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Je regarde tous les jours quels sont les visiteurs sur mon site et je suis toujours étonnée de voir leurs origines géographiques : Canada, Espagne, Allemagne, Suède, Grande Bretagne, Australie, Belgique, Suède, Suisse, Pays Bas et ce matin le Bénin.

C’est intéressant d’avoir un site internet qui devient une fenêtre sur le monde. Moi même le soir je vais cliquer sur les sites d’éleveur en Australie, aux Etats Unis ou dans les pays Scandinaves.

D’ailleurs je viens de voir sur le site Jilloc un reportage photographique de l’exposition d’Utrecht et de Vilvoorde, l’éleveuse a mis une photos de la classe champion femelle et j’y vois Vivid Victory, elle parle d’une chienne française qui a fait 4e de la classe champion. Il est vrai que la juge a été étonnée de découvrir des chiens français dans ses classements.

http://www.jillocs.com/Diary%20200810.htm

comme c’est un journal il faut aller sur les journées des 26 et 27 octobre.

J’aime bien ces expositions où l’on rencontre des éleveurs de tous pays. Je parle ni allemand, ni espagnol, ni portugais ni suédois, ni hollandais alors nous nous  expliquons en anglais. 

Je suis admirative de l’élevage Jilloc comme d’autres élevages scandinaves car ils ont su allier les qualités des lignées anglaises, des lignées américaines et des lignées scandinaves pour produire de très beaux chiens.

Produire de beaux chiots coûte cher. Chez les non  cynophiles cette idée fait rage selon laquelle faire naître, élever des chiots est à la portée de ce tout un chacun qui, bien que béotien, sera toujours capable, sans avoir besoin d’aucune formation ni conseil de produire quelques bêtes ressemblant à des chiens. A priori, pas d’installations particulières, une activité qui ne coûte rien et donc rapporte forcément gros. L’éleveur s’en met plein les poches sur le dos de ce pauvre particulier dont , dans la majeure partie des cas il trompe outrageusement la bonne foi. Cette idée est entretenue par des  producteurs qui cassent les prix en nourrissant mères et petits de petits croutons de pains rassis trempés dans une eau additionnée parfois (pas souvent) de résidus de cantines et élevant des portées au fond d’une cave ou d’un garage, ce qui leur permet d’échapper aux contrôles en oubliant bien sûr de vermifuger, de vacciner voir d’identifier ce petit monde.

Cette idée a suscité et suscitera encore longtemps nombre de vocations mues par l’esprit du lucre, l’envie de se procurer un revenu espéré d’autaunt plus substantiel que l’on "oubliera" bien évidemment de le déclarer. Si certains , (pas assez) de ces fabricants de chiots arrêteront dès qu’ils rencontreront les premières difficultés, par malheur d’autres persisteront rognant de plus en plus sur les dépenses au détriment aussi bien de la qualité des chiots qu’ils mettront sur le marché que, ce qui est bien plus grave du niveau moyen de la ou des races dans laquelle ou lesquelles ils séviront.

A moins de se boucher les oreilles et les yeux, le cynophile sérieux prendra très rapidement conscience que la qualité revient cher et que cynophilie est une voie opposée à celle conduisant vers la fortune. Il faut tordre le cou à cette idée que le chiot ne coûte rien à produire. Un éleveur se voit vite contraint de céder une partie de sa production en échange d’un peu de cette monnaie indispensable pour acquitter les factures. Les objectifs que se fixe un éleveur au niveau de la qualité se répercutera sur les coûts car vouloir produire des chiots issus de champions revient évidemment plus cher que si l’on se contente de reproducteurs simplement confimés. Vouloir faire nâitre de beaux chiots pour les conduire en expositions ou concours demande beaucoup plus d’argent que si l’on ne vend que des chiens ordinaires. Faire des trajets de 2500 km pour faire des champions a un coût beaucoup plus important que celui qui ne sort jamais ses chiens en expositions ou qui fait deux ou trois expositions par an à côté de chez lui.

Dans le prix d’un chiot, il faut connaître tous les composants, c’est à dire tout ce qui est nécessaire pour "fabriquer un bon et beau chiot".

Il y a les dépenses d’investissement et les dépenses de fonctionnement.

Celui qui élève une portée par an ou une portée tous les deux ans n’a forcément pas les mêmes installations que celui qui a plusieurs chiennes et fait plusieurs portées par an. Ces investissements qui sont réalisées sont utilisables sur plusieurs années mais  peuvent amener à des dépenses d’amélioration ou d’extension.

Enfin le budget de fonctionnement n’est pas le même pour celui qui a deux ou trois chiennes reproductrices que pour celui qui en 5 ou 6, sans compter les chiennes qui après leur carrière de reproductrice vieillissent tranquillement à la maison. J’en ai une qui a 17 ans actuellement, une autre est morte à 13 ans cet été. Il faut donc compter un budget de fonctionnement qui comprend l’aliment, les soins vétérinaires, l’eau, le téléphone, électricité, lessive, désinfectants, produits antiparasitaires, chauffage, frais de déplacements pour les saillies extérieurs ou à l’étranger, les expositions, cotisations aux différents clubs de race, achat de petit matériel comme caisse de mise bas, caisse de transport, vet bed, gamelles etc.

Ainsi pour donner des exemples, le poste alimentation pour l’année 2007 était de 4240.68 euros, le poste vétérinaire était de 4256.89 euros et le poste exposition était 9606.13 euros., le poste matériel de transport se monte à 5500 euros.  Tous ces chiffres sont donnés en hors taxe. A ces chiffres il faut ajouter l’eau, l’électricité, lessive, désinfectants, produits antiparasitaires, chauffage, assurances, petit matériel, documentation diverse et aussi toutes les heures passées à nettoyer, désinfecter, ramasser les crottes et les nuits blanches lors des mises bas, et les heures à s’occuper de nos chiens pour les promener, les éduquer, les préparer aux expositions et à s’occuper des chiots de leur naissance à leur départ de la maison. 

Nous avons fait le choix de la qualité à travers les expositions canines dans toute l’europe : il faut avoir les sujets capables de concourir.

D’autres ont fait un autre choix, chacun fait selon ce qu’il pense le mieux pour la race, sans que le choix de l’un soit plus critiquable ou meilleur que le choix de l’autre, toutes ces synergies concourent à l’amélioration de la race et le travail des uns et des autres construit le dalmatien de demain.

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