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  En même temps que le maître poursuit la socialisation du chiot, il doit s’attacher à lui inculquer les premiers ordres de base. Pourquoi ne pas en profiter pour tenter les prémices d’une activité sportive dans laquelle le maître souhaite s’investir en compagnie de son chien par la suite ?

 Le chiot à son arrivée chez son nouveau maître doit être rapidement familiarisé aux bruits et odeurs de la rue. Bien vacciné, il peut s’y promener en toute sécurité dès l’âge de deux mois. En choisissant dans un premier temps des rues calmes plutôt que des trottoirs encombrés, on préviendra les traumatismes.

Les promenades les plus longues seront réservées au début aux heures calmes. C’est le moment de lui apprendre la marche en laisse, pour profiter à terme d’un adulte fiable, capable d’être sage à l’extérieur en toutes circonstances. La marche en laisse, a priori, contraignante pour le chien, doit être transformée à ses yeux en moment de plaisir, sinon elle peut devenir un cauchemar pour le maître tracté par un compagnon peu coopératif. Le chien doit comprendre que la laisse signifie qu’on se promène à deux, et non à sa guise en explorant tout ce qui passe à portée de truffe.

S’il tire, il faut l’appeler d’un ton enjoué et le féliciter chaleureusement dès qu’il tourne la tête. Si le chien est trop captivé par l’extérieur, on peut donner un petit coup sec sur la laisse en l’appelant fermement. En général, en s’y prenant correctement dès le départ, c’est un apprentissage qui s’acquiert rapidement. Si le chiot se montre particulièrement rebelle, on peut s’aider en le promenant dans des endroits par trop stimulants. En ville, on choira par exemple une impasse plutôt qu’une rue très commerçante.

Le caresser, lui parler, entrer en contact avec lui par le jeu ou un ton enthousiaste, sont autant de moyens de faire de la promenade un moment partagé dont l’intérêt réside justement d’être au bout de la laisse. L’important est de l’encourager dès qu’il manifeste de l’attention et de ne pas entrer en lutte avec lui : il sera toujours plus fort.

La balade en liberté nécessite quant à elle un bon rappel et un contrôle suffisant de l’animal. Pour l’obtention d’un bon rappel, le maître doit privilégier les récompenses : l’apprentissage en sera d’autant plus rapide.

Dans un premier temps, il peut profiter des moments où le chien revient naturellement pour associer son retour au mot « Viens ». Par la suite, dès qu’il revient dès qu’il a entendu cet ordre, il faut lui faire une grosse fête. Sil fait la sourde oreille, mieux vaut éviter de l’appeler toutes les dix secondes, son retour n’en sera que plus improbable. Lui courir après sera interprété comme un jeu, et le rattacher dès son arrivée au pied peut se révéler néfaste, car le chiot aura l’impression d’être puni, la liberté étant toujours plus satisfaisante que la laisse

Les grands balades en liberté présentent de multiples avantages : le chiot se dépense, explore à sa guise et fait des rencontres sans l’entrave de la laisse l’empêchant de laisser libre cours à l’expression des rituels sociaux canins. Elles constituent également pour le maître le moment idéal pour inculquer au chiot les bases de l’obéissance avec des ordres simples comme « A u pied », « Doucement », « Attends » , « On y va ».

Si les propriétaires sont motivés pour avoir avec leur compagnon des activités du type obéissance, agility, field trial, ring…ils peuvent d’ores et déjà suivre les premières leçons. Mieux vaut dans ces premiers mois se concentrer sur l’obéissance. Les apprentissages spécifiques (pistage, mordant troupeau) seront mis en œuvre un peu plus tard, vers la fin du quatrième mois, lorsque le chiot entre dans la période juvénile. Jusque là, faire travailler son chien à l’obéissance a de nombreux avantages, outre l’accroissement de son contrôle sur son compagnon.

Autre bienfait amené par la fréquentation de « l’école », c’est l’occasion de rencontrer d’autres chiens régulièrement. A son âge, il a encore besoin de se construire en tant que chien et de parfaire son apprentissage des codes sociaux canins. Un chiot que l’on garde éloigné de ses congénères en aura peur à l’âge adulte et se montrera la plupart du temps agressif. Les maîtres apprendront également beaucoup sur le fonctionnement psychosocial d’un chien grâce aux connaissances des éducateurs et aux expériences vécues par les autres participants.

Les comportements spécifiques conditionnés par l’appartenance à une race apparaissent dès la fin du premier mois, mais deviennent plus élaborés, précis et volontaires au début de la puberté.

Quel que soit le type de chien et d’activité, l’aide d’un professionnel paraît indispensable pour ne pas faire d’erreurs et arriver à s’amuser rapidement. Lors des séances d’éducation en club, le chiot va avoir la possibilité d’interagir avec beaucoup de congénères. Il poursuit ainsi régulièrement son apprentissage des  codes canins et de la communication entre chiens. Emmener son chiot dans ce genre d’endroit hyper stimulant permet non seulement d’améliorer sa sociabilité, mais aussi d’augmenter et de mettre à l’épreuve le contrôle qu l’on a sur lui.

 DOCTEUR THIERRY BEDOSSA

 

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