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Monthly Archives: mai 2010

il a eu 9 ans au mois de mars 2010
 
et là il essaye d’attraper des abricots sur l’abricotier. Ils ne sont pas encore mûrs.
Pour espérer en garder pour nous, nous avons dû mettre du grillage ce matin pour préserver l’ arbre. Car les chiens se pendent aux branches et les cassent.
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il me faudra attendre 3 mois avant que la cicatrication s’ accomplisse. C’est long de rester couché à regarder la télé ou à lire, avec de temps en temps une visite sur mon ordinateur pour lire mes messages.
Enfin cet après midi c’est la finale de la coupe d’Europe du rugby.
Angel est avec moi dans la maison les autres sont avec mon mari dans une autre partie de la maison.  Il ne faut pas qu’ils me bousculent et que je tombe.
Angel a pleuré quand je suis rentrée : je le caressais et il gémissait, il avait des choses à me raconter comme quoi il était heureux de me revoir.
je suis sortie plus vite de clinique que les docteurs l’avaient pronostiqué et je suis revenue chez moi pour la convalescence : un mois d’arrêt de travail et aussi des soins et des piqûres par une infirmière tous les jours.
Autre bonne nouvelle j’ai découvert dans le courrier le titre de championne de Belgique d’Ultramarine
 
Donc en plus d’ête championne internationale, Portugal, Espagne elle est aussi maintenant championne de Belgique.
 

Voici que je rentre en clinique cet après midi

Et je voulais faire le point sur plusieurs années d’élevage

 Quand j’ai eu mon premier dalmatien Ibert en 1993 j’ai circulé sur tous les rings d’Europe, je n’ai fait ma première portée qu’entre 2000 et 2001. Avant j’ai appris à connaître le dalmatien, je suis allée en Angleterre à la Cruft où plus de 200 dalmatiens sont exposés, je me suis posée la question de savoir pourquoi les chiens français de l’époque ne faisaient rien à l’étranger. Michel Bonne qui trustait à l’époque toutes les premières places dans les expositions du dimanche en France me disait qu’il n’allait pas à l’étranger car il ne faisait rien ou il se ramassait des très bon. Je me suis rendue plusieurs fois à Vilvoorde pendant cette période lieu de la nationale d’élevage belge et plus grand rassemblement de dalmatiens sur le continent pour me faire une opinion.

 

J’ai ensuite orienté mes choix d’élevage en conséquence car ma volonté était de produire des dalmatiens capables de concourir sur les rings d’Europe. Ultramarine de la Tour de la Bastide, arrière petite fille de mon premier dalmatien  en gagnant la nationale d’élevage l’année dernière sur 46 chiennes inscrites  a rempli toutes mes espérances. C’est mon plus beau titre.

Costa grava de la Vallée de la Chesnaie fille de Vivid Valentine de la Tour de la Bastide est devenue championne de France Internationale Espagne et Allemagne.

Et Everwood Butterfly Kiss et Everwood Miss Lizzy filles de Vivid Vamp dela Tour de la Bastide sont devenues championnes d’Allemagne

J’apprends que Vivid Valentine de la Tour de la Bastide est devenue championne d’Allemagne ce week end , et il faudrait parler aussi de Vivid Viking de la Tour de la Bastide chien né en France le plus titré.

 

Comme cela s’est-il fait ?

Je répondrai qu’il ne faut pas écouter tout ce que vous diront les ayatollahs de l’élevage. Il vous diront toujours ce qu’il ne faut pas faire mais jamais ce qu’il faut faire pour produire de beaux chiens.

Voici la liste

· ne pas travailler en consanguinité alors que j’ai travaillé en line breeding qui est une méthode d’élevage reconnue c’est-à-dire sur des origines où l’on trouve des ascendants communs et au fil des générations de plus en plus proches à condition qu’aucune tares génétiques ne se déclarent. Il faut que les portées soient saines et en bonne santé avec des qualités morphologiques. il faut que les ascendants soient dans un excellent type et transmettent leurs qualités, on a des chances alors de travailler dans un excellent type et dans une certaine continuité toujours avec le souci de produire des chiens meilleurs que leurs parents

· Ne pas importer un mâle de Norvège porteur de l’ARDS : j’ai importé Gwynmor Overlord en provenance de Norvège père de plusieurs champions qui ne m’a jamais apporté l’ARDS dans ma lignée

· Ne pas travailler sur des lignées nordiques trop fortes, trop puissantes etc :  j’ai travaillé sur des lignées nordiques pour donner de l’ossature à mes chiens   et leur donner un meilleur placement de l’épaule ce qui leur a fait remporter des titres à l’étranger les chiens français passant pour des whippets à taches.

· Ne pas prendre en compte la dysplasie, le dalmatien n’étant pas dysplasique : j’ai toujours pris en compte la dysplasie :  tous mes chiens sont A alors que le taux de dysplasique en France est de 12 % le plus haut taux en Europe.

· Ne pas travailler sur des lignées porteuses du mégaoesophage : j’ai travaillé dessus et même en consanguinité et je n’ai jamais eu de cas. La génétique est une loterie et c’est valable pour toutes les maladies génétiques. Lors de la fécondation par le spermatozoïde il y a des millions de combinaisons possibles et l’on est jamais sûr dur résultat.

· Ne pas prendre des statistiques pour des certitudes alors que la réalité de l’élevage est tout autre

· Ne pas sélectionner sur des critères négatifs, écarter de la reproduction des chiens pour cause de dysplasie, de surdité, de manque de dents, de couleur citron, de ceci de cela. J’ai eu un mâle dysplasie C dont toute la descendance est A. J’ai eu des manques de dents, c’est un caractère qui vient et repart. Des reproducteurs avec des manque de dents peuvent donner des portées entières sans manque de dents et des reproducteurs dentition complète peuvent donner des portées avec des manques de dents. Il faut penser que le dalmatien ce n ‘est pas une dentition. Le dalmatien est un trotteur d’endurance et ce n’est pas avec ses dents qu’il court.
Il faut regarder la morphologie et cette morphologie doit aller avec la fonction du dalmatien. Un dalmatien ne trotte pas avec ses oreilles non plus.
J’ai fais plus attention à la dysplasie qui est évidemment invalidante. Il faut regarder les tares génétiques qui agissent sur l’état de santé des chiens. Un chien sourd ou un chien avec des manques de dents peut être en parfaite santé. Un chien dysplasique s’il entend d’une oreille ou s’il l
ui manque des dents, c’est plus ennuyeux du fait de sa dysplasie.

· Ne pas se focaliser sur la surdité. Il faut bien comprendre qu’un chien unilatéral peut être confirmé et que sa confirmation le rend apte à la reproduction. Sa descendance sera inscrite au LOF. Il n’est pas nécessaire que le chien soit entendant des deux oreilles pour faire des expositions et concourir pour des titres de champion à l’étranger. Je suis évidemment pour faire reproduire un chien unilatéral s’il a des qualités morphologiques qui m’intéressent. Un chien bilatéral qui n’a aucune qualité morphologique ne m’intéresse pas. Je suis désolée de voir que des éleveurs pour vanter leur production se vantent que la portée est testée pour la surdité alors que les qualités des chiens sont ou les conditions d’élevage sont inexistantes. Le statut auditif du chien n’est pas un gage de qualité. Ce sont ses qualités morphologiques alliées à un pedigree intéressant et des conditions d’élevage pour produire un chiot équilibré qui feront qu’un chien sera de qualité.

· Ne pas insister sur les conditions d’élevage : j’ai beaucoup mis l’accent chez moi sur des chiots élevés en liberté non parqués dans un chenil pour qu’ils soient curieux de tout et développer leur curiosité leur assurance et leur hardiesse également élevés dans une meute d’adultes pour apprendre les codes sociaux qu’ils mettront en application dans leur famille humaine. Une chienne seule chez un particulier ne peut accomplir ce travail.

· Ne pas insister sur la socialisation du chiot : un éleveur peut socialiser un chiot au maximum, mais il faut que l’acquéreur continue. S’il laisse son chien en permanence dans un petit jardin, ou qu’il ne le sort que dans des endroits où le chien ne rencontre jamais personne, le chiot va se désocialiser et tout le travail de l’éleveur sera perdu.

· Ne pas insister sur l’éducation du chiot : un chiot s’éduque, il ne va pas s’éduquer tout seul et il faut inciter les propriétaires des chiots à aller à des cours d’éducation canine, il y aura alors un peu moins d’abandons.

· Ne pas euthanasier les chiens sourds : un chien sourd est un chien en bonne santé qui peut avoir une vie tout à fait normale si on prend la peine de l’éduquer et comme tous les chiens doivent être éduqués, un chien sourd sera éduqué comme les autres.

· Ne pas vendre un chiot pour les expositions : un chien doit être vendu pour chien de compagnie et remplir sa fonction de chien de compagnie par son caractère, sa bonne santé et son équilibre . S’il est beau et peut devenir champion félicitez vous et remerciez votre éleveur mais ce n’est aucunement une obligation. Il est impossible de prévoir le devenir d’un chiot de 8 semaines. De plus la beauté étant subjective, un chien pourra plaire à un juge et ne pas plaire à un autre. Un chien ne peut pas plaire à tous les juges.

· Ne pas résumer la santé d’un chien à des tests auditifs : j’ai testé mes chiens jusqu’à il y a deux ans pour voir la pénétrance de la surdité dans ma lignée et mon inquiétude était de vendre un chien sourd sans m’en apercevoir. Quand j’en ai eu une, je n’ai pas eu besoin d’un test auditif pour m’en apercevoir. Quand quelqu’un ne s’occupe pas de ses chiots et les élève dans un chenil ou dans un fond de garage, il ne peut pas se rendre compte qu’un chien est sourd. Nos chiots sont élevés en liberté et il est facile de s’en rendre compte.
De plus pour moi la surdité n’est pas le problème majeur du dalmatien, nous avons eu mon mari et moi trois sourds en plus de 30 ans d’élevage.
Tout ce qui est raconté sur la surdité ne sont que des mensonges pour faire la fortune des vétérinaires. On nous assassine de statistiques aux Etats Unis sur la surdité de 30 %, alors que ces chiffres recouvrent une période de plus de 20 ans et une population disparate et un standard différent du standard
européen. C’est comme ci on testait le LOF et le non LOF en France. Mais les résultats de la surdité aux Etats Unis chez les éleveurs sélectionneurs affiliés au club ne sont que de 13 %.
En Angleterre depuis 15 ans que les dalmatiens sont testés, il n’y a aucune baisse de la surdité qui est de 20 % pour 2008 au dessus de la moyenne qui est de 19 %. L’Angleterre ne connaît pas comme nous la confirmation donc là aussi on ne peut prendre les statistiques d’un pays pour di
re qu’elles sont les mêmes en France. Elles ne peuvent d’ailleurs être les mêmes puisque qu’après consultation avec les éleveurs QUI PRATIQUENT LES TESTS on arrive à un taux d’environ 12 à 13 % en fait en France.    On note également l’utilisation d’unilatéraux dans les élevages français qui n’ont pas donné de portée plus catastrophiques que des reproducteurs bilatéraux et même des portées totalement indemnes de surdité avec des unilatéraux.

· Ne pas utiliser un unilatéral à la reproduction : on se prive d’un patrimoine génétique et d’une variabilité génétique qui devient inquiétante à l’échelle mondiale. Tous les pays du monde qui écartent des unilatéraux de la reproduction importent des chiens de lignées scandinaves qui utilisent des unilatéraux ou des chiens non testés dans leur programme d’élevage. On assiste actuellement à un pillage génétique des lignées scandinaves et il va arriver que toutes les lignées au monde seront issues des mêmes reproducteurs scandinaves. On en arrive au paradoxe que les pays qui testent leurs chiens et qui disent qu’il ne faut pas utiliser les unilatéraux obligent leurs éleveurs à importer des chiens dont les ascendants ne sont pas testés ou sont unilatéraux car ils ne trouvent pas dans leur pays d’origine des reproducteurs avec des qualités morphologiques suffisantes.

· Faire croire qu’un unilatéral est un handicapé : il a fallu dans les années 1970 tester les chiens pour la surdité pour savoir que certains pouvaient être unilatéraux car il était impossible de les détecter car ils avaient un comportement normal.
J’ai vendu des unilatéraux à des gens qui savent que leur chien est unilatéral. Ils me disent que le chien entend parfaitement, qu’il leur obéit au doigt et à l’œil et ils en viennent à douter de l’unilatéralité de leur chien.
D’autres de mauvaise foi justifieront un défaut d’éducation pour se plaindre que le chien
n’obéit pas parce qu’il est unilatéral.

· Dire qu’il faut tester les chiens pour faire baisser le taux de surdité : des études ont montré qu’il faut 100 ans pour faire baisser d’1 %  la pénétrance d’une tare génétique.
Les gènes de la surdité font partie du patrimoine génétique du dalmatien comme la mutation génétique de l’acide urique dans les urines. Comme il  est impossible d’identifier les porteurs sains (ce n’est pas parce qu’un chien est entendant bilatéral qu’il ne transmettra pas les gènes de la surdité c’est au détour d’un mariage qu’une combinaison génétique l’exprime
ra plus qu’une autre. Un chien ne doit pas être écarté parce qu’il a fait une mauvaise portée avec une femelle, il pourra avec une autre femelle faire une portée tout à fait excellente et même une deuxième portée pourra être meilleure que la première.

· Dire qu’un dalmatien unilatéral ne localise pas les bruits : un chien unilatéral apprendra à diriger son audition de l’oreille qui entend et agira avec son flair. J’ai souvent noté que dans les bois suivant la direction du vent mes chiens testés bilatéraux pouvaient se diriger dans une mauvaise direction quand je les appelle. En fait ils prennent la direction du lieu où ils m’ont vu en dernier.
Si j’ai changé de direction entre temps, ils me retrouvent facilement par leur flair.
J’ai appris à mes chiens à savoir où je suis : quand ils sont dans
leur période de dressage je les emmène dans les bois et les laisse gambader devant. Alors je me cache et les chiens à un moment donné vont se retourner et ne plus me voir, ils reviennent ventre à terre et me retrouvent grâce à leur flair. Maintenant quand j’arrive à une intersection pendant la promenade, ils m’attendent pour savoir quelle direction je vais prendre, je ne les appelle jamais. Ils savent où je suis et me surveillent. Je ne passe pas mon temps à appeler mes chiens . C’est eux qui savent où je suis

· Ne pas aller en expositions : c’est en allant concourir sur tous les rings d’Europe que j’ai compris le standard, que j’ai compris les points importants que les juges recherchaient et   j’ai développé mon élevage dans la direction demandée par les juges dans tous les pays d’Europe et surtout par les juges spécialistes de la race. Il m’a fallu faire des kilomètres car en France il n’y a pas de juges spécialistes de la race. J’ai pu voir des chiens avec des trots merveilleux et celui qui n’a pas vu cela ne peut se rendre compter ce qu’est le mouvement du dalmatien. C’est le multi champion spotnik’s special selection qui à mon humble avis avait le plus beau trot parmi tous les chiens que j’ai pu voir aussi bien en Angleterre que sur les pays du continent: ce sera toujours un exemple et le dalmatien idéal pour moi.

Ne pas se préoccuper de la santé de sa lignée : c’est en travaillant sur plusieurs générations et en élevant des portées saines et bonne santé que l’on peut s’assurer que la descendance sera elle même en bonne santé. Je trouve toujours curieux que les futurs propriétaires de chiots ne s’inquiètent pas de savoir la durée de vie des ascendants de leur chiots et les problèmes de santé qu’ils ont rencontrés. C’est égalment le cas pour un éleveur, il doit se préoccuper de la bonne santé des ascendants de ses reproducteurs : jusqu’à quel âge ont vécu les grands parents les arrière grands parents et de quoi sont ils morts. Ont-ils été malades pendant leur vie / le dalmatien est prédisposé à certaines maladies et tares génétiques, il faut rechercher si les ascendants ont montré ces dispositions. C’est un principe simple qui est ignoré la plupart du temps car on part du principe qu’un chien indemne dysplasie, entendant bilatéral ,, dentition complète, non porteur de la couleur citron est forcément en bonne santé.  Mais c’est un raccourci plus que dangereux.

 

En conclusion il ne faut jamais avoir de certitudes et d’apriori pour faire de l’élevage. Chaque mariage que nous avons fait nous l’avons réalisé en croisant les doigts et en espérant que le mariage était bon; il faut se documenter sur la race, la génétique, voir comment travaillent les meilleurs éleveurs dans  le monde, sur quelles origines ou sur quels types de chien ils ont fait leur champion, étudier les pedigrees des chiens avec photos à l’appui sur plusieurs générations et évidemment se déplacer dans les grands rendez vous mondiaux et internationaux

Evidemment celui qui cherche un chien de compagnie risque de ne pas comprendre ce que j’explique au dessus. Je le comprends car mon premier dalmatien je l’ai acheté chez un particulier pas très loin de chez moi. MAIS il fut une exception car quand plus tard j’ai croisé d’autres dalmatiens en ville ou des promenades il n’avait rien à voir dans son type avec ceux que je croisais; ils étaient petits levrettés, des têtes de fouine, le museau effilé, des taches baveuses avec des poils blancs à l’intérieur, ou des petites taches appelées mouchetures, des chiens sans angulations du genou ou de l’épaule n’ayant pas le trot souple et puissant du dalmatien, mais un trot étriqué de trotinnette, et le plus souvent des chiens agressifs, hyper actifs, aboyeurs, pas du tout le caractère amical d’Ibert. Je voyais des 2 chevaux et j’avais une ferrari.

 

tout le plaisir et la joie de voir ce petit chiot s’éclater dans l’herbe car il est simplement heureux de vivre.

j’espère qu’il sera également heureux dans sa vie du future.