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Les animaux ne sont pas des produits de consommation !

  « Ca faisait longtemps que je voulais un petit dalmatien et un jour, je me suis décidée. Je me suis rendue dans une animalerie près de chez moi. Le responsable m’a conduit dans un hangar désaffecté où des chiots de toute race étaient enfermés dans des petites boîtes en plastique. J’ai craqué sur une boule de poils qui me regardait avec sa petite bouille de bébé, ses yeux pleins d’amour et de tendresse. Je l’ai appelé Caramel. Très vite, j’ai vu sa santé se dégrader. A la suite d’une hypothermie, je me suis rendue aux urgences : le diagnostic fut sans appel. Mon petit caramel était atteint de la parvovirose, maladie fréquente chez des chiens provenant d’animaleries, contre laquelle ils sont normalement vaccinés. Mais Caramel ne l’était pas….Malgré des soins intensifs, sa santé ne faisait qu’empirer. Il ne parvenait plus à garder sa tête droite ni à tenir sur ses petites pattes…Je ne pouvais plus le regarder souffrir autant, le voir si faible….J’ai pris la douloureuse décision de le faire « endormir ». Je lui ai apporté la couverture qu’il aimait et un vêtement à moi. Je lui ai dit que je l’aimais et qu’il me manquerait toujours. »

                                 Estelle

  Ce témoignage d’Estelle vous a certainement ému. Malheureusement cette histoire est aujourd’hui d’une triste banalité et révèle les dessous d’un commerce absolument indigne. En France, le marché des animaux génère plusieurs milliards d’euros par an. Ce qui attise bien des convoitises…

Derrière les vitrines d’animaleries où se pressent chiots et chatons en mal d’affection, se cache un commerce juteux alimenté par des élevages industriels dont le seul but est de « faire de l’argent ». Le mot d’ordre est : produire intensivement et à moindre coût. Peu importe les moyens, peu importe les conséquences sur les animaux et leurs futures familles. Relégués au statut de vulgaires marchandises, d’un bout à l’autre de la chaîne, la maltraitance est omniprésente.

Ces animaux proviennent de trafics en provenance de l’Europe de l’Est, mais aussi d’élevages industriels français.

La barbarie des  procédés d’élevage est marquée par l’isolement dans l’obscurité, pas de contact avec les hommes, sevrage précoce, environnement nuisible au bon développement…..

  Les chiots et les chatons nés dans ce contexte sont souvent malades (toux du chenil, gale…) et ils souffrent tous de troubles du comportement graves. Ils n’ont pas appris à vivre avec les humains ni avec des animaux adultes. Ils ne connaissent pas les bruits de la vie quotidienne (rue, maison, enfants). Ils finiront pour la plupart euthanasiés ou abandonnés après avoir mordu ou tout détruit dans le foyer qui les a recueillis.

  Voici le témoignage d’un enquêteur dans l’enfer d’un élevage industriel :

« L’élevage s’étend sur plusieurs hectares mais je ne vois aucun chien dehors. On m’entraîne vers des bâtiments assez éloignés. En arrivant je suis choqué par le bruit. Les aboiements incessants se répercutent contre les structures métalliques des hangars. Les chiens sont parqués là dans la pénombre, sans litière. L’odeur est nauséabonde. « On ne peut pas nettoyer tous les jours ! »

Devant nous, les chiens reculent, craintifs. Certains sont couverts de gale. Arrivé à ce que l’on ose appeler « la nursery », je suis franchement écœuré par le spectacle.

Les mères sont enfermées dans des cages si exigües qu’elles ne peuvent presque pas se mouvoir et en aucun cas échapper à leurs petits. Leurs mamelles sont déformées par les portées à répétition, leur peau est à vif, leur regard vide. Plus loin on me montre des caisses en plastique. Des chiots y sont entassés, sans eau, ni nourriture. « Prêts à livrer ». J’en découvre un sans vie, sous ses congénères. L’éleveur l’attrape pour le jeter un peu plus loin en me rappelant que la nature se charge toujours d’éliminer les plus faibles…. »

  Les usines à chiots sont une activité très rentable mais au prix de quelles souffrances ?

       Les chiens sont enfermés dans le noir, coups des bruits de la vie quotidienne et n’ont aucun contact avec les hommes. Ils sont inadaptés à la vie familiale : souvent craintifs, ils sont agressifs et mordeurs.

       Le rythme de reproduction est excessif et les portées s’enchaînent les unes après les autres.

       Les chiots et leur mère sont enfermés dans des espaces très réduits où la chienne ne peut échapper à ses petits. Ils sont ensuite sevrés trop jeunes.

       Lors des transports vers les animaleries, les chiens sont stockés en surnombre dans des caisses et sont manipulés avec brutalité. Ils n’ont souvent ni à boire ni à manger.

       Aucune mesure sanitaire n’est appliquée : les chiots sont vaccinés trop jeunes et tous avec la même seringue.

       Une fois en animalerie les conditions de vie ne s’améliorent pas et les chiots que l’on peine à vendre sont très vite tués.

       Les chiens sont fréquemment atteints de maladies graves dont ils mourront assez vite ou de handicaps douloureux et souvent trop lourds pour les familles.

 CHAQUE ANNEE EN France :

– 15 milliards d’euros, c’est ce que représente le trafic d’animaux dans le monde

– 1 700 000 chiens sont produits et/ou vendus en France.

– 1 000 000 de chiens sont tués.

– 580 000 chiots sont vendus par les animaleries par des élevages industriels ou par des particuliers.
– 120 000 chiots seulement sont inscrits au Livre des Origines Françaises

– 100 000 chiots sont importés illégalement.

  NON A L ELEVAGE INDUSTRIEL DES ANIMAUX FAMILIERS !

N’ACHETEZ JAMAIS DE CHIEN NI DE CHAT DANS UNE ANIMALERIE. PREVILEGIEZ L ADOPTION EN REFUGE, DE NOMBREUX ANIMAUX VOUS Y ATTENDENT.

  Si vous souhaitez accueillir un chiot ou un chaton d’une race particulière, adressez vous à un éleveur sérieux.

  COMMENT RECONNAITRE UN ELEVEUR SERIEUX ?

 1 – il élève peu de races (deux au maximum)

2 – il offre à ses chiens adultes une retraite confortable (ses vieux reproducteurs ne finissent pas euthanasiés)

3 – ses chiennes n’ont pas plus d’une portée par an

4 – il vous laissera visiter son élevage voir les conditions de vie de ses animaux et rencontrer la mère des chiots.

5 – Il sera curieux de vos habitudes de vie et vérifiera qu’elles soient compatibles avec les besoins des chiens qu’il élève.

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