Sauter la navigation

Aujourd’hui 18 janvier 2011, California a commencé ses chaleurs.

Les chaleurs des chiennes durent environ 3 semaines et reviennent généralement deux fois par an (au printemps et à l’automne). Cette généralité est assortie selon les races d’exceptions : certaines chiennes comme California ne présentent des chaleurs qu’une fois par an, son cycle est de 12 mois.. Dans la nature, le cycle des chiennes sauvages est de 6 mois. Il semble que la domestication soit la cause de l’allongement de la durée du cycle de nos chiens. Les chercheurs estiment que l’héritabilité génétique (rôle plus ou moins important que la génétique va jouer dans la transmission d’un caractère) de la fréquence des chaleurs est de 35%. Ce chiffre est très important et signifie que la propension qu’a une femelle à transmettre son type de cycle sexuel est grande. Cependant cette étude ne se vérifie pas dans le cas de California car sa mère, sa grand mère et son arrière grand mère matternelles ont des cycles de 8 mois.

Contrairement au loup, animal sauvage dont la reproduction est saisonnière, les chiennes reproduisent toute l’année, même s’il y a davantage de chiennes en chaleurs à la fin de l’hiver et au printemps.

Cette période de fécondité est découpée en deux phases physiologiques bien distinctes  et il faut savoir que la chienne n’est pas féconde pendant trois semaines.

–  La première phase appelée Pro-oestrus est variable selon les chiennes. Elle se caractérise par une vulve gonflée et des pertes sanguinolentes. Les mâles viennent flairer la chienne mais ne montre pas de volonté de la saillir.

Ce qui se passe pendant le Pro-oestrus  :

  • 1- Une zone du cerveau, l’hypothalamus, se met à sécréter une hormone nommée GnRH (Gonadolibérine).
  • 2- La GnRH stimule une autre zone du cerveau, l’hypophyse, qui va sécréter d’autres hormones, les gonadotropines, la FSH (Folliculo-Stimulating Hormone) dans un 1er temps.
  • 3- La FSH va agir sur les ovaires et entraîner le développement des follicules ovariens. Ceux-ci vont sécréter des oestrogènes, d’où la survenue des chaleurs. Le volume d’oestrogènes va augmenter au fur et à mesure que les follicules vont se développer.
  • 4- A leur tour, les oestrogènes vont stimuler l’hypophyse qui va alors libérer dans le sang une grande quantité d’une hormone appelée LH (LH pour Luteinizing Hormone).

– La seconde période ou appelée Oestrus  est  la période d’ovulation où la chienne accepte le mâle en principe. La chienne peut continuer à présenter des pertes sanguinolentes qui peuvent parfois s’éclaircir.

Ce qui se passe pendant l’Oestrus  :

  • 1- Le pic de LH va stimuler et faire éclater dans un délai de 48 heures les follicules ovariens.
    Le comportement de la chienne change et elle commence à devenir réceptive aux mâles. L’oestrus, du grec oistros qui signifie ‘fureur’, est de durée variable selon les chiennes. Certaines d’entre elles n’accepteront le mâle que pendant quelques heures, alors que d’autres l’accepteront pendant plusieurs jours.
  • 2- La rupture des follicules libère les ovocytes: c’est l’ovulation.
    Chez les chiens, les ovocytes libérés au moment de l’ovulation sont immatures. Ils doivent mûrir pendant 2 jours avant de pouvoir s’unir aux spermatozoïdes. Une fois mûrs, les ovocytes ont une durée de vie d’environ 2 jours. Ce ne sont que des moyennes, certains ovocytes peuvent murir au bout de trois jours.

C’est ce moment là quand les ovocytes sont matures que la chienne doit être saillie.  Il faut détecter la période optimale de fécondité. La chienne n’est pas fécondable au moment de l’ovulation. 48 heures sont encore nécessaires pour permettre aux ovules d’arriver à maturité. Ils ont ensuite 48 à 72 heures de survie avant de dégénérer et mourir.

En résumé, chez la chienne la période optimale pour la fécondation se situe entre 2 et 5 jours après l’ovulation, quand les ovules sont mûrs.

Pour connaitre le bon jour de la saillie et savoir quand les ovules sont mûrs, nous faisons procéder à des dosages de progestérone. Le matin à 9 heures, nous descendons chez le vétérinaire avec la chienne pour une prise de sang. Nous portons cette prise de sang à un laboratoire spécialement équipé qui nous donne le résultat environ 4 heures plus tard. Le coût de cette analyse est de 23 euros. Plusieurs dosages sont nécessaires pour trouver le bon moment de la saillie entre 15 et 20 ng/ml. Notre laboratoire utilise les ng/ml .

Selon les résultats, une seconde, ou même une troisième prise de sang seront peut-être nécessaires à raison d’un prélèvement tous les 2 jours. Moins de 1 ng/ml = anœstrus

  • Entre 1 et 3 ng/ml = fin de proœstrus au moment du pic de LH
  • Entre 4 et 10 ng/ml = juste avant l’ovulation
  • 10 ng/ml = ovulation (la majorité des chiennes passe de 5 à 10 ng/ml en 48h)
  • 15 – 20 ng/ml = saillie
  • 45 ng/ml la chienne n’est normalement plus fécondable
  • Entre 50 et 80 ng/ml = début du metœstrus
  • Les valeurs de progestéronémie fluctuent durant la journée. Elles peuvent être en moyenne 30 % plus élevées le matin par rapport à l’après midi. Il est important de réaliser les prises de sang toujours au même moment de la journée.
  • L’étalonnage des appareils de mesure permettant le dosage de la progestérone est différent d’un laboratoire à un autre. Un étalonnage qui, de plus, n’est pas transposable d’un laboratoire à un autre. Il est donc important de faire les dosages toujours dans le même laboratoire.  D’après l’expérience que nous avons, nous considérons que pour nous le dosage optimum est après 20 ng/ml. C’est ce dosage que nous cherchons par des prises de sang de notre chienne.  Les ovules sont matures. et nous savons que la chienne mettra bas 60 jours plus tard.
  • Faire des saillies plus tôt alors que la chienne a juste ovulé et que les ovules ne sont pas matures amènent des gestations incertaines dans la durée entre 62 et 64 jours.

    Des prises de sang régulières (à intervalles de 48h) permettent de suivre l’évolution du taux sanguin de progestérone. Le seuil de 10 ng/ml, facile à déterminer, est l’indication d’une saillie opportune dans les 12 à 24h qui sera confirmé par un dosage le lendemain et éventuellement le surlendemain.

    Chez la chienne, des études ont montré que la période d’ovulation va se situer entre le 3ème jour pour les plus précoces et le 30ème jour après le début des chaleurs pour les plus tardives.

    Votre commentaire

    Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

    Logo WordPress.com

    Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

    Photo Google

    Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

    Image Twitter

    Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

    Photo Facebook

    Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

    Connexion à %s

    %d blogueurs aiment cette page :