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A partir de la 6e semaine de la gestation, la croissance des fœtus va s’accélérer en prenant une allure exponentielle : les fœtus prennent 80 % de leur poids de naissance durant ces trois dernières semaines. Cette phase terminale intense génère une augmentation des besoins de la chienne que ce soit en quantité qu’en amélioration de la qualité. Elle s’accompagne également d’une augmentation de l’encombrement de l’utérus contenant les fœtus  ce qui laisse moins de place dans l’abdomen de la chienne pour l’estomac et les intestins. En fin de gestation la  croissance de des fœtus entraîne une décuplement de l’utérus et sa longueur est triplée ou quadruplée. L’utérus devient entièrement abdominal en raison de l’accroissement de son volume mais aussi de son poids qui l’entraîne vers la région du ventre, l’utérus en fin de gestation occupe une grande partie de l’abdomen et arrive en contact  du foie et de l’estomac.

Les besoins nutritionnels de la chienne augmentent alors que la place diminue dans l’abdomen. L’aliment de fin de gestation devra pour toutes ces raisons être plus concentré en énergie et en l’ensemble des nutriments. Un apport accru en matières grasses est souvent le moyen de concentrer la ration. Il permet également d’améliorer l’appétence de l’aliment.

L’apport énergétique  de l’aliment doit tenir compte de la réduction de la capacité digestive de la mère en fin des gestation et permettre la constitution de réserves glycogéniques ( stockage de glucose) chez les chiots. La constitution de ces réserves au niveau du foie des fœtus en fin de gestation nécessite un apport de glucides par la mère. Sans ces réserves, le chiot risque une hypoglycémie qui peut être mortelle. Par ailleurs, plus de 50 % du développement du fœtus t est assuré par le glucose.

Le chiot à la naissance est composé  d’environ 80 % d’eau, 15 % de protéines, de peu de matières grasses, 1,5 % et environ 2 % de minéraux. La gestation consiste donc essentiellement en un apport et un dépôt de protéines. Il n’existe pas de réserves de protéines dans l’organisme à l’inverse du glucose qui se stocke dans le foie et les muscles sous forme glycogène et les lipides(‘tissu adipeux). Toutes les protéines ont une fonction dans l’organisme. En cas de carence protéique de la chienne, la croissance des chiots se fera quand même mais au détriment de la chienne qui verra ses muscles fondre. La visualisation des vertèbres (colonne vertébrale signe une carence énergétique et/ou protéique.

Sans compromettre la vie de la chienne, ce phénomène compromet celle de ses chiots, et les capacités ultérieures de la mère à assurer une lactation. Il est donc impératif d’augmenter l’apport de protéines de la chienne en fin de gestation.

L’alimentation donnée à la femelle gestante dans les dernières semaines doit comprendre :

  • Une quantité d’énergie accrue car la femelle brûle plus de calories pendant sa grossesse qu’habituellement.
  • Des lipides (matières grasses) en quantité augmentée car c’est eux qui fournissent une bonne partie de l’énergie nécessaire. Ces lipides sont d’origine très variée ce qui confère aux croquettes une diversité importante en acides gras essentiels.
  • Des protéines à un taux également plus élevé : ces dernières servent surtout pendant la deuxième moitié de la gestation pour amorcer la croissance fœtale et débuter la production de lait.
  • Des minéraux et des vitamines en quantités équilibrées : comme un chiot pendant la croissance, la mère a besoin de calcium et de phosphore pour permettre la bonne formation des squelettes de ses petits. Si on ne lui fournit pas assez de minéraux dans son alimentation, la chienne va puiser dans ses propres réserves et ceci peut avoir de graves conséquences sur sa santé : affaiblissement, amaigrissement, crise de tétanie (crise due à une forte carence en calcium) et sur celle de ses petits : mauvais développement, carences nutritionnelles, etc…

Nous avons choisi le Royal Canin Medium Starter à base de viandes de volaille déshydratées, riz, graisses animales, isolat de protéine végétale LIP*, maïs, pulpe de betterave, protéines animales hydrolysées, minéraux, huile de poisson, huile de soja, fructo-oligo-saccharides, sel d’acide gras, hydrolysat de levure (source de manno-oligo-saccharides et de bêta-glucans), poudre d’oeufs, extrait de rose d’Inde (source de lutéine).
* L.I.P.: protéine sélectionnée pour sa très haute digestibilité.

 Il faut noter également que le développement psychique et la familiarisation au monde extérieur du foetus commence vers la 6éme semaine, quelquefois un peu plus tôt, quelquefois un peu plus tard (+- 5 jours disons). Cette familiarisation est basée sur deux choses :
– Une perception des bruits sous forme de vibrations, notamment celles de basses fréquences (sons graves). Le liquide amniotique « filtre » une partie de la bande passante pour ne laisser subsister que les fréquences perceptibles par des vibrations (donc relativement lente) et en amorti le niveau.
– Une perception olfactive par le liquide amniotique qui est « parfumé » selon l’alimentation que la mère reçoit et a reçu pendant les 2 à 3 mois précédents.
– Après la naissance (juste après), une perception olfacto-gustative du lait. Le chiot reconnaît « l’odeur » du liquide amniotique au travers du lait puis celle des mamelles et simultanément, « découvre » un monde extérieur « connu » au travers de cette perception.
– C’est la raison pour laquelle, un chiot refuse toujours systématiquement le biberon lors du premier (ou des premiers) essais. Pour éviter cela ou faciliter la prise de lait maternisé, il est bon de mélanger avec les premiers biberons, du lait maternel (ça aide aussi à une meilleure transition ou accoutumance) et poser un peu de lait maternel sur la tétine.

Les chiots retrouveront donc à la dans le lait maternel à la mamelle la perception olfacto-gustative qu’ils ont constaté dans le liquide amniotique et qu’ils retrouveront au moment du sevrage puisque ce sont les mêmes croquettes qui nourrissent la mère du 42e jour de gestation jusqu’au sevrage et jusqu’à sept semaines. La huitième semaine sera une période de transition pour passer à l’alimentation croissance medium junior de Royal canin qu’ils conserveront jusqu’à un an.

 De multiples observations réalisées chez les vertébrés et les invertébrés ont montré que certaines substances alimentaires présentes dans le régime de la femelle seront ensuite activement recherchées par sa progéniture et serviront de critère de reconnaissance des aliments.

Dans livre « Pathologie du comportement chez le chien », le docteur Pageat  décrit  le parcours de 4 chiennes gestantes partagé en deux lots.

Dans le premier composé de trois chiennes, l’alimentation comprend quotidiennement 20 gouttes d’essence de thym, tandis que le second reçoit le même aliment sans essence de thym.

Au moment de la naissance, les chiots sont placés sur le ventre de la mère dont une mamelle sur deux est imbibée d’essence de thym. O note pour chaque chiot la mamelle spontanément choisie. A l’exception d’un chiot, tous ceux qui sont issus de lot  « test » recherchent l’essence de thym, tandis que pour ceux issus du lot témoin, ce paramètre ne semble pas influencer le choix. Lorsqu’il entre en ligne de compte, il joue un rôle répulsif. Il semble bien qu’il soit possible d’orienter le goût des chiots en fonction du régime alimentaire de la mère.

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