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Monthly Archives: novembre 2008

Pascale Delavier m’a envoyé un SMS samedi matin; elle est en Allemagne. Vivid Valentine de la Tour de la Bastide a obtenu le CAC en classe champion aujourd »hui et sa fille Costa de la Vallée de la Chesnaie ( Vivid Valentine de la Tour de la Bastide x Cool Spots Ascot) est devenue championne d’Allemagne Junior.
Félicitations à Pascale. Valentine avait déjà gagné en Allemagne, elle a remportait des CAC CACIB Espagne, au Luxembourg, en Belgique et aussi en France !!!!! Et en plus sa fille suit le chemin de sa mère.
 
Autre SMS aujourd’hui qui confirme les résultats d’hier, Valentine fait le CAC en classe champion et Costa fait le CAC en classe jeune.
Valentine avec le CAC obtenu à Leipzig a maintenant 3 CAC, sa propriétaire vise le championnat d’Allemagne pour Valentine.
 
Il y a plusieurs moyens d’être champions d’un pays en Europe .
En France, comme en Espagne ou au Portugal, il faut gagner le CAC le championnat  et ensuite avoir trois CAC dans des expositions internationales ou nationales. S’il est relativement facile d’avoir un CAC dans une nationale ou une internationale en France, Portugal ou en Espagne, gagner le CAC de championnat est plus difficile car la concurrence est rude. Par exemple cette année à Talavera où se jugeait le CAC de championnat il y avait autant de monde qu’au championnat de France.
 
Une autre façon est celle de la Belgique, de l’Allemagne ou des Pays bas ou de la Suisse, il faut obtenir un certain nombre de CAC, 4 par exemple en Belgique. Ces CAC sont obtenus dans des expositions nationales, internationales. Même le CAC obtenu à la nationale d’élevage n’a pas plus de valeur que celui obtenu dans une internationale ou une nationale. Vous vous direz c’est donc plus facile, et bien non car la concurrence est rude dans les expositions internationales et nationales . En effet, par exemple la Belgique ou les Pays Bas sont le rendez vous des éleveurs du nord de l’europe où la qualité des chiens n’est plus à démontrer. Donc ce n’est pas évident. On ne peut pas en dire autant de la France où l’on voit rarement un éleveur hollandais, belge, allemand ou suisse.
 
Si à l’étranger on rencontre d’autres éleveurs des pays étrangers ainsi en Espagne, des Portugais, des Italiens ne sont pas rares.
En Belgique ce sont des hollandais et des allemands. Aux pays Bas en plus des hollandais et des allemands on peut trouver des suédois et des norvégiens. Il en est de même de l’Allemagne et de la Suisse qui avec sa proximité avec l’Italie voir beaucoup d’éleveurs italiens exposés.
 
Il faut aussi parler des juges, la France a la triste réputation d’inviter dans ses expositions toujours les mêmes juges français, avoir un juge étranger est une curiosité. Ces juges français voient toujours les mêmes chiens, les mêmes éleveurs . D’où une réputation de jugement de copinage.
L’étranger fait appel à des juges de toute nationalité : si bien que vous pouvez tomber en Belgique, aux Pays Bas ou en Espagne sur un juge croate, estonien, anglais, norvégien ou un juge hollandais pour l’Espagne et la Belgique ou un juge belge pour les Pays Bas ou l’Espagne. L’avantage c’est que le juge ne connaît plus les chiens et les éleveurs, il va juger le chien qui lui semble le meilleur.
 
A cela il faut rajouter le coût de ces expositions. Celui qui habite dans le Nord de la France et qui doit descendre quatre fois dans le meilleur des cas pour que son chien soit champion d’Espagne ou celui qui habite dans le sud de la France pour aller en Beligique il faut qu’il soit sûr de la qualité de son chien car si on fait 2e et çà arrive plus souvent qu’on ne croit il faut recommencer….Il faut donc être véritablement passionné par la race et être déterminé car ce choix dans son budget se fera évidemment au détriment de la construction de sa piscine ou d’un voyage au ski ou au bord de la mer….
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Les chiots de Starlight nés le 12 octobre 2008 et ceux d’Ultramarine nés le 17 octobre 2008 ont été pucés et vivent maintenant ensemble.
Aujourd’hui entre deux averses, un rayon de soleil inespéré a permis de tourner une vidéo de leurs activités.
Ce soir, il a fortement grelé. Il y a une couche de glace sur la pelouse. Espérons que le temps soit meilleur demain.
Je suis partie samedi après midi pour Barcelone chez Vincens Bellès éleveur de dalmatiens depuis plus de 30 ans sous l’affixe de LLibra Casanova et que nous connaissons depuis 15 ans. Notre premier dalmatien Ibert était le petit fils de Cabdal de la LLibra Casonova.
Notre chienne Toulouse était en chaleur et d’après son dosage de progestéron du matin (27) c’etait le bon jour pour la saillie.
J’ai emmené California aussi. Environ 600 km à faire mais un endroit superbe. Vincens qui est aussi président du club du dalmatien espagnol m’a reçu chez lui et nous avons parlé dalmatien, comparer nos points de vue, etc…
Il a un mâle superbe fils du champion d’Angleterre Dalmark the shadow Moon at Nospar et de la championne d’Espagne Joia de la LLibra Casanova que nous avions vu lors de nos périgrinations.
Nous avons travaillé depuis plusieurs années sur des lignées scandinaves avec une base anglaise. Nous avons voulu fixer la bonne inclinaison de l’épaule des chiens nordiques dans notre lignée ce qui donne une excellente extension des antérieurs.
Les chiens norvégiens ont tendance à avoir pour certains de longs dos. Il est vrai que dans nos portées nous avons des chiens longs et des chiens plus courts.
Nous allons retravaller maintenant sur des lignées anglaises pour fixer ce dos court tout en essayant de conserver cette bonne inclinaison de l’épaule. C’est une autre étape, un pas à franchir pour aller vers les qualités que nous recherchons. Rome ne s’est pas fait en un jour, le chien que nous souhaitons non plus.
Il faisait un temps magnifique et bien ensoleillé aujourd’hui dans la campagne espagnole parmi les oliviers et les vignes. Vincens et son frère jumeau habitent un ancien mas qu’ils ont restauré près du village de Montferri. L’électricité est produite par des panneaux solaires. Ils ont un cochon vietnamien et deux chèvres qui ont beaucoup intrigué nos deux chiennes.
Les chiots devraient naître le 10 janvier, Vincens m’a dit qu’il viendrait les voir et nous serons contents de le recevoir.
Vivid Valentine de la Tour de la Bastide fille de notre champion international d’Espagne, Luxembourg et Portugal Gwynmor Overlord et de notre championne de Belgique et internationale Toulouse von den Beverstedeter Mulhen est devenue hier à Bilbao championne d’Espagne en plus d’être championne internationale.
Vivid Valentine appartient à Philippe et Pascale Delavier. Valentine a aussi fait 2e du groupe 6.
Je les félicite tous les deux car ils le méritent : Pascale est totalement sourde et Philippe est sourd à 80 %.
Notre élevage obtient ainsi son 20 e titre de champion.
Elle est d’autant plus contente que grâce au mâle que je lui avais indiqué Cool Spots Ascot, Pascale a aussi deux filles de Valentine qui marchent bien en exposition, elles ont fait 2e et 3 e de la classe jeune à la nationale d’élevage à Vilvoorde et Cold Moutain a fait meilleur jeune à Bilbao.
Je viens d’utiliser son mâle Everwood Boxing Balboa fils de Vivid Vamp de la Tour de la Bastide et de Gwynmor Undercover Agent sur ma chienne Starlight de la Tour de la Bastide et la portée est excellente. Mais Starlight m’a toujours fait de petites merveilles.
Nous travaillons en synergie Pascale Delavier et Samuel Tireau le propriétaire de Vamp. Il m’a également appris hier que Everwood Buzy Miss Lizzy, la fille de Vamp et soeur de Boxing avait remporté encore des CAC en Allemagne trop tôt pour être championne d’Allemagne car le dernier devra être obtenu après le 11 novembre.
Si Samuel ne sort pas en exposition, il a su tirer partie du potentiel de la chienne Vivid Vamp de la Tour de la Bastide et du mariage  avec Gwynmor Undercover Agent.
C’est intéressant pour un éleveur comme moi quand des personnes achètent des chiennes ou des chiens de mes lignées pour faire des expositions et de la reproduction , et qu’ils savent utiliser ce que je leur mets entre les mains. J’assure le suivi de mes chiens et un devoir de conseil pour la reproduction.
 
Je regarde tous les jours quels sont les visiteurs sur mon site et je suis toujours étonnée de voir leurs origines géographiques : Canada, Espagne, Allemagne, Suède, Grande Bretagne, Australie, Belgique, Suède, Suisse, Pays Bas et ce matin le Bénin.

C’est intéressant d’avoir un site internet qui devient une fenêtre sur le monde. Moi même le soir je vais cliquer sur les sites d’éleveur en Australie, aux Etats Unis ou dans les pays Scandinaves.

D’ailleurs je viens de voir sur le site Jilloc un reportage photographique de l’exposition d’Utrecht et de Vilvoorde, l’éleveuse a mis une photos de la classe champion femelle et j’y vois Vivid Victory, elle parle d’une chienne française qui a fait 4e de la classe champion. Il est vrai que la juge a été étonnée de découvrir des chiens français dans ses classements.

http://www.jillocs.com/Diary%20200810.htm

comme c’est un journal il faut aller sur les journées des 26 et 27 octobre.

J’aime bien ces expositions où l’on rencontre des éleveurs de tous pays. Je parle ni allemand, ni espagnol, ni portugais ni suédois, ni hollandais alors nous nous  expliquons en anglais. 

Je suis admirative de l’élevage Jilloc comme d’autres élevages scandinaves car ils ont su allier les qualités des lignées anglaises, des lignées américaines et des lignées scandinaves pour produire de très beaux chiens.

Produire de beaux chiots coûte cher. Chez les non  cynophiles cette idée fait rage selon laquelle faire naître, élever des chiots est à la portée de ce tout un chacun qui, bien que béotien, sera toujours capable, sans avoir besoin d’aucune formation ni conseil de produire quelques bêtes ressemblant à des chiens. A priori, pas d’installations particulières, une activité qui ne coûte rien et donc rapporte forcément gros. L’éleveur s’en met plein les poches sur le dos de ce pauvre particulier dont , dans la majeure partie des cas il trompe outrageusement la bonne foi. Cette idée est entretenue par des  producteurs qui cassent les prix en nourrissant mères et petits de petits croutons de pains rassis trempés dans une eau additionnée parfois (pas souvent) de résidus de cantines et élevant des portées au fond d’une cave ou d’un garage, ce qui leur permet d’échapper aux contrôles en oubliant bien sûr de vermifuger, de vacciner voir d’identifier ce petit monde.

Cette idée a suscité et suscitera encore longtemps nombre de vocations mues par l’esprit du lucre, l’envie de se procurer un revenu espéré d’autaunt plus substantiel que l’on "oubliera" bien évidemment de le déclarer. Si certains , (pas assez) de ces fabricants de chiots arrêteront dès qu’ils rencontreront les premières difficultés, par malheur d’autres persisteront rognant de plus en plus sur les dépenses au détriment aussi bien de la qualité des chiots qu’ils mettront sur le marché que, ce qui est bien plus grave du niveau moyen de la ou des races dans laquelle ou lesquelles ils séviront.

A moins de se boucher les oreilles et les yeux, le cynophile sérieux prendra très rapidement conscience que la qualité revient cher et que cynophilie est une voie opposée à celle conduisant vers la fortune. Il faut tordre le cou à cette idée que le chiot ne coûte rien à produire. Un éleveur se voit vite contraint de céder une partie de sa production en échange d’un peu de cette monnaie indispensable pour acquitter les factures. Les objectifs que se fixe un éleveur au niveau de la qualité se répercutera sur les coûts car vouloir produire des chiots issus de champions revient évidemment plus cher que si l’on se contente de reproducteurs simplement confimés. Vouloir faire nâitre de beaux chiots pour les conduire en expositions ou concours demande beaucoup plus d’argent que si l’on ne vend que des chiens ordinaires. Faire des trajets de 2500 km pour faire des champions a un coût beaucoup plus important que celui qui ne sort jamais ses chiens en expositions ou qui fait deux ou trois expositions par an à côté de chez lui.

Dans le prix d’un chiot, il faut connaître tous les composants, c’est à dire tout ce qui est nécessaire pour "fabriquer un bon et beau chiot".

Il y a les dépenses d’investissement et les dépenses de fonctionnement.

Celui qui élève une portée par an ou une portée tous les deux ans n’a forcément pas les mêmes installations que celui qui a plusieurs chiennes et fait plusieurs portées par an. Ces investissements qui sont réalisées sont utilisables sur plusieurs années mais  peuvent amener à des dépenses d’amélioration ou d’extension.

Enfin le budget de fonctionnement n’est pas le même pour celui qui a deux ou trois chiennes reproductrices que pour celui qui en 5 ou 6, sans compter les chiennes qui après leur carrière de reproductrice vieillissent tranquillement à la maison. J’en ai une qui a 17 ans actuellement, une autre est morte à 13 ans cet été. Il faut donc compter un budget de fonctionnement qui comprend l’aliment, les soins vétérinaires, l’eau, le téléphone, électricité, lessive, désinfectants, produits antiparasitaires, chauffage, frais de déplacements pour les saillies extérieurs ou à l’étranger, les expositions, cotisations aux différents clubs de race, achat de petit matériel comme caisse de mise bas, caisse de transport, vet bed, gamelles etc.

Ainsi pour donner des exemples, le poste alimentation pour l’année 2007 était de 4240.68 euros, le poste vétérinaire était de 4256.89 euros et le poste exposition était 9606.13 euros., le poste matériel de transport se monte à 5500 euros.  Tous ces chiffres sont donnés en hors taxe. A ces chiffres il faut ajouter l’eau, l’électricité, lessive, désinfectants, produits antiparasitaires, chauffage, assurances, petit matériel, documentation diverse et aussi toutes les heures passées à nettoyer, désinfecter, ramasser les crottes et les nuits blanches lors des mises bas, et les heures à s’occuper de nos chiens pour les promener, les éduquer, les préparer aux expositions et à s’occuper des chiots de leur naissance à leur départ de la maison. 

Nous avons fait le choix de la qualité à travers les expositions canines dans toute l’europe : il faut avoir les sujets capables de concourir.

D’autres ont fait un autre choix, chacun fait selon ce qu’il pense le mieux pour la race, sans que le choix de l’un soit plus critiquable ou meilleur que le choix de l’autre, toutes ces synergies concourent à l’amélioration de la race et le travail des uns et des autres construit le dalmatien de demain.

Aujourd’huit nous avons pris des photos individuelles des chiots de STARLIGHT.
Ils sont encore petits mais certains ont bien tenu la position.
Pour ceux qui se demandent ce qu’ils lèchent c’est du yaouth. Ils en sont friands.
Demain, nous allons les installer dans une pièce spécialement aménagée pour eux où ils quitteront la caisse de mise bas pour commencer à s’aventurer à l’extérieur. Ils commenceront à faire pipi à l’extérieur de leur panière, puis au fur et à mesure qu’ils vont acquérir des forces et de l’autonomie, ils iront faire leur besoin de plus en plus loin. D’abord dans la pièce, puis dans la courette annexe, puis ils pourront passer par une trappe et auront accès au jardin.
 
photos individuelles des chiots sur ce lien :