête de chien set de guide dans l’au-delà. Dans la mythologie grecque, le chien Cerbère garde les enfers. Dans l’Odyssée le fidèle Argos meurt d’émotion en retrouvant son maître Ulysse. Des moines adennais créent au IX e siècle, la première race de Saint Hubert. En 1650, les prêtres de l’hospice Saint Bernard dressent les chiens à tourner la broche aux cuisines, ils deviendront de cèlèvres secouristes…. Henri III est passionné d’épagneul papillon, Madame Maintenon adore les bergers de Pyrénées. Au XVII e siècle, bichons et caniches mènent la vie de chateau. Joséphine de Beauharnais possède un Carlin qui a eu l’audace de mordre l’Empereur. Lamartine possédait un lévrier. Après la grande guerre, ils deviennent héros de bandes dessinées (Milou, Tintin, Snoopy).
 
Plus près de nous, bon nombre de présidents s’entourent de labradors….
De nos jours, 10 millions de chiens sont protégés depuis 1978 par la déclaration universelle des droits de l’animal…..
Crise du temps ou temps de crise, prise de conscience ou prise de confiance, l’être humain a de plus en plus besoin d’anti stress, le chien est là pour lui répondre. Cependant vivre à part entière avec un animal que l’on "humanise" trop souvent est une relation contre nature, il nous faut donc apprendre aux maîtres à bien vivre avec son compagnon, il est nécessaire d’établir une connivence.
 
Le dressage doit rechercher une forme d’intelligence, l’animal ne doit faire que ce qui est positif. Hormis les divers troubles du comportement et les solutions à y apporter, il faut commencer par le B.A. BA, à savoir le choix du chiot et les bases d’éducation, la maternelle, c’est la propretéo, le assis couché pas bougé, la marche en laisse et le rappel.
L’accueil du chiot dans la famille est primordial.
 
Les 3 règles d’or 
 
Les repas : la hiérarchie s’impose que l’animal mange après le maître et que l’on ne lui donne aucune nourriture pendant le repas.
 
les morsures : interdiction formelle de mordiller, de lécher
 
la solitude : ignorer kle chiot pendant les 20 minutes qui précèdent le départ, lors du retour ne l’approcher que lorsqu’il est calmé, ne pas le gronder s’il a commis quelques dégâts.

Quel maître pour le dalmatien ?

 

Le dalmatien a été sélectionné pendant de nombreuses années par les anglais comme chien de coche. Le replacer dans ce contexte historique implique qu’il doit être écarté de situation où il ne peut trouver sa place. Il est très difficile de rendre ce chien heureux dans un appartement ou dans une courette. Lui donner de l’exercice tous les jours est une obligation même pour un animal qui a la possibilité de s’ébattre dans un grand jardin. Le dalmatien a besoin de distraction. Aller déchiffrer toutes les marques olfactives des alentours est du plus grand intérêt pour lui. De nombreuses recherches semblent montrer qu’en reniflant toutes les dépositions laissées par ses congénères, il peut recueillir des informations sur leur sexe, leur âge, leur statut social, voir leur identité. Il faut se rappeler que c’est un animal social qui a besoin de nombreux contacts, que ce soit avec des congénères ou avec des êtres humains. Multiplier des situations nouvelles lui permettra de développer son intelligence et sa faculté d’adaptation. Quelle que soit la grandeur de votre jardin, le dalmatien y sentira toujours les mêmes odeurs et ce lieu deviendra vite une prison d’où naîtra son envie de fuguer. Le chien surtout s’il est seul, bouge très peu et s’ennuie vite sans stimulation, même dans le plus grand et le plus beau jardin qui soit.

Il doit être promené régulièrement: pensez à lui procurer assez d’exercices, de nombreux jeux avec les humains et encore mieux avec d’autres chiens. Promenade ne veut dire, faire le tour du pâtée de maison en laisse. Trouvez lui des aires de détente où il a la possibilité de rencontrer ou de s’amuser avec d’autres chiens en toute liberté

Dans ce but, il faut accorder du temps à son compagnon et surtout de la disponibilité. Elle consiste à consacrer son attention au chien pendant sa promenade, à le faire travailler (de l’agility par exemple), à le brosser, à jouer etc….si possible plusieurs fois par jour, mais au moins 1 à 2 heures.

Beaucoup de personnes s’étonnent que le rappel ne fonctionne pas, alors qu’elles ne s’occupent que très peu du chien en dehors du minimun vital, c’est à dire le remplissage de la gamelle et les sorties de propreté. Les gourmandises ne sont pas à mépriser et un maître qui a toujours dans ses poches des odeurs de cervelas est un maître intéressant. Le dialogue, succession de mots clés et de petits surnoms, même si le chien ne répond pas est important. Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour plaire à son chien. Les caresses sont également de précieuses auxiliaires. Elles installent une confiance réciproque. Le dalmatien adore jouer. Il a de grands moments d’exubérance, de joie et de malice. Il vous invitera à devenir complice de son quart d’heure de folie, moment salutaire pour vous aussi car palliatif à l’ennui et aux contrariétés. N’adoptez pas un comportement rigide et acceptez que votre chien vous saute sur les genoux ou dans les bras, qu’il vous lèche les oreilles, qu’il joue à vous mordiller sans accepter les morsures douloureuses, à se rouler par terre avec vous. Certains chiens ayant besoin de sentir les limites de leur excitation, exigez tout de même toujours le retour au calme au moment où vous le décidez. La race a la réputation d’être hyperactive. Il est vrai que certains dalmatiens présentent cette tendance. Quand vous emmènerez votre chiot pour sa première visite chez le vétérinaire, vous entendrez dire combien ce chien est inintelligent et insupportable. Mais c’est généralement la conséquence d’une vie indisciplinée et déstructurée. Donnez lui des horaires réguliers et fixes pour le nourrir et le promener, et avec quelques principes d’éducation de base, vous aurez un animal calme et agréable à vivre. Il saura à quelle heure il doit manger et à quelle heure est sa promenade.

Le propriétaire d’un dalmatien est une personne énergique capable d’éduquer son chien avec fermeté et gentillesse, disponible, aimant les ballades par tous les temps que ce soit à pied à cheval ou à bicyclette.  Le but de l’éducation n’est certes pas de l’empêcher de vivre ce qui constitue pour lui ses penchants naturels, mais plutôt de savoir garder aux moments opportuns, un contrôle sur lui, sans quoi sa vie pourrait être mise en danger.  Le dalmatien n’est pas un bibelot, à qui l’on demande juste d’être là pendant que son maître s’occupe ailleurs.

 

 

 

HOT DOG OR NOT HOT DOG ?

Le point sur l’excitation sexuelle

Le printemps arrive et les amours renaissent. Certains chiens montrent parfois des comportements d’excitation sexuelle que leurs propriétaires considèrent comme excessifs.

 

Il est normal que les mâles montrent un comportement sexuel plus marqué au moment des amours. Les chevauchements du chien sur la chienne en chaleurs sont de règle puisqu’ils permettent l’accouplement. En dehors de ces périodes, les comportements de chevauchement peuvent également avoir d’autres significations.

 

Pendant les périodes de chaleurs des chiennes, les mâles montrent une tendance plus nette au comportement de chevauchement, notamment sur les femelles, quelle que soit l’espèce à laquelle elles appartiennent (chien, chat, voire humain). Certains semblent tellement obsédés par l’idée d’aller rejoindre la femelle en chaleurs qu’ils peuvent fuguer. Souvent leur appétit diminue, voire est absent, ils sont hyper-vigilants, haletants et le regard fixe, les yeux presque exorbités. En promenade, le chien flaire de manière exacerbée, comme à la recherche d’un quelconque indice. Il montre fréquemment un comportement qui dégoute ses maîtres : non seulement il met son nez sur toutes les traces d’urine sur le sol, mais il peut en lécher certaines, parfois il claque des dents en même temps qu’il salive. C’est le comportement de flehmen : le mâle aspire, voire goûte les phéromones sexuelles présentes dans les urines de la  chienne qu’il vient de trouver. Le chien se comporte de la sorte tant que durent les chaleurs de la chienne (environ trois semaines).

A la maison aussi, l’attitude de votre chien est modifiée. Il est comme amoureux ne pensant qu’à sortir pour retrouver sa belle, trouvant inutiles toutes les autres activités comme manger, dormir, jouer ou faire des câlins.

Si votre chien adopte ce comportement exagéré à chaque fois que la chienne du voisin est en oestrus et que cela vous insupporte, demandez à votre vétérinaire qu’il lui administre par injection ou par comprimes des anti-hormones qui auront un effet complètement réversible de castration chimique. Ce type de traitement peut avoir un léger effet sédatif et augmenter un peu la boisson et l’appétit, mais tous ces signes disparaissent vite à l’arrêt du traitement.

La castration chirurgicale permet de diminuer nettement les ardeurs de votre chien et cela à vie. Cet acte, certes irréversible peut toutefois éviter que votre chien ne mette sa vie en péril, s’il a pris l’habitude de fuguer, pour retrouver sa dulcinée, (risque d’accident sur la voie publique), ou qu’il fasse des petits dans tout le voisinage. Cela évite aussi que les maîtres de la chienne en chaleurs n’en arrivent à la faire avorter ou qu’ils se retrouvent avec une portée de chiots dont ils se débarrasseront le plut tôt possible (risque de troubles du développement si les chiots sont séparés de la mère avant l’âge de deux mois.)

Il arrive que les chiens mâles montrent un comportement sexuel actif lors des menstruations des femmes de la maison, mais cela reste anecdotique. On peut se demander alors sir le chien en question est bien imprégné, c’est-à-dire s’il se perçoit bien comme un chien et non pas plutôt comme un humain !

Le chevauchement hiérarchique n’est pas un acte sexuel, mais un rituel social. Quand deux femelles ou deux mâles se confrontent lors d’un conflit hiérarchique, le chevauchement fait partie des rituels sociaux qu’ils utilisent pour montrer à l’autre qu’ils cherchent à la dominer. Le plus dominant essaie par cette manœuvre de prendre physiquement le dessus. Si l’autre ne veut pas se laisser faire, il se rebiffe et un conflit s’ensuivra. Si au contraire, l’autre se laisse chevaucher, cela signifie qu’il accepte de se laisser dominer : généralement, le dominé se met en position de soumission, c’est-à-die qu’il se couche sur le dos.

Si vous avez deux chiens de même sexe, vous avez déjà dû remarquer que l’un deux le plus dominant, a davantage tendance à chevaucher l’autre, notamment pour reprendre le dessus dans les moments d’activité (dans le jeu ou quand les maîtres rentrent du travail par exemple). Il faut les laisser faire car cela fait partie de leur communication : certes c’est un peu physique, mais cela leur permet de résoudre un petit conflit sans arriver au combat. Si les chevauchements hiérarchiques entre deux chiens sont assez fréquents, cela peut toutefois signifier que le chien qui se fait souvent chevaucher ne respecte pas correctement les règles hiérarchiques que l’autre cherche à lui imposer. C’est le cas de chiens hyperactifs qui ont du mal à respecter les règles tant ils bougent. Si un chien a tendance à chevaucher essentiellement une personne adulte de la maison et toujours du même sexe que lui, il s’agit probablement d’un chevauchement hiérarchique. Par exemple, si le chien mâle de la maison chevauche souvent son maître, il convient de se demander si le chien ne cherche pas à lui montrer sa supériorité hiérarchique. Evidemment il convient de se fâcher en repoussant le chien, comme si le chien venait de transgresser une règle de vie capitale. Si ce comportement de chevauchement est toléré par le maître, cela signifie que celui-ci accepte d’être dominé par son chien : c’est alors grave car le chien se perçoit dominant dans le groupe dans lequel il vit. Ce chien ne se laissera ni contraindre, ni contrôler, et le risque de conflits est donc élevé. Il est nécessaire que les maîtres évaluent la situation avec l’aide d’un éducateur ou d’un vétérinaire spécialisé en comportement afin de reprendre au chien les prérogatives de dominance qu’il s’est octroyé.

Certains chiens manifestent des comportements de chevauchement dès qu’ils sont excités : quand ils jouent, quand on les câline, quand ils font la fête aux personnes qui arrivent….. Pour ces chiens vite excitables, le chevauchement semble être un signe de débordement émotionnel, tout comme le mordillement des mains ou des vêtements, les aboiements intempestifs ou les courses délirantes dans toute l’habitation au point de se cogner dans les portes ou dans les meubles. Les chevauchements d’excitation sont ainsi fréquemment observés chez les chiens hyper-actifs (syndrome Hs.Ha). Sans signification sexuelle, ni hiérarchique, ces chevauchements sont simplement le signe d’une perte de contrôle. Ils sont à rapprocher de ce qui est observé chez les chiots de deux mois qui jouent ensemble : dans les moments où l’excitation est à son comble, l’un des chiots se met à chevaucher ou son frère ou sa sœur.

Les chevauchements d’excitation semblent plus fréquents sur les enfants (les chiens hyper-actifs sont souvent plus excités en présence d’enfants) ou quand une personne s’asseoit sur le sol et s’allonge.

Le fait de soigner l’hyper-activité fait disparaître les chevauchements d’excitation. Dans certains cas, surtout quand le phénomène est amplifié par les chaleurs des chiennes, ou pendant les menstruations d’une des femmes de la famille, une castration chimique (par médicament, voir plus haut) permet de calmer le chien.

Parfois lors de troubles hormonaux (hypothyroïdie ou tumeur testiculaire par exemple) , des chevauchements sur des objets, des coussins ou des peluches sont constatés, que le chien soit un mâle ou une femelle. A certains moments de la journée, que ces maîtres soient présents ou non, le chien recherche l’objet de ses convoitises, un coussin par exemple pour l’assaillir de chevauchements. Ce comportement ne semble pas avoir de fonction particulière, ni être d’origine sexuelle ou hiérarchique, ni être lié à un état d’excitation ou d’un rituel pour attire l’attention de ses maîtres. Une fois, le trouble hormonal traité, ces chevauchements disparaissent.

EVELYNE TERONI Co-auteur du livre « Le chien, un loup civilisé »

 

Certains de mes clients se lamentent régulièrement en voyant l’état de leurs pelouses. Alors qu’ils rêvent d’un gazon style anglais, d’un beau vert où aucun brin d’herbe ne dépasse, ils se retrouvent souvent devant un champ fraîchement labouré.

Certains chiens trouvent en effet un malin plaisir à dévaster les plates-bandes que vous venez de planter avec amour le ou le gazon que vous venez de tondre.

Pour trouver l’origine de ce comportement, il est primordial d’étudier les chiens ou leurs ancêtres les loups dans leur milieu naturel. Nous constatons qu’ils creusent des trous pour diverses raisons :

         pour agrandir un terrier déjà existant ou pour en construire un nouveau

         pour se constituer une couche agréable : le chien va gratter pour éliminer divers objets, tels que pierres ou morceaux de bois qui perturbent son confort (un certain nombre de chiens manifestent ce comportement instinctif en grattant leur panière avant de se coucher). En cas de forte chaleur, ils sont également enclins à enlever la couche supérieure pour trouver plus de fraîcheur.

         Quelquefois, lorsqu’il y a abondance de nourriture, les chiens vont se constituer des réserves en enterrant le surplus pour les jours de disette. En cachant les restes, ils évitent ainsi d’attirer l’attention d’autres prédateurs. Le chien va donc creuser en deux étapes : pour cacher la nourriture et pour la retirer.

         Certaines races de chiens comme par exemple les teckels ont été sélectionnés pour chasser de petites proies en creusant la terre, c’est l’une de leurs caractéristiques.

Comme vous pouvez le constater il y a plusieurs motivations à la base de ce comportement et il est important d’en déterminer la cause si vous voulez le faire disparaître. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un comportement anormal, c’est en fait un comportement naturel mal adapté à la situation « artificielle » dans laquelle on fait vivre notre compagnon à quatre pattes et très mal toléré par les propriétaires.

 

Voici quelques solutions pour essayer de l’éradiquer :

 

         Si votre chien creuse pour se construire un terrier, essayez de lui acheter un niche confortable. Si c’est le cas de votre chienne qui va mettre bas, fournissez lui rapidement un endroit tranquille, éloigné du passage afin qu’elle se sente bien et qu’elle ne doive pas chercher ailleurs un endroit plus favorable.

         Si le creusement a lieu seulement l’été, pensez à planter des arbres ou des buissons sous lesquels votre chien pourra se reposer au frais.

         Si votre chien enterre son surplus de nourriture, il convient d’adapter ses rations en les diminuant afin qu’il mange tout en une fois. S’il enterre ses os, vous pouvez soit éviter d’en donner, soit les donner dans un environnement où ce comportement est impossible.

         En ce qui concerne les races sélectionnées pour chasser en creusant, le problème est beaucoup plus difficile à résoudre. En effet la moindre irrégularité du terrain peut déclencher le comportement. Il en est de même pour tous les chiens qui se trouvent en face de taupinière : creuser devient alors une activité primordiale qui les absorbe tellement qu’ils deviennent sourds à nos appels. La solution serait de leur fournir un coin où ils pourraient creuser à loisir, un coin d’autant plus attractif que vos prenez régulièrement soin d’y cacher des jouets ou de la nourriture.

 

Le chien peut cependant se livrer à son activité de terrassier dans d’autres occasions moins naturelles.

 

         en cas d’ennui, lorsque le maître est souvent absent ou que le chien a peu d’occupation. Les jeunes chiens notamment ont besoin de beaucoup d’activités et aiment explorer leur environnement, y compris par creusage. Pour y remédier, il conviendrait de multiplier les sorties, les rencontres avec des congénères ou d’autres humains, tout en augmentant l’attraction du milieu. Fournir de nombreux jouets à ronger, des cubes que le chien doit faire tourner pour obtenir de la nourriture ou des kongs que l’on remplit de pâtée et que l’on met au congélateur peuvent lui fournir de nouvelles occupations. Dans ce dernier cas, ne pas oublier de diminuer les repas pour éviter que le chien ne devienne obèse.

         Si vous venez de planter une bordure sous l’œil attentif de Médor, celui-ci va s’empresser de vous imiter. Puisque cette occupation vous occupait tellement, cela doit être bien intéressant ! En déterrant les oignons, il découvre les trésors que vous avez enterrés. Donc, lors du prochain jardinage, pensez à l’éloigner afin qu’il ne puisse pas vous voir. Cette recommandation est d’autant plus valable que certains tubercules sont un véritable poison pour votre petit compagnon.

         Médor ne supporte pas d’être seul et est prêt à tout faire pour retrouver son maître bien aimé. Creuser sous la clôture pour se rapprocher de lui, est tout à fait dans ses cordes. Dans ce cas il est souhaitable de consulter un comportementaliste qui vous aidera à régler le problème de base.

         La barrière peut être considérée comme une frustration par le chien, notamment si c’est un chien peu tolérant envers ses congénères et si ces derniers viennent le provoquer juste de l’autre côté. Il serait alors judicieux de le mettre dans une autre partie du jardin.

         Fripouille est un fugueur né qui cherche toutes les occasions de se sauver et qui n’hésite pas à creuser un tunnel de sortie. Si enfoncer la barrière dans le sol en retournant un bout à l’intérieur peut rendre la fugue plus difficile, il serait encore plus utile de trouver des motivations qui l’incitent à prendre le large : nourriture déposée dans les environs, recherche de compagnons de jeux, de femelles en chaleur, de voisins qui l’accueillent en lui offrant gîte et couvert… A chaque situation, son remède…..

         Parfois notre petit compagnon creuse pour attirer l’attention de son maître ce qu’il est sûr d’obtenir à chaque tentative. Pour certains animaux il est préférable d’être grondés que d’être ignorés.

         Enfin le chien peut faire des trous comme moyen de diminuer son anxiété : cette dernière peut être provoquée par divers facteurs de son environnement ou de ses relations sociales, que ce soit avec c des partenaires humains ou canins. Il serait alors bon de consulter un comportementaliste.

 

Comme conclusion, chaque cas est différent et il convient au premier abord de découvrir la raison et la reconversion de votre chien en terrassier. Ce ne sera pas toujours un comportement facile à éliminer d’autant plus, que nous l’avons vu, il s’agit d’un comportement naturel normal. Rappelez vous que punir l’animal à retardement ne va pas régler le problème, bien au contraire, même si vous êtes persuadé que votre chien sait qu’il a mal agi puisqu’il vous suffit de le regarder pour découvrir une tranchée dans le potager.  En fait le chien a fait la relation entre « tranchée  +  retour du maître = punition » et s’il vous accueille avec une attitude rampante, c’est qu’il essaie de calmer votre colère. En lui criant dessus et en le frappant, vous violez les codes canins, ce qui risque d’augmenter d’autant plus le problème, surtout si Médor creuse par anxiété.

Comportementaliste : ce métier mal connu est en pleine expansion.

Consulter un comportementaliste c’est s’informer auprès d’un spécialiste des relations homme/chien et du comportement du chien familier, c’est se tourner vers une approche professionnelle différente qui fait de cette activité une spécialité à part entière. Ce spécialiste des relations homme/chien propose d’être le médiateur entre les deux espèces en présence : humaine et canine.

On oublie que notre chien est un chien !

Les relations entre une famille et le chien de compagnie peuvent être parfaitement harmonieuses mais elles présentent parfois des difficultés. Pour quelles raisons ? Comment résoudre les problèmes ? Le chien familier est intégré de manière tellement étroite à la famille que les membres de celle-ci en viennent à oublier que leur chien…. Est un chien. C’est à dire un animal social qui vit en groupe et selon des règles précises. Ces règles ne sont pas les mêmes pour l’un et l’autre, et il arrive qu’elles ne coïncident plus, ou moins bien. Les rôles que le chien peut se voir attribuer comme « membre de la famille » risquent de le placer dans une situation d’incompréhension totale ou d’ambiguïté. Situations génératrices de double contrainte ou d’anxiété, qui peuvent l’amener à produire des réponses, des comportements non attendus par la famille, ce qui accroît encore la tension et détériore plus les relations.

S’appuyant sur ses connaissances en éthologie (science de l’étude du comportement), le comportementaliste souhaite s’imposer comme LE spécialiste de la relation homme/chien. Sa parfaite connaissance des comportements du chien, lui permet de répondre positivement aux propriétaires démunis devant les comportements inattendus ou indésirables de leur compagnon, découragés parce qui a déjà été tenté en vain, ou plus simplement candidats à l’adoption, sur le point de choisir et d’acquérir un chiot.

Il aide ainsi les propriétaires à comprendre leur animal, ses comportements, ses possibilités, ses limites ; à apprendre à adapter leur conduite et leurs attentes vis-à-vis des possibilités de l’animal ; à adopter les changements nécessaires pour que leur situation s’améliore si elle s’est détériorée. Sans considérer le chien comme malade parce qu’il présente un comportement mal compris, le comportementaliste propose de comprendre les raisons qui poussent l’animal à adopter un comportement pour mieux le résoudre ou au moins l’améliorer.

Il s’attache à prendre en considération la famille dans lequel vit le chien, et travaille sur la relation qu’entretiennent les différentes personnes avec lui. Il collabore avec chacun des membres de la famille pour permettre un changement collectif de la situation qui pose problème.