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Monthly Archives: novembre 2007

CYNOMAG HORS SERIE  BEST OF ROBIN DES RINGS

« En France, c’est rarement le nombre d’exposants attirés par un juge qui influencera sa réinvitation dès lors qu’il a des potes dans les canines régionales ou clubs. Et pourtant tous par fierté personnelle, tiennent à drainer le plus de monde possible. Quand ils réussissent, pour ne pas paraître vantards, ils font semblant de se plaindre : « vous vous rendez compte, ils m’ont collé 70 chiens à juger ! » En vérité, ils sont ravis. On n’entendra jamais aucun juge s’exclamer : «  c’est super, il n’y a que 7 péquenots qui ont fait le déplacement pour voir ma tronche ! » Dans ce cas, tous les autres juges en font des gorges chaudes, pour mieux rabaisser leur confrère tout en se revalorisant.

 

Excellent dernier

Chaque juge a sa technique plus ou moins lourde pour appâter le client. Beaucoup emploient la méthode Jacques Martin : à la fin du jugement, tous les fans ont gagné un carton rouge excellent. Quant aux slips de jugements, ils pourraient les imprimer avec des cases pré-remplies d’ «Excellent ».

Tout est tellement excellent qu’on va finir par retrouver à la prochaine Mondiale un paquet de novices français hyper-motivés, tenant au bout de leur laisse à enrouleur d’excellentissimes Médors avec leurs harnais à clous. L’éleveur y perd aussi son latin avec ce genre de jugement. Il vient pour avoir un avis sur des points à améliorer chez ses chiens et s’entend dire que tout est parfait, s’entend donc à avoir l’IB et pète un câble s’il est dernier.

D’autres juges pratiquent la technique du rabattage. Ca commence un an avant la date prévue dès qu’ils ont reçu leur invitation. Ils placent à toutes les sauces : « Au fait, je juge à tel endroit, faites le plein ! »

Quand il s ‘agit d’un juge qui expose régulièrement, il devient subitement très fair-play et dit à tous ses concurrents que leurs chiens sont magnifiques. Comme çà, le moment venu, il leur fait faire à tous des centaines de kilomètres pour se prendre un râteau.

D’autres méthodes de rabattage manquent simplement d’élégance : certains juges jouent les fossoyeurs, ils guettent les perdants qui sortent du ring d’un confrère et leur disent : « Votre chien aurait dû gagner. Venez plutôt sous mes jugements à Pétaouchnok ».

Ensuite il y a les juges trop timorés qui ne veulent surtout pas blesser les exposants et qui émettent des avis  qui énervent, du style «  je préfère le vôtre mais je ne veux pas déclasser le champion ». Alors que c’est peut être un titre biscornu obtenu en ne battant aucun autre chien. Mais là, le juge, en plus de prouver qu’il n’a rien dans la culotte, prouve aussi qu’il n’a rien dans la tête car niveau clientélisme, il est perdant ; il ne reverra plus les classes ouvertes.

 

Un pour toi, un pour moi

Les juges n’ont pas le même comportement selon la catégorie d’expositions. Dans les CACS, c’est assez tranquille : peu de gros éleveurs les fréquentent. Il y a toujours l’éleveur local à qui il faut donner le Meilleur de RACE et il reste un autre CAC pour faire plaisir à quelqu’un à qui on n’a jamais donné un IB. Le juge a largement le temps de se créer une petite clientèle, de dire à toutes les classes puppies et débutants que leur chien est plus que prometteur et qu’il aimerait beaucoup le revoir plus tard. Il lance un petit commentaire gentil par-ci, par-là.

Et si le chien est vraiment très moche, le juge peut toujours s’extasier sur la propriétaire. Ca marche très bien. On n’imagine pas à quel point certains exposantes sont prêtes à se mettre à genoux pour gagner en expo.

Dans les CACIB il faut savoir partager : un pour toi, un pour moi. Ce qui oblige les éleveurs a faire plein de changements de handlers s’ils veulent avoir une chance de gagner les 2 CACIB même s’ils les méritent. Une fois les 2 CACIB distribués, s’il ne reste rien à donner à un troisième gros éleveur, on peut toujours lui donner en lot de consolation la classe jeune, même s’il tient honteusement au bout de sa laisse le pire chien qu’un client l’a supplié de présenter. Et que faire de tous les éleveurs moyens qui meublent continuellement les rings sans jamais gagner un IB ? Il faut savoir de temps en temps leur donner une prime d’assiduité dans un CACIB peu fréquenté où il n’y a pas trop de gens pour râler.

A force d’essayer de fidéliser sa clientèle, le juge peut tomber sur un éleveur pansement qui le suit partout en France, et même à l’étranger. S’il a un chien moyen c’est très bien, mais si son chien mérite l’IB à chaque fois, il faut absolument le sacrifier de toute urgence, sinon les autres ne viendront plus.

Les championnats posent toujours problème. Il y a plein de gros éleveurs et seulement deux places à prendre : les jalousies entre éleveurs sont terribles. Pour échapper au lynchage le mieux est de repérer deux  étrangers et de leur donner vite fait bien fait  les deux CAC du championnat. Certes, les Français vont être un petit peu fâchés, mais beaucoup moins que si c’était l’un des leurs. Et puis tous reviendront doux comme des agneaux au prochain jugement.

Au final, s’il n’est pas certain que toutes ces méthodes démagogiques attirent réellement plus d’exposants, l’exposant lucide qui vient d’obtenir le CACIB regardera son carton d’IB tant convoité d’un œil sceptique s’il voit des aberrations de jugement dans les classes suivantes ; sa joie sera alors bien entamée.

Et si les juges arrêtaient de se comporter en épicier des rings en se contentant de juger les chiens en fonction de leurs mérites ? Les exposants dans leur immense majorité ne sont pas dupes de cette grande braderie censée les arranger tous. Et peut être finiraient-ils par apprécier un juge qui leur dirait la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. »

 

En quatorze ans d’expositions, je peux dire que cette satyre des expositions canines a toute mon approbation. Pour moi le seul remède est aller en France dans une exposition où est invité un juge étranger ou bien aller à l’étranger avec des juges étrangers au pays où l’exposition à lieu, c’est le seul moyen pour que le chien soit jugé et non pas le bout de laisse et pour tenter d’avoir une juste appréciation de son chien. Sinon les expositions canines restent du cirque.

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Ce texte vient de la revue officielle de la cynophilie française . Son auteur est Didier Leportois.
 "Car il faut être un peu fou pour s’engager sur la voie de l’élevage de sélection : consacrer son temps quotidien sans faille et sans relâhce à l’entretien de ses protégés qui ne connaissent ni dimanche ni jours fériés. Les nourrir, les abreuver, nettoyer, curer, désinfecter, ramasser les crottes, surveiller et soigner jusqu’à se relever souvent la nuit ( surtout quand il y a des portées). Les abriter des intempéries et les chauffer l’hiver, leur éviter la canicule l’été. Les promener, les éduquer, limiter ses départs en vacances pour ne pas relâcher sa surveillance. Leur consacrer le budget de ses loisirs. Subir parfois les foudres des voisins que les aboiements dérangent, encourir quelquefois la lassitude et l’incompréhesion du conjoint. Sacrifier aux délices des arcanes adiministratifs et braver les épizooties.
Voilà et j’en oublie, le calvaire de l’éleveur. Si de telles conditions d’exercice étaient imposées dans le cadre d’une activité professionnelle, nul doute que les candidatures ne seraient pas nombreuses et que les grèves y succéderaient aux mouvements syndicaux…….
Et pourtant on voit l’amateur s’y complaire : il déclare même volontiers au béotien incrédule que cette grande passion est le sel de sa vie….D’aucunes imagineront qu’il obtient un large retour financier qui le dédommage largement de ses efforts. Hélas, nul éleveur n’a jamais fait fortune et les rares chanceux dont la trésorerie se retouve occasionnellement positive, réinvestissent leurs gains dans leur hobby…….
 
Alors qu’est qui fait courir les éleveurs ?
Le hasard d’un coup de foudre souvent, une rencontre dans la nature ou dans une exposition, avec une boule de poils, pas forcément la plus étonnante, mais celle dont un regard, une attitude, un trait de vivacité aura su enflammer son imagination ou exciter sa curiosité.
Viendra l’acquisition du premier sujet qui le fera entrer dans l’intimité de la gent canine et découvrir la vie sous des aspects qui échappent la plus souvent au commun des mortels. Il sera le  témoin privilégié des premières reproductions qu’il aura su favoriser en bichonnant ses pensionnaires. Acteur et spectateur, il aura participé au grand miracle de la vie. Peu importent les efforts, les contraintes et les désillutions, le plus petit succès le pousse à aller vers plus difficile.
Le long de sa route il va rencontre dans les associations des amis tout aussi mordus que lui qui vont souvent devenir sa famille de coeur. Il va s’informer, se former, découvrir des champs de connaissances scientifiques qui lui étaient parfois totalement étrangers. Il va allier l’esprit et la main pour se mettre au service de Vivant et pourra prendre une part active à la préservation de certaines races.
 
L’éleveur amateur est un artisan de la VIE, il en a une connaissance pragmatique et juste, il sait s’impliquer, il a la passion du résultat, il est un vecteur du respect bien compris des espèces animales. Voilà qui vaut bien un grain de folie douce, sans doute !
Depuis 30 ans, le lien entre la violence envers les animaux et envers les personnes est devenu de plus en plus évident. Selon les mots du professeur Andrew Linzey, fondateur et directeur de l’Oxford Centre for Animal Ethics (OCAE), de création récente, ‘la cruauté envers les animaux n’est pas seulement injuste pour les animaux : on constate maintenant, d’une façon de plus en plus évidente, que la cruauté envers les animaux est préjudiciable aux êtres humains’.
Afin d’étudier ce lien, l’OCAE et la League Against Cruel Sports ont organisé le 18 septembre 2007, à Keble College, à Oxford, une conférence internationale inédite sur le thème The Relationship between Animal Abuse and Human Violence. À cette conférence, parrainée par One Voice, ont participé les plus éminents spécialistes de ce domaine d’étude. Étaient présents des professionnels du bien-être animal, de la protection des enfants, de la prévention des délits et des crimes, du droit, du social, de l’éducation et des sciences vétérinaires provenant des cinq continents.

Au cours de cette conférence, on a analysé les preuves de ce lien, sa signification possible, sa portée morale et ses implications en matière de politique sociale et légale future.

Les preuves de ce lien sont ‘incontestables’

‘Depuis 1987, les psychiatres admettent que la maltraitance des animaux est un symptôme important d’un comportement antisocial dans le présent et potentiellement dans le futur’ a expliqué Frank Ascione, professeur de psychologie à l’Université d’État de l’Utah et éminent pionnier dans l’étude du lien entre le mal fait aux animaux et la violence interpersonnelle. Ascione, qui s’est félicité de la tenue de cette conférence en y voyant `une étape décisive pour l’évaluation de nos connaissances actuelles sur ces questions’, l’a inaugurée en présentant la synthèse de trente ans de recherche sur ce lien.

Comme Frank Ascione l’a déclaré aux participants, des recherches montrent que la maltraitance des animaux est particulièrement répandue dans les foyers dans lesquels les enfants sont maltraités ou dans lesquels la femme est frappée par son compagnon.

Cette idée a reçu le soutien d’une autre spécialiste éminente, Eleonora Gullone, professeur associé de psychologie à l’université Monash, en Australie. Il est ‘incontestable que l’agression dirigée vers les animaux et l’agression dirigée vers les humains ne constituent pas deux comportements distincts : de façon prévisible, les deux comportements sont liés’ a-t-elle déclaré. `En fait, la maltraitance des animaux peut servir d’indicateur des autres types de violence avec une précision remarquable, qu’il s’agisse de la violence familiale, de la criminalité ou de la maltraitance des enfants.’

Crimes envers les animaux et crimes envers les humains

Le Centre national pour l’étude des crimes violents du FBI prend très au sérieux le lien entre cruauté envers les animaux et violence envers les humains. Alan C. Brantley, agent spécial du FBI aujourd’hui à la retraite, a évoqué une liste qu’il avait élaborée à l’attention des agents chargés du maintien de l’ordre pour l’évaluation des individus soupçonnés d’être dangereux. Il était révélateur de constater que la moitié des 16 traits de caractère qu’il avait identifiés chez les délinquants violents étaient liés à la maltraitance des animaux.

Comme l’a déclaré Jack Levin, célèbre professeur de sociologie et de criminologie à l’Université Northeastern de Boston, dans un discours intitulé “Le lien entre la maltraitance des animaux et les meurtres en série à caractère sadique”, la plupart des criminologues admettent que la violence exercée contre les animaux permette de prédire une violence future envers les animaux et envers les gens.

Il a appelé les décideurs publics et les responsables d’éducation à apporter une aide à tous les enfants qui font du mal aux animaux. ‘Ce faisant, nous limiterons aussi la cruauté envers les animaux.’

Collaboration entre les associations

Il a été constaté que, dans le monde entier, les preuves de ce lien devenant plus visibles, les habitudes étaient en train de changer, et que l’on voyait apparaître des programmes concrets de collaboration entre des vétérinaires, des spécialistes de l’audit du bien-être animal et des organismes de protection de l’enfance.

Certains États des États-Unis obligent maintenant les vétérinaires et autres professionnels du bien-être animal à signaler, de la même manière que les médecins et les agents de police, tout cas de suspicion de maltraitance d’enfant. Au Royaume-Uni, la SPA britannique et l’association nationale de protection de l’enfance ont adopté des protocoles de signalements croisés.

Et les associations travaillent de concert à développer des programmes d’adoption des animaux pour venir en aide aux victimes humaines et animales de la violence. Ces programmes sont nécessaires parce que les foyers d’accueil n’acceptent pas les animaux de compagnie, si bien que les femmes exposées choisissent souvent de rester avec leur partenaire violent, pour ne pas laisser leur chien ou leur chat.

Dans son discours intitulé “Elevages industriels : la violence institutionnalisée”, Jeffrey Moussaieff Masson, psychanalyste et professeur à l’Université d’Auckland, a établi un lien entre l’indifférence généralisée vis-à-vis de la cruauté des élevages en batteries et la négation des violences sexuelles perpétrées sur les enfants `qui a caractérisé la psychiatrie, la psychologie et la psychanalyse au cours du XXe siècle’. Il a affirmé l’urgente nécessité d’une étude de la “psychologie du déni” dans chacun de ces deux domaines, si l’on voulait espérer que le monde soit un jour moins violent. Masson est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels "Quand les éléphants pleurent".

Je viens de retrouver écrit par le professeur Bernard Denis qui est une autorité en la matière et dont  nul ne pourra contesté la compétence,  dans le pavé qu’est la lutte contre les tares génétiques éditée par la Societé Francophone de Cynotechnie, un article intitulé ANOMALIES ET AFFECTIONS HEREDITAIRES A EXPRESSION IMMEDIATE ET PRECOCE

 

"Le catalogue des anomalies à forte ou moyenne composante héréditaire frappant le chien est impressionnant, 281 en 1989 sans doute plus de 300 aujourd’hui. Pour nombre d’entre elles, la preuve de l’intervention de l’hérédité n’a pas été apportée. Cependant le chien de race paie un lourd tribut à la pathologie héréditaire, Il apparaît bien que certaines affections, parmi lesquelles la dysplasie coxo fémorale , diverses anomalies oculaires , ont atteint une fréquence élevée, parfois ahurissante dans certaines races. Aucun phénomène semblable n’est connu actuellement dans les autres espèces.  

Est il possible d’éliminer tous les gènes défavorables  ? Il faut évacuer cette idée fausse, le souhait de ne mettre qu’à la reproduction que des animaux génétiquement indemnes de tares. Tout individu possède un certain nombre de gènes défavorables, à l’état hétérozygote. Eliminer la totalité des gènes défavorables que recèle une population donnée est donc pure utopie.

 

Il est impossible dans une population donnée que n’apparaissent pas de temps à autre des anomalies d’origine génétique. Tout le problème est qu’elles demeurent à un niveau acceptable et qu’elles n’apparaissent pas en série.

Génétique et comportement    l’état des connaissances

Patrick Pageat

 

Le déterminisme génétique du comportement du chien est un sujet sur lequel l’éleveur s’interroge.

Il est vital pour lui de cerner les paramètres qui déterminent les caractéristiques comportementales des chiens et d’identifier ceux sur lesquels il est susceptible d’agir.

La recherche en génétique des comportements chez le mammifères a dirigé l’attention du docteur Patrick Pageat dans trois directions :

Les résultats obtenus chez les rongeurs

L’héritabilité de certaines maladies psychiatriques chez l’homme

L’amélioration zootechnique des espèces consommées par l’homme.

 

Chez les rongeurs, de nombreux chercheurs se sont intéressés à l’héritabilité des conduites agressives et du comportement maternel. Ils ont cherché à déterminer si la tendance à produire facilement des réactions agressives était ou non héréditaire.

Des travaux ont mis en évidence l’influence de facteurs environnementaux intra-utérins et notamment l’influence du voisinage intra-utérin. Ainsi chez la souris, un fœtus femelle placé entre deux fœtus mâles se montre significativement plus agressif. Il semble que le mode de placentation des rongeurs, en rendant possible les échanges sanguins entre fœtus, conduit à une élévation du taux sanguin de testostérone chez ces femelles, ce qui serait à l’origine d’une plus grande agressivité. Le point qui retient notre attention est qu’il s’agit bien d’un facteur environnemental et non génétique. De même des études menées sur l’influence du stress subi par la mère pendant la gestation permettent d’observer une tendance de la progéniture des femelles stressées à être plus anxieuses.

Les études concernant le comportement maternel ont montré des résultats plus nets pour certains aspects. Ainsi, des mutations concernant le gène codant pour un sous-type de récepteur de la prolactine, sont à l’origine de troubles majeurs du comportement maternel et notamment d’un refus des contacts avec la portée.

 

Chez l’homme, il apparaît que certaines affections psychiatriques comme la schizophrénie, la psychose maniaco-depressive et certains autismes reconnaissent un fort déterminisme génétique. Les conditions environnementales ne semblent jouer que comme facteur minorant ou majorant la sévérité des troubles. Les malades sont porteuses d’anomalies probables d‘un ou plusieurs neurotransmetteurs, ce qui crée un contexte de vulnérabilité qui s’exprimera à l’occasion d’une déstabilisation physiologique (puberté, grossesse)..

 

Chez les animaux de rente, le porc est sans doute l’animal qui a le plus souvent retenu notre attention : mortalité lors de transport, ulcères gastro-duodénaux, agressivité, cannibalisme et viandes fiévreuses sont des conséquences économiquement dommageables du comportement.

Ces éléments réactionnels ont amené des chercheurs à étudier les composantes génétiques de l’anxiété et de l’agressivité du porc mais il semble aujourd’hui que les réponses apportées sont plus environnementales que zootechniques.

 

On voit bien à la description de ces quelques exemples, que les connaissances en génétique des comportements restent fragmentaires et méthodologiquement insatisfaisantes. Surtout elles concernent des espèces qui sont assez différentes du chien. Les données disponibles chez celui-ci sont le plus souvent anecdotiques et ne peuvent déboucher sur aucune application.

 

Il convient donc de souligner le poids prépondérant de l’environnement dans le développement du comportement du chien. De nombreuses affections comportementales chez le chien tirent leur origine dans un défaut de respect du développement du chiot. Ainsi l’éleveur peut, tout comme le maître d’ailleurs être responsable de troubles du comportement chez le chien.

 

Hérédité du comportement chez le chien  –   Pr Jean Francois Courreau  – 

Service de Zootechnie – ENV d’Alfort

  Le comportement correspond à un ensemble de caractères qui englobe aussi bien les diverses aptitudes au travail que le tempérament, ce terme correspondant à ce qu’on appelle dans le langage courant « le caractère ». Pour éviter toute confusion, nous n’emploierons ici que le terme de tempérament. Le tempérament et les aptitudes au travail sont des caractères quantitatifs. Cela signifie que ce sont des caractères commandés par un grand nombre de gènes ; la moitié de ces gènes viennent du père et l’autre moitié de la mère. Si le phénotype (l’expression du caractère, ce que le chien montre) est déterminé par les gènes, il est aussi influencé par le milieu de vie ; cette influence peut être prédominante sur l’action des gènes.

Améliorer génétiquement consiste à faire évoluer le caractère vers le phénotype désiré en ne jouant que sur les gènes. Ceci s’opère par la sélection.   Pendant très longtemps on s’est demandé si le comportement avait un support génétique et était transmissible héréditairement, ou si l’environnement conditionnait avant tout le niveau des aptitudes de l’animal.

Avec la première hypothèse (= c’est la génétique qui détermine), on expliquait la ressemblance entre parents et enfants. Cela justifiait que l’on choisisse des géniteurs parmi les chiens ayant le comportement désiré afin de retrouver leurs qualités chez leurs enfants.

Avec la seconde hypothèse (= c’est l’environnement qui détermine), on expliquait que les chiens avaient le comportement désiré grâce au savoir-faire de l’éleveur ou du  dresseur : une éventuelle ressemblance entre parents et enfants pouvait s’expliquer par la similitude des méthodes d’élevage et de dressage.

  C’était en somme la discussion habituelle sur les rôles respectifs de l’inné et l’acquis. Cette discussion a duré longtemps pour les caractéristiques comportementales impliquées dans les aptitudes au travail. En effet, d’un côté, le fait que ces races aient pu être spécialisées par sélection pour tel ou tel type de travail apparaît comme un excellent argument pour invoquer l’hérédité des aptitudes. Mais d’un autre côté, il n’est pas évident qu’une fois la spécialité fixée dans une race, celle-ci puisse encore progresser c’et à dire qu’une amélioration génétique intra race soit encore possible. On peut alors considérer que les différences entre chiens ne dépendent que du savoir faire des maîtres.

  Il ne faut pas confondre héréditaire et améliorable. Tout d’abord si tous les chiens d’une race présentent la même aptitude particulière (aptitude à la garde, aptitude à la conduite des troupeaux) c’est que cette race a été spécialisée par la sélection de gènes favorables de génération en génération. Nous sommes bien d’accord pour dire que cette aptitude est héréditaire.

Dans un second temps, si tous les chiens d’une race présente la même aptitude particulière, nous pouvons cependant constater que chez certains, elle se manifeste à un plus haut degré que chez d’autres. Ces différences sont-elles d’origine génétique ? C’est à die, y-a-t-il intérêt à faire reproduire les meilleurs entre eux plutôt que les moyens ? Autrement dit, les enfants des meilleurs seront-ils meilleurs que les enfants des moyens ? En somme, l’aptitude que présente la race est-elle améliorable génétiquement ?  Le niveau d’héritabilité des caractères comportementaux est en règle générale faible, parfois tout au plus moyen. Cela n’est malheureusement pas très favorable à une amélioration par la sélection. Cela ne veut absolument pas dire qu’il ne faut rien faire mais que ce sera plutôt difficile.

Sélectionner les reproducteurs pour améliorer génétiquement le comportement dans une race est donc plutôt difficile car ce que l’animal exprime (le phénotype) indique assez mal quelle est sa valeur génétique. Il ne faut pas baisser les bras. Dans une telle situation, pour avoir la meilleure vision possible de ce que vaut un géniteur sur le plan génétique, le choix des reproducteurs doit se faire sur le plus d’observations possibles, sur des observations les concernant comme sur des observations concernant des apparentés proches, parents, frères et sœurs de portée. La qualité première de l’éleveur est alors dans sa capacité à faire la synthèse de tout ce qu’il a observé.

  En conclusion, la sélection des caractères comportementaux est plus difficile à mener à bien que la sélection sur la morphologie. La morphologie est beaucoup plus héritable. Dans une telle situation, l’effort de sélection dans une race devrait porter d’abord sur le comportement, ensuite sur la morphologie. Or, il apparaît que dans de nombreuses races, la conformité au standard morphologique passe avant la qualité du comportement. Dans un tel contexte on risque de perdre de précieux gènes qui agissent sur le comportement. Si l’on constate qu’il est trop dégradé au fil des générations, il sera alors extrêmement difficile de retrouver les ressources génétiques permettant de revenir en arrière.

 

Parlons un peu de la vie sexuelle à nous autres less dames ou demoiselles canines : elle s’exerce en moyenne deux fois par an, ce qui n’est pas beaucoup – d’autant que seule la seconde semaine peut poser vraiment un problème à nos maîtres ,peu désireux de se retrouver avec une volée d’héritiers.
Malheureusement, cet évènement ne commence jamais à jour fixer et risque de survenir alors que nous sommes par exemple aux sports d’hiver – et tous les chiens de l’hôtel vont hurler à l’unisson ou encore chez nos amis qui prennent tant de soin de leur canapé…..
Renseignez vous chers maîtres, la contraception existe, les uns recommandent la pilule, les autres une injection d’hormones un mois avant la date prévue, d’autres encore, sans doute les plus nombreux, l’intervention chirurgicale. Mais quand rien n’a été fait, cela se traduit pour nous par l’isolement, la quarantaine  – comme si nous étions des pestiférées ou encore par la petie culotte qui nous rend si ridicules !!!
De toute façon, nous a-t-on jamais demandé notre avis ? Pour ma part, je bénis l’homme de l’art qui m’a enlevé les ovaires : plus de réclusion trois semaines par an, plus de grossesses nerveuses ! Au début j’avais pris du poids, alors pendant trois mois j’ai bu chaque matin un peu d’eau sucrée avec quinze gouttes de "fucus vesicolosus TM"à acheter en pharmacie…. et j’ai retrouvé ma ligne.  Pour plus de sûreté on surveille mon régime et j’ai droit à ma dose globule de Lachesis 9 CH le premier dimanche de chaque mois. Piqûre et Pilule sont efficaces mais non sans danger. Certaines de mes amies se plaignent de grossir, de perdre leurs poils, d’avoir régulièrement de petites infections. pour d’autres, il y a risque de métrite et il faudra alors opérer.
Ces conseils sont donnés par le docteur Jacqueline Peker dans son livre Soignez votre chien par les médecines naturelles.
Il y a bien d’autres conseils dont je vous parlerai au fil du temps.
 
DIFFAMATION : Je crois qu’il est besoin de faire quelques mises points concernant  la diffamation car entre liberté et droit à l’expression d’un côté, abus de language et atteinte à la personne de l’autre, la frontière est bien mince. Mais une fois cette barrière franchie du mauvais côté, la sanction ne se fait pas attendre, car la diffamation n’est rien autre qu’un délit. elle conduit donc son auteur au tribunal et les sanctions, qui sont le plus souvent finanières, peuvent parfois être très élevées.
Alors que fleurissent les forums de discussion où les internautes se lâchent derrière leur clavier d’ordinateur, il m’a semblé nécessaire puisque je suis juriste d’expliquer de qu’est précisément la diffamation.
J’ai donc cherché un article pas trop juridique aisément compréhensible pour les profanes. L’auteur en est Céline Peccavy Avocate au bareau de Toulouse.
 
"La définition de la diffamation est très ancienne puisqu’elle a été posée par la loi sur la presse du 29 juillet 1881. Selon le texte législatif, cinq éléments doivent être réunis pour qe l’on puisse considérer qu’il y a diffamation :
l’allégation ou l’imputation d’un fait déterminé.
– Il doit s’agir d’un fait de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération de la personne,
– elle doit viser une personne déterminée
– elle doit être faite de mauvaise foi
-elle doit être publique.  
Si un seul de ces éléments fait défaut, celui qui se plaint d’être victime de diffamation ne pourra voir son action aboutir.
 
Internet n’y échappe pas. 
Prenons tout d’abord le dernier élément. La publicité de la diffamation concernait auparavant et surtout les journaux. Or il est clairement établi maintenant et surtout depuis une loi du 21 juin 2004 que la publicité peut résulter de propos tenus sur Internet et notamment sur un forum de discussion.
 
Prenons à présent le second élément. Il faut savoir que l’atteinte à l’honneur et à la considération s’entend généralement de l’attribution à une personne d’actes juridiquement condamnables ou d’attitudes simplement réprouvées par la morale ou la société.( par exemple, le fait de dire qu’une personne maltraite ses animaux ou qu’elle vend des chiens non LOF pour du LOF, ou qu’elle vend des chiots sourds, etc…
Pour qu’il y ait diffamation, une personne doit être directement mise en cause. Les tribunaux considèrent que la critique sur les chiens issus de l’élevage n’est pas constitutive de diffamation. Vous pouvez donc critiquer tout à loisir les chiens, mais ni leur propriétaire ni leur éleveur. Il faut que la personne de l’éleveur soit directement attaquée dans les propos tenus. ( par exemple dire qu’un éleveur est malhonnête).
 
Prenons ensuite le troisième élément : il y a diffamation même si la personne visée n’est pas nominativement désignée. Il suffit qu’elle soit reconnaissable.
 
Prenons enfin le quatrième élément. La mauvais foi de celui qui tient les propos litigieux sur le forum est présumée. Il peut cependant se défendre en essayant de prouver sa bonne foi. Mais il faut savoir que la notoriété prétendue des faits allégués ne peut excuser celui qui les tient. Donc il vaut mieux avoir de solides preuves écrites avant de rapporter sur un forum des "on dit" pour établir une affirmation.
Cette preuve écrite ne pourra être une copie écran d’ordinateur effectuée par vos soins. Il faut savoir que le plus souvent cette preuve sera apportée par un constat d’huissier.  En effet, l’huissier devra  :
"- décrire le type d’ordinateur sur lequel l’huissier de justice a opéré ses constatations, son système d’exploitation et son navigateur
 – mentionner l’adresse IP de l’ordinateur
 – décrire le mode de connexion au réseau internet avec les adresses IP correspondantes
– s’assurer que l’ordinateur n’est pas connecté à un serveur proxy et le désactiver en cas de besoin. 
– procéder au vidage de la mémoire cache de l’ordinateur, de l’historique des saisies, des cookies et de la corbeille
– de vérifier la synchronisation de l’horloge interne
– de s’assurer que les pages litigieuses étaient bien les premières visitées après ces constations."
 
Vous pouvez utilement compléter vos informations en lisant l’article sur le lien suivant :