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Monthly Archives: juin 2007

Les animaux ne sont pas des produits de consommation !

  « Ca faisait longtemps que je voulais un petit dalmatien et un jour, je me suis décidée. Je me suis rendue dans une animalerie près de chez moi. Le responsable m’a conduit dans un hangar désaffecté où des chiots de toute race étaient enfermés dans des petites boîtes en plastique. J’ai craqué sur une boule de poils qui me regardait avec sa petite bouille de bébé, ses yeux pleins d’amour et de tendresse. Je l’ai appelé Caramel. Très vite, j’ai vu sa santé se dégrader. A la suite d’une hypothermie, je me suis rendue aux urgences : le diagnostic fut sans appel. Mon petit caramel était atteint de la parvovirose, maladie fréquente chez des chiens provenant d’animaleries, contre laquelle ils sont normalement vaccinés. Mais Caramel ne l’était pas….Malgré des soins intensifs, sa santé ne faisait qu’empirer. Il ne parvenait plus à garder sa tête droite ni à tenir sur ses petites pattes…Je ne pouvais plus le regarder souffrir autant, le voir si faible….J’ai pris la douloureuse décision de le faire « endormir ». Je lui ai apporté la couverture qu’il aimait et un vêtement à moi. Je lui ai dit que je l’aimais et qu’il me manquerait toujours. »

                                 Estelle

  Ce témoignage d’Estelle vous a certainement ému. Malheureusement cette histoire est aujourd’hui d’une triste banalité et révèle les dessous d’un commerce absolument indigne. En France, le marché des animaux génère plusieurs milliards d’euros par an. Ce qui attise bien des convoitises…

Derrière les vitrines d’animaleries où se pressent chiots et chatons en mal d’affection, se cache un commerce juteux alimenté par des élevages industriels dont le seul but est de « faire de l’argent ». Le mot d’ordre est : produire intensivement et à moindre coût. Peu importe les moyens, peu importe les conséquences sur les animaux et leurs futures familles. Relégués au statut de vulgaires marchandises, d’un bout à l’autre de la chaîne, la maltraitance est omniprésente.

Ces animaux proviennent de trafics en provenance de l’Europe de l’Est, mais aussi d’élevages industriels français.

La barbarie des  procédés d’élevage est marquée par l’isolement dans l’obscurité, pas de contact avec les hommes, sevrage précoce, environnement nuisible au bon développement…..

  Les chiots et les chatons nés dans ce contexte sont souvent malades (toux du chenil, gale…) et ils souffrent tous de troubles du comportement graves. Ils n’ont pas appris à vivre avec les humains ni avec des animaux adultes. Ils ne connaissent pas les bruits de la vie quotidienne (rue, maison, enfants). Ils finiront pour la plupart euthanasiés ou abandonnés après avoir mordu ou tout détruit dans le foyer qui les a recueillis.

  Voici le témoignage d’un enquêteur dans l’enfer d’un élevage industriel :

« L’élevage s’étend sur plusieurs hectares mais je ne vois aucun chien dehors. On m’entraîne vers des bâtiments assez éloignés. En arrivant je suis choqué par le bruit. Les aboiements incessants se répercutent contre les structures métalliques des hangars. Les chiens sont parqués là dans la pénombre, sans litière. L’odeur est nauséabonde. « On ne peut pas nettoyer tous les jours ! »

Devant nous, les chiens reculent, craintifs. Certains sont couverts de gale. Arrivé à ce que l’on ose appeler « la nursery », je suis franchement écœuré par le spectacle.

Les mères sont enfermées dans des cages si exigües qu’elles ne peuvent presque pas se mouvoir et en aucun cas échapper à leurs petits. Leurs mamelles sont déformées par les portées à répétition, leur peau est à vif, leur regard vide. Plus loin on me montre des caisses en plastique. Des chiots y sont entassés, sans eau, ni nourriture. « Prêts à livrer ». J’en découvre un sans vie, sous ses congénères. L’éleveur l’attrape pour le jeter un peu plus loin en me rappelant que la nature se charge toujours d’éliminer les plus faibles…. »

  Les usines à chiots sont une activité très rentable mais au prix de quelles souffrances ?

       Les chiens sont enfermés dans le noir, coups des bruits de la vie quotidienne et n’ont aucun contact avec les hommes. Ils sont inadaptés à la vie familiale : souvent craintifs, ils sont agressifs et mordeurs.

       Le rythme de reproduction est excessif et les portées s’enchaînent les unes après les autres.

       Les chiots et leur mère sont enfermés dans des espaces très réduits où la chienne ne peut échapper à ses petits. Ils sont ensuite sevrés trop jeunes.

       Lors des transports vers les animaleries, les chiens sont stockés en surnombre dans des caisses et sont manipulés avec brutalité. Ils n’ont souvent ni à boire ni à manger.

       Aucune mesure sanitaire n’est appliquée : les chiots sont vaccinés trop jeunes et tous avec la même seringue.

       Une fois en animalerie les conditions de vie ne s’améliorent pas et les chiots que l’on peine à vendre sont très vite tués.

       Les chiens sont fréquemment atteints de maladies graves dont ils mourront assez vite ou de handicaps douloureux et souvent trop lourds pour les familles.

 CHAQUE ANNEE EN France :

– 15 milliards d’euros, c’est ce que représente le trafic d’animaux dans le monde

– 1 700 000 chiens sont produits et/ou vendus en France.

– 1 000 000 de chiens sont tués.

– 580 000 chiots sont vendus par les animaleries par des élevages industriels ou par des particuliers.
– 120 000 chiots seulement sont inscrits au Livre des Origines Françaises

– 100 000 chiots sont importés illégalement.

  NON A L ELEVAGE INDUSTRIEL DES ANIMAUX FAMILIERS !

N’ACHETEZ JAMAIS DE CHIEN NI DE CHAT DANS UNE ANIMALERIE. PREVILEGIEZ L ADOPTION EN REFUGE, DE NOMBREUX ANIMAUX VOUS Y ATTENDENT.

  Si vous souhaitez accueillir un chiot ou un chaton d’une race particulière, adressez vous à un éleveur sérieux.

  COMMENT RECONNAITRE UN ELEVEUR SERIEUX ?

 1 – il élève peu de races (deux au maximum)

2 – il offre à ses chiens adultes une retraite confortable (ses vieux reproducteurs ne finissent pas euthanasiés)

3 – ses chiennes n’ont pas plus d’une portée par an

4 – il vous laissera visiter son élevage voir les conditions de vie de ses animaux et rencontrer la mère des chiots.

5 – Il sera curieux de vos habitudes de vie et vérifiera qu’elles soient compatibles avec les besoins des chiens qu’il élève.

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• Lieux de production

– Slovaquie
République Tchèque
Russie
Ukraine
Bulgarie
Hongrie
Pologne
Irlande
Espagne
Brésil
….

En général, les chiots naissent auprès d’habitants en mal de revenus. Dans les villages, certains peuvent avoir 2 ou 3 reproducteurs, d’autres quelques dizaines. Les chiots sont vendus environ 1500 couronnes en Slovaquie sans contrat auprès des exportateurs (le vendeur ne paie pas d’impôt si la vente se fait sans contrat ; avec contrat, le tarif est de 2000 couronnes).
La Tchécoslovaquie exportait 150 chiens par mois avant la Révolution de Velours, aujourd’hui nous estimons que la seule Slovaquie est à plus de 1 000 par semaine. Ce n’est qu’un exemple. Le phénomène est de même nature dans les autres pays concernés depuis la chute du Mur de Berlin.
Régulièrement les chiots sont regroupés par centaines dans des hangars dans le pays d’origine par l’exportateur.
Ils y passent un jour ou deux, avant de partir pour l’Ouest de l’Europe.
Pour son client, c’est-à-dire un élevage qui se trouve en général en France ou en Belgique, le courtier prépare une facture en règle, ou bien une facture avec un montant sous-évalué par rapport au paiement réel, ou bien il ne fait aucune facture.
Il prépare aussi les carnets de vaccination dans le pays d’origine.


• Acheminement

Il se fait le plus souvent par camion, dans des conditions difficiles pour les bêtes. Souvent c’est le client-importateur qui assure le transport. Les camions ne sont pas toujours climatisés, ce qui entraîne beaucoup de perte dans le chargement.

Aucun contrôle réel n’est exercé sur l’exactitude des races de ces animaux, sur leur état de santé, qui souvent laisse à désirer avant même qu’ils n’aient quitté leur territoire d’origine.
En particulier, les chiens d’attaque tels les Pitbulls, dont l’importation est interdite en France, sont affublés de fausses identités du style « American Staffordshire Terrier LOF », classé en catégorie 2 dans notre législation.


• Transit

Les chargements arrivent en général en Belgique, dans des centres de transit. Là, changement du carnet de vaccination, avec l’aide de vétérinaires complaisants. Les chiens voyageront alors avec des carnets belges.
Dans les centres de transit, les bêtes ne restent pas très longtemps. Elles sont très vite transférées sur des lieux de vente.


• Lieux de vente

Du fait des tracasseries causées par l’action de sociétés de protection animale, les transitaires et les grossistes se sont finalement résolus à démarcher directement les animaleries, ce qui est illégal. Il leur arrive aussi de faire passer « la marchandise » par l’Espagne, pour bénéficier de la législation européenne, moins contraignante quant aux règles sanitaires.

En Belgique toujours, Animals Express, immense supermarché de la région de Bruxelles vend quelques 20 000 chiens par an. Les acheteurs sont soit des particuliers, soit des « éleveurs », français surtout.
Là, les carnets belges se transforment en carnets de vaccination français avec la complicité d’un vétérinaire.

Prix de chiots au moment de l’achat : il est facilement multiplié par plus de 5 par rapport au montant versé au producteur d’origine.


• Destination finale

Les chiens aboutissent donc chez des particuliers. Ils ont souvent fait les frais de ce commerce. En général, les animaux sont très malades, trop agressifs ou trop craintifs. Malgré le prix élevé, ils ne correspondent pas à ce que les acheteurs attendent. Il arrive souvent qu’ils meurent prématurément, après de longues périodes de soins vétérinaires.

On estime à 100 000 par an, le nombre de chiots importés illégalement en France, c’est à dire autant que ceux qui sont dûment déclarés.

En 1976, on estimait à environ 400 000 le nombre d’abandons annuels en France de chats et de chiens. Aujourd’hui, il est d’environ 60 000, soit 6 fois moins. Mais c’est encore beaucoup trop ! Ensemble, continuons à nous battre.

Pour lutter contre ce drame récurrent, chaque geste compte :

SENSIBILISER, pour expliquer la cruauté de l’abandon et rappeler que c’est une réalité inexcusable. Pour mémoire, l’abandon d’un animal est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

INFORMER, pour montrer qu’il est possible de passer de bonnes vacances avec son animal, qu’il existe toujours des alternatives à l’abandon et que celui-ci n’est jamais une solution acceptable.

La Fondation 30 millions d’amis met ainsi gratuitement à disposition sur son site Internet des outils pratiques : conseils pour les vacances, guide des plages acceptant les animaux, autocollant « animal à bord » à apposer sur sa voiture… Elle met également en place un serveur téléphonique, le 3260 « dites 30 millions d’amis » pour poser toutes les questions sur l’organisation des vacances de votre animal… avec ou sans vous ! (coût d’un appel : 0,15 € la minute).

AIDER, en soutenant financièrement les refuges qui, à l’approche de l’été, doivent faire face à l’arrivée massive d’animaux abandonnés, alors qu’ils ne bénéficient, pour la majorité d’entre eux, d’aucune subvention publique. C’est la seule solution pour qu’en cas d’abandon, un animal traumatisé puisse au moins trouver dans un refuge des conditions d’accueil décentes et dignes, dans l’attente de d’une nouvelle famille… fidèle cette fois.

Grâce aux dons qu’elle reçoit, la Fondation 30 Millions d’Amis vient en aide chaque année à plus de 240 refuges sur toute la France. Elle leur livre de la nourriture, règle les factures des soins vétérinaires et des travaux d’aménagement et de réfection. Ces refuges, sélectionnés pour leur sérieux, accueillent, nourrissent et soignent les chiens et chats abandonnés. Pour cela, la Fondation 30 Millions d’Amis a besoin de votre soutien.

Pour en savoir plus sur le combat de la Fondation 30 Millions d’Amis contre les abandons et l’aide qu’elle apporte aux refuges, ou si vous voulez organiser vos vacances avec votre animal et commander nos outils, consultez le site :

La dysplasie coxo fémorale ou dysplasie de la hanche est définie comme un trouble de développement de la hanche engendrant une instabilité de l’articulation. Au départ, il peut n’y avoir qu’une simple laxité ligamentaire mais la hanche est tellement sollicitée que la situation évolue vers des lésions plus ou moins graves pouvant être douloureuses et affacter la démarche du chien.
La dysplasie de la hanche est une affection très fréquente : une étude réalisée sur plus de 2000 chiens a montré une prévalence de 19.7 % d’animaux atteints chez les chiens de race, et de 17.7 % chez les croisés. Ainsi toutes races confondues la dysplasie de la hanche touche près de un chien sur cinq. Dans certaines races la prévalence est bien plus importante de 53 à 73 % chez le Golden Retriever dans une étude réalisée à l’Université de Pennsylvanie. On comprend donc l’importance de la sélection en élevage pour diminuer la prévalence de cette affection.
Aujourd’hui le dépistage et donc la sélection se font principalement à partir de clichés radiographiques : cette technique permet au spécialiste d’apprécier l’aspect glogal des hanches.
  En même temps que le maître poursuit la socialisation du chiot, il doit s’attacher à lui inculquer les premiers ordres de base. Pourquoi ne pas en profiter pour tenter les prémices d’une activité sportive dans laquelle le maître souhaite s’investir en compagnie de son chien par la suite ?

 Le chiot à son arrivée chez son nouveau maître doit être rapidement familiarisé aux bruits et odeurs de la rue. Bien vacciné, il peut s’y promener en toute sécurité dès l’âge de deux mois. En choisissant dans un premier temps des rues calmes plutôt que des trottoirs encombrés, on préviendra les traumatismes.

Les promenades les plus longues seront réservées au début aux heures calmes. C’est le moment de lui apprendre la marche en laisse, pour profiter à terme d’un adulte fiable, capable d’être sage à l’extérieur en toutes circonstances. La marche en laisse, a priori, contraignante pour le chien, doit être transformée à ses yeux en moment de plaisir, sinon elle peut devenir un cauchemar pour le maître tracté par un compagnon peu coopératif. Le chien doit comprendre que la laisse signifie qu’on se promène à deux, et non à sa guise en explorant tout ce qui passe à portée de truffe.

S’il tire, il faut l’appeler d’un ton enjoué et le féliciter chaleureusement dès qu’il tourne la tête. Si le chien est trop captivé par l’extérieur, on peut donner un petit coup sec sur la laisse en l’appelant fermement. En général, en s’y prenant correctement dès le départ, c’est un apprentissage qui s’acquiert rapidement. Si le chiot se montre particulièrement rebelle, on peut s’aider en le promenant dans des endroits par trop stimulants. En ville, on choira par exemple une impasse plutôt qu’une rue très commerçante.

Le caresser, lui parler, entrer en contact avec lui par le jeu ou un ton enthousiaste, sont autant de moyens de faire de la promenade un moment partagé dont l’intérêt réside justement d’être au bout de la laisse. L’important est de l’encourager dès qu’il manifeste de l’attention et de ne pas entrer en lutte avec lui : il sera toujours plus fort.

La balade en liberté nécessite quant à elle un bon rappel et un contrôle suffisant de l’animal. Pour l’obtention d’un bon rappel, le maître doit privilégier les récompenses : l’apprentissage en sera d’autant plus rapide.

Dans un premier temps, il peut profiter des moments où le chien revient naturellement pour associer son retour au mot « Viens ». Par la suite, dès qu’il revient dès qu’il a entendu cet ordre, il faut lui faire une grosse fête. Sil fait la sourde oreille, mieux vaut éviter de l’appeler toutes les dix secondes, son retour n’en sera que plus improbable. Lui courir après sera interprété comme un jeu, et le rattacher dès son arrivée au pied peut se révéler néfaste, car le chiot aura l’impression d’être puni, la liberté étant toujours plus satisfaisante que la laisse

Les grands balades en liberté présentent de multiples avantages : le chiot se dépense, explore à sa guise et fait des rencontres sans l’entrave de la laisse l’empêchant de laisser libre cours à l’expression des rituels sociaux canins. Elles constituent également pour le maître le moment idéal pour inculquer au chiot les bases de l’obéissance avec des ordres simples comme « A u pied », « Doucement », « Attends » , « On y va ».

Si les propriétaires sont motivés pour avoir avec leur compagnon des activités du type obéissance, agility, field trial, ring…ils peuvent d’ores et déjà suivre les premières leçons. Mieux vaut dans ces premiers mois se concentrer sur l’obéissance. Les apprentissages spécifiques (pistage, mordant troupeau) seront mis en œuvre un peu plus tard, vers la fin du quatrième mois, lorsque le chiot entre dans la période juvénile. Jusque là, faire travailler son chien à l’obéissance a de nombreux avantages, outre l’accroissement de son contrôle sur son compagnon.

Autre bienfait amené par la fréquentation de « l’école », c’est l’occasion de rencontrer d’autres chiens régulièrement. A son âge, il a encore besoin de se construire en tant que chien et de parfaire son apprentissage des codes sociaux canins. Un chiot que l’on garde éloigné de ses congénères en aura peur à l’âge adulte et se montrera la plupart du temps agressif. Les maîtres apprendront également beaucoup sur le fonctionnement psychosocial d’un chien grâce aux connaissances des éducateurs et aux expériences vécues par les autres participants.

Les comportements spécifiques conditionnés par l’appartenance à une race apparaissent dès la fin du premier mois, mais deviennent plus élaborés, précis et volontaires au début de la puberté.

Quel que soit le type de chien et d’activité, l’aide d’un professionnel paraît indispensable pour ne pas faire d’erreurs et arriver à s’amuser rapidement. Lors des séances d’éducation en club, le chiot va avoir la possibilité d’interagir avec beaucoup de congénères. Il poursuit ainsi régulièrement son apprentissage des  codes canins et de la communication entre chiens. Emmener son chiot dans ce genre d’endroit hyper stimulant permet non seulement d’améliorer sa sociabilité, mais aussi d’augmenter et de mettre à l’épreuve le contrôle qu l’on a sur lui.

 DOCTEUR THIERRY BEDOSSA

 

Si jusqu’à quatre semaines, le chiot ne réagit que peu à son entourage et attache plus d’importance à sa mère et à ses frères et sœurs. Il devra être confronté à toutes sortes de situations entre la quatrième et la douzième semaine environ. C’est à cette époque que l’éveil du chiot est le plus important et qu’il se forge son caractère futur.

 A l’élevage la socialisation des chiots est prise en considération. Celle ci passe par de multiples biais dont l’apprentissage des autocontrôles, de la communication et des rapports sociaux canins, et des attachements secondaires pour que le chiot soit un animal social équilibré.

 L’apprentissage des autocontrôles

Le premier apprentissage concerne les autocontrôles. Les chiots doivent apprendre d’une part à contrôler la force de leurs mâchoires, et d’autre pat à savoir donner fin à une activité. Le meilleur moyen de faire intégrer des autocontrôles aux petits chiots et de laisser ceux ci vivre ensemble auprès de leur mère.

Ainsi par exemple quand ils atteignent l’âge de trois semaines, leurs petites dents acérées rendent les tétées douloureuses. La chienne commence alors à les repousser et à ne plus les tolérer trop longtemps contre ses mamelles. En couinant et en repoussant les chiots qui lui blessent les tétines, elle leur apprend tout simplement qu’il faut faire attention à contrôler la pression des mâchoires. Le même processus s’opère au cours des interminables parties de jeu qu’ils pratiquent entre frères et sœurs : quant un chiot fait mal à un autre, la victime pleure et la mère intervient pour punir l’agresseur. Les mordillements doux sont en revanche très bien tolérés et font partie des comportements normaux de tout jeune canidé. Les autocontrôles désignent aussi le fait d’apprendre à savoir s’arrêter. Une fois encore, la présence de la mère est indispensable. Les petits chiots, vifs et joueurs par nature, ont tendance à solliciter sans relâche la mère jusqu’à ce qu’elle les repousse en grognant et en se détournant d’eux. Grâce à ces expériences et biens d’autres encore, le petit chiot apprend qu’à chaque phase d’activité ou « séquence comportementale » correspondent des prémices qui déclenchent l’envie du chiot (besoins, découverte d’un objet intéressant …) une consommation de ce qui est désiré (jeu, nourriture, câlin…) et une fin (l’action se termine et le chiot passe à autre chose).

 Les rapports sociaux canins

La communication et les rapports sociaux canins sont appris par les chiots au sein de la meute. Les petits chiots sont en présence continuelle des autres adultes qui interviennent au niveau de l’apprentissage des bases de la vie sociale du chien, à savoir comment un chien fonctionne en tant qu’animal sociable s’intégrant dans un groupe et comment il peut communiquer avec les membres de ce groupe. Ce ne peut être le cas qu’avec des adultes équilibrés capables de vivre dans une meute structurée, véritables modèles sociaux.

Entre trois et huit semaines, il faut donner aux chiots l’occasion d’observer et de mettre en pratique les rudiments de la communication canine. A deux mois, s’ils ont pu observer beaucoup d’adultes pratiquer ensemble des activités ou avoir des altercations et des désaccords, il s se sont imprégnés des codes sociaux canins et de la manière dont on s’exprime correctement. Les petits chiots observent et mettent en pratique dès le début de leur phase de socialisation les rudiments de la communication. Qu’elle soit posturale, faite d’expressions faciales, de vocalisations diverses (aboiement, jappement, gémissement, grognement…) ou encore d’émission/réception de substances chimiques inodores pour nous, ils s’en servent de plus en plus finement pour communiquer entre eux. Par imitation, les chiots reproduisent aussi entre eux et avec les autres adultes de l’élevage les comportements ritualisés qui régissent la vie sociale canine. Les rituels sont au départ liés à une action élémentaire (boire, manger, se rencontrer, jouer, se disputer…). Dans le contexte social du groupe ils acquièrent une valeur de communication dont le rôle est de lever les ambiguïtés sur les intentions de l’autre et de conserver ainsi la paix au sein de la meute. Vivire auprès de modèles à imiter constitue sans doute le meilleur moyen de comprendre le fonctionnement d’un groupe de chiens, les liens qui unissent ses membres et les moyens qu’ils ont à leur disposition pour s’échanger des informations. C’est sur ce modèle canin que le chiot s’adaptera ensuite à sa future famille humaine.

 Les attachements secondaires

Les autres adultes de l’élevage peuvent aussi jouer une rôle fondamental dans le processus d’attachement des chiots. Chez les mammifères, l’être d’attachement primaire, c’est à dire la toute première base affective et logiquement incarné par la mère qui va allaiter les petits, prendre soin d’eux et veiller attentivement sur eux jusqu’ils ce qu’ils soient capables de s’attacher à autre chose et de mener leur vie de manière autonome.

Leur mère s’attache donc la première à ses petits chiots dès les tout premiers jours. Inquiète, à l’écoute de leurs moindres besoins, elle répond positivement à toutes leurs sollicitions jusqu’au quinzième jour environ. Il faut attendre le quinzième jour pour que le même processus se mette en place chez les chiots. Peu à peu, ils différencient parfaitement leur mère de tout autre individu (texture, chaleur, aspect physique, odeur, goût, voix…) et elle seule leur procure un sentiment de sécurité leur permettant de se sentir calmes, confiants et choyés. Elle est leur être 

d’attachement primaire. Pour que le processus s’opère normalement, les chiots doivent ensuite développer des attachements secondaires. Les premiers liens d’attachement secondaire se créent naturellement entre chiots de la même fratrie. Des affinités apparaissent entre individus et dès quatre à cinq semaines, on peut les observer dormir à deux ou trois et manifester une préférence pour tel frère plutôt que pour tel autre. Viennent ensuite les attachements à d’autres adultes. Ils ne peuvent apparaître que si on donne aux chiots les moyens de tisser ces liens. La présence régulière d’autres adultes autour d’eux est indispensable. Plus les chiots passent de temps auprès d’eux, plus ils prennent de plaisir à interagir avec eux (jeux, câlins, sommeil partagé…) et plus ils vont s’attacher à eux.

Ces liens d’attachement secondaire sont très importants car ils constituent une étape du processus d’attachement vers le processus de détachement. Le départ de l’élevage est d’autant moins douloureux pour le petit chiot qu’il a apris à se sentir bien auprès d’autres individus que sa mère. Son intégration dans sa famille d’accueil est alors grandement facilitée car il perçoit  ses membres comme, gentils et bienveillants, comme des êtres auxquels il peut s’attacher et dont la présence rassurante autorise une insertion sereine dans son nouveau milieu.

 A l’instar de son ancêtre le loup, le chien est un animal social ayant un besoin vital de se situer dans un groupe. Le chien domestique assimile sa famille d’accueil à sa meute. Pour les propriétaires il devient rapidement un membre de la famille, mais pour le chien, ces derniers constituent un groupe organisé, dans lequel chacun occupe la place laissée par les autres, selon son rang et sa fonction. D’après ses codes sociaux et les messages que lui enverront ses maîtres, un chien correctement socialisé par la vie dans sa fratrie et auprès de sa mère prendra la place qu’on lui attribuera.

 Vie sociale du chien équilibre

Le chien équilibré se comporte comme un loup équilibré qui accepte son rang et la soumission qu’il peut supposer. Il remplit ses fonctions et joue un rôle dans se meute soudée par un fort lien social. La cohérence du groupe, sa cohésion et son fonctionnement hiérarchique sont indispensables pour que chien et maîtres puissent s’épanouir dans une relation enrichissante, sereine et non conflictuelle. Le nouveau propriétaire doit donc être amené à s’imposer comme l’individu alpha de la meute, c’est à dire son chef incontesté. Le leader n’est pas un animal agressif, c’est un temporisateur. Le maître doit calquer son attitude sur la sienne, ne tolérer ni dérogation à la règle, ni bagarre, sans avoir recours à la brutalité.

Ce dernier possède des prérogatives mais également des devoirs envers son groupe. Guide, protecteur, et temporisateur de sa meute, il jouit d’un certain nombre de privilèges : il mange lentement, en premier et choisit les meilleurs morceaux. Il dort en hauteur, décide de toutes les activités importantes 

(repos, chasse, inspection du territoire, déplacements…) Il marque son territoire plus que les autres, et c’est lui qui se charge de chasser et raccompagner un éventuel intrus. Son leadership acquis, les membres de la meute respectent son autorité qui permet à tout le groupe de vivre ensemble, loin des conflits. Le rapport de dominance n’altère en rien la qualité affective de la relation. Si les propriétaires parviennent à s’imposer comme les individus dominants, il apparaîtra comme naturel au chien de leur obéir avec plaisir.

 Un chien correctement socialisé se comporte de la m^me manière dans un groupe de chiens ou d’humains. Il a les mêmes besoins pour mener une vie sociale équilibrée. Nourri, installé sur son territoire et choyé par sa meute, il doit découvrir d’autres activités pour trouver son équilibre. Le chien doit se dépenser suffisamment selon ses besoins particuliers. Les promenades ne peuvent se limiter aux sorties hygiéniques amis au moins une d’entre elles doit avoir pour objectif de s’amuser, de se dépenser et de s’intégrer dans l’environnement. Idéalement, le chien devrait pouvoir être lâché dans un parc, en forêt ou dans un lieu où ses sens seront stimulés. Sa vie sociale doit être très riche. Il est capital pour lui d’interagir avec son groupe et des individus extérieurs, chiens et humains. Alors qu’il est encore petit chiot, il faut le laisser aller à la rencontre de ses congénères. Ils sauront se débrouiller entre eux, et si le chiot se montre trop entreprenant, l’adulte saura le remettre en place sans violence.

Plus le chiot connaîtra de choses au cours de son développement, plus on aura de chances d’obtenir un adulte équilibré et digne de confiance. La fréquentation des terrasses de café, centres commerciaux, parcs et autres lieux publics, marchés contribuera considérablement à diminuer son émotivité face à une situation nouvelle. Il est effectivement important que le chiot soit émotionnellement stable pour qu’on puisse lui faire confiance. Si ces réactions sont trop dépendantes de l’environnement, elles peuvent devenir inattendues et le chien ne répondra peut être pas à un ordre d’arrêt. Il doit pouvoir être maîtrisé et tenu sous contrôle en toutes circonstances par la simple autorité du maître et indépendamment du contexte.

Les contacts ne doivent pas se limiter aux caresses et aux câlins. Le chien a besoin de jouer. Ce besoin plus prononcé chez les jeunes que chez les adultes persiste néanmoins tout au long de la vie du chien. Il est bon de mettre suffisamment de jouets et os à mâcher à sa disposition pour qu’il ne s’ennuie pas, notamment quand il est seul. Pour les jeux comme pour les promenades, l’initiative doit venir du maître qui, en tant que chef, déteint le contrôle des activités. S’il parvient à l’aider à bien s’équilibrer, le maître doit pouvoir  emmener son chien partout, au restaurant, chez des amis, à l’hôtel. Une relation de confiance s’établira naturellement si le chien ne reçoit pas de messages contradictoires ou incohérents.

 

Il y en a qui alignent les coupes et les trophées d’autres qui ne mettent jamais les pieds dans les expositions. Le passage sur le ring est-il obligatoire pour faire de l’élevage et être un bon éleveur ? Je réponds par l’affirmative.
Vous êtes propriétaire d’un chien et vous voulez savoir si votre compagnon entre bien dans les critères de sa race, et du standard. Il faut vous faut le présenter dans une exposition canine. C’est ce que j’ai fait quand j’ai eu mon premier dalmatien Ibert et j’en ai fait un champion à l’origine de ma lignée.
 
Je conçois l’exposition non seulement comme une passionnante distraction me permettant de m »évader de mes préoccupations journalières et mes préoccupations professionnelles, mais aussi comme un dérivatif car elle me donne d’énormes satisfactions. Plusieurs chiens nés dans mon élevage sont champions, cela valorise mon travail et me conforte dans mes choix d’élevage. Elle constitue un véritable test de la valeur des produits de mon élevage. J’ai envie de confronter mon travail à celui des autres éleveurs surtout à celui des autres éleveurs européens. La race évolue et je m’assure ainsi que mon travail se place dans la ligne d’évolution de la race. J’y trouve également outre les marques de satisfaction que je peux recueillir,  des éléments pour mon éducation et mon perfectionnement dans la connaissance de la race. En confrontant mes chiens aux autres concurrents européens, cela me permet d’en déceler les défauts, les imperfections qui ont échappé jusque là à ma sagacité. En général, j’ai constaté que les éleveurs sont souvent enclins à considérer leurs chiens avec une trop grande bienveillance… L’épreuve du ring est donc bien pour l’exposant une épreuve de vérité, une remise en question.
En Angleterre, l’éleveur qui ne sort jamais en exposition est dit atteint de "kennel blind". A force de ne jamais se confronter aux chiens das autres ou pire même de ne jamais les regader, le malade finit par établir sont propre standard pour sa race. Progressivement les défauts de ses chiens disparaîtront à ses yeux et son regard perdra de l’acuité au point qu’il considérera que tous les autres chiens (ceux qui n’ont pas les défauts des siens) sont mal foutus.
Enfin, le particulier moyen se piquant de cynophilie en visite dans une exposition viendra vous voir et vous dire que son KIKI qu’il a laissé à la maison est le portrait craché de votre champion.
 
Cependant, il ne faut jamais perdre de vue qu’un gagnant d’exposition comme un champion témoigne de la valeur de ses ascendants, des résultats de sa mise en condition par son éleveur ou son maître, mais pas de sa valeur propre comme reproducteur et améliorateur de la race. Avoir un champion né dans son élevage c’est bien, mais ce n’est qu’une première étape, la question restera posée de savoir s’il pourra transmettre ses qualités à sa descendance et il faut quelque fois plusieurs années pour s’en rendre compte.
 
En outre, il faut savoir que si ces manifestations ont pour objet d’une part de procéder à l’examen individuel d’un sujet, pour en déterminer sa valeur plastique, pour préciser ses qualités et ses défauts, et en conclusion lui attribuer un qualificatif par comparaison avec le prototype idéal de la race décrite par le standard. Seules les appréciations données par des spécialistes de la race ont une valeur pour un éleveur passionné par la race et malheureusement tous les juges ne sont pas des spécialistes de la race. Il faut faire souvent plusieurs milliers de kilomètres pour en trouver un. J’appelle spécialiste de la race un juge qui a élevé la race avec un certain succès, et qui juge le dalmatien dans les nationales d’élevage à l’étranger et dans les grands rendez vous internationaux. Malheureusement en France, il suffit qu’un juge soit habilité pour un certain nombre de races pour qu’il juge par extension le dalmatien . Ses connaissances sont souvent insuffisantes se bornant aux sujets souvent les mêmes qu’il rencontre dimanche après dimanche dans l’hexagone.
 
 
Les pyodermités sont des affections bactériennes de la peau, généralement constatées sur la partie centrale du dos du chien et sur le crâne. C’est un problème rencontré souvent chez le dalmatien mais mal compris.
Lors d’une pyodermite superficielle, le poil atteint tombe et les poils restant sont colorés par un pigment dérivé de la porphine, la porphyrine qui se trouve dans le sérum qui s’écoule pendant le processus inflammatoire. Le résultat en est cette couleur bronze. Il y a peu à fiare quand les poils sont colorés de cette façon pour les blanchir. Cette couleur bronze se produit également dans les autres races mais le pelage étant plus foncé, cette couleur est évidemment moins visible. Le terme " syndrome bronzant du dalmatien" apparaît dans plusieurs revues vétérinaires. Il est relié à des troubles cutanés, des anomalies urinaires, des intolérances alimentaires et éventuellement à la surdité. Il a été démontré qu’il n’y a aucune relation entre ces affections et le syndrome bronzant du dalmatien et que chaque maladie doit être résolue séparément.
L’apparence "bronzée" du poil est due à une décoloration du poil et de la peau, qui est typique d’une pyodermite. Elle n’est d’ailleurs que temporaire et ne doit pas être confondue avec l’apparence d’un chien tricolore. Cette couleur provient d’une inflammation follicultaire et elle est plus clairement visible car le chien est blanc mais elle existe dans d’autres races.
 
Dans les cas des pyodermites superficielles, il peut s’agir d’impétigos caractérisés par l’apparition de pustules de plus ou moins grande taille, qui apparaissent sous la forme de boutons jaunâtres mais le plus souvent comme chez le dalmatien, mais aussi comme des squames, des croûtes ou un aspect mité du pelage.
Il faut savoir que les chiens comme les hommes hébergent à l’état normal des bactéries sur leur peau. Tous ces germes vivent en bonne intelligence sur la peau et l’on dit que l’écosystème cutané est équilibré. Chez les chiens sains, on trouve ces microbes au niveau de certaines zones humides (muqueuses orale, nasale et anale). C’es probablement par léchage qu’ils sont transportés de ces zones sur toute la surface cutanée. A l’état normal, le développement d’une affection est rendue impossible grêce à des mécanismes de défenses variés de l’organisme et notamment grâce au bon fonctionnement de l’organe barrière qu’est la peau. Dans certaines circonstances, (irritations, mauvaises conditions d’entretien, déficit immunitaire) un déséquilibre peut favoriser la multiplication des bactéries pathogènes sur la peau et  donc l’apparition d’une infection.
 
Le traitement des pyodermites fait appel à des produits antibactériens locaux comme des shampoings et à la prise d’antibiotiques. votre vétérinaire saura choisir le produit le plus adapté contre le Staphylococcus intermedius, qui est le germe le plus fréquement impliqué chez le chien. L’antibiotique doit être administré pendant de longues périodes souvent plusieurs semaines et toujours plusieurs jours après que toutes les lésions aient disparu. Le chien supporte très bien ces traitements prolongés. Dans tous les cas, n’oubliez pas de donner le ou les comprimés tous les jours, sinon le traitement sera moins efficace.
 
Il convient également de trouver les causes de ces pyodermites pour permettre une meilleure guérison. elles sont probablement causées par des allergies, mais aussi par le stress, l’humidité et la chaleur.
Le stress peut provenir d’un voyage, de l’excitation, d’un trajet en voiture, d’un changement d’habitude. Sur le plan biologique, le stress s’accompagne d’une augmentation de la production d’hormones stéroïdes appelés glucocoriticoîdes. Normalent ces derniers ont une puissante activité anti-allergiques et anti-inflammatoire. Ils sont secrétés par les glandes surrénales mais ils peuvent avoir l’effet néfaste de diminuer la barrière protectrice qu’est la peau et de permettre aux bactéries de proliférer.
L’humidité et la chaleur, des différences de température entre l’extérieur et l’intérieur, des bains dans des eaux plus ou moins propres (lacs et rivières), des promenades sous des pluies plus ou moins polluées peuvent provoquer des pyodermites. Il ne faut pas laisser un chien avec un poil souillé ou mouillé pour éviter les macérations. Le pelage doit être d’abord essoré avec une serviette propre, puis on frictionne le corps doucement. Il faut insister sur les zones sensibles (oreilles, doigts).
Les jeunes dalmatiens peuvent des troubles cutanés en été, ou lors d’une période de stress, puis de ne plus jamais montrer les signes comme des adolescents qui ont de l’acné au moment de la puberté. Il a été remarqué que les chiens traités aux corticoîdes durant cette période semblent montrer plus tard des troubles cutanés chroniques ou récurrents.
 
Lorsqu’un pelage apparaît terne, piqué ou cassant, on peut parfois mettre en cause une nourriture pauve, mal équilibrée ou carencée. Fournir une alimentation d’excellente qualité est donc nécessaire pour optimiser la croissance et l’aspect du pelage. Les poils et l’épiderme sont en effet majoritairement consititués de protéines : leur bonne santé nécessite donc l’apport régulier de protéines de haute qualité, dans une ration hautement digestible. En particulier, la source de protéines de la ration doit être contrôlée (origine animale : mammifères ou poissons, ou végétale).
L’utilisation de compléments minéraux et vitaminés spécialement conçus pour améliorer la santé de la peau et du poil peut être bénéfique. Ces produits sont disponibles sous forme de comprimés, de poudres ou de solutions buvables à administrer directement ou à mélanger avec la ration. Ils sont parfois directement incorporés dans l’alimentation, en particulier dans les produits industriels haut de gamme.
Chez les animaux, la ration doit donc être adaptée en quantité et en qualité afin d’optimiser l’aspect du pelage et le fonctionnement de la peau. Tout déséquilibre nutritionnel a nécessairement des répercussions directes sur ces caractéristiques. Les avancées de la diététique canine ont permis de donner le jour à des aliments haut de gamme, de type "premium". Ces aliments contiennent des protéines de haute qualité, provenant le plus souvent de sources alimentaires optimales (différents types de poissons, agneau, canard, volaille). Ces aliments bénéficient en outre de l’adjonction de différentes vitamines et minéraux et surtout d’acides gras essentiels, qui sont des composants importants pour le bon fonctionnement cutané. Nourrir un chien pendant plusieurs mois avec un aliment "bas de gamme" inadapté à ses besoins, peut provoquer l’apparition de lésions cutanées, croûtes, érosions, ulcères sur la face (truffe, chanfrien, région péri oculaire).
 
OBTENIR UN BEAU PELAGE
PLUSIEURS SEMAINES AVANT D OBTENIR UN RESULTAT. Il faut noter que ces acides gras essentiels ne sont pas présents dans les huiles végétales utilisées pour l’alimentation humaine, mais seulement dans les poissons des mers froides (huile de saumon) ou dans des plantes particulières (huille de bourrache, huile d’onagre). On peut trouver ces huiles sous forme de gélules dans les pharmacies (deux gélules par jour pendant deux mois amélioreront considérablement le pelage de votre chien). 

 
Si l’on souhaite que son chien ait un beau pelage, il est primordial de l’entretenir régulièrement par brossage et lavage. Les vérités bien établies pour nos cheveux sont également valables pour les poils des chiens. Seuls des soins réguliers, fréquents, avec des produits adaptés, peuvent permettre de donner un aspect luisant et fourni au pelage. AINSI IL FAUT LAVER LES CHIENS. Le vieil adage qui déconseillait les lavages fréquents car ceux ci éliminaient les graisses protectrices de la peau était valable au 19 e siècle, quand les chiens vivaient à l’extérieur des maisons, dans des niches sur la paille. Aujourd’hui nous disposons de produits adaptés, formulés spécifiquement pour la peau du chien, qui prennent en compte les particularités de la structure cutanée de cette espèce, et il n’existe aucun danger à utiliser ces produits fréquemment, bien au contraire. D’autre part, la propreté doit être un souci constant pour le chien mais également pour le propriétaire et son entourage.
Le brossage permet d’éliminer les poils morts et d’augmenter la circulation sanguine à la base des poils vivants, ce qui stimule leur pousse. N’oubliez pas de nettoyer la brosse pour éviter qu’elle ne se recouvre de poils morts ou de débris.
Un lavage régulier est indispensable. Les poils gainés par le sébum, attirent les poussières et les débris, se salissent en permanence et deivennent rapidement secs, ternes et cassants. Il faut impérativement avoir recour à des produits spécialement conçus pour l’espèce canine. L’utilisation de shampooings pour humains même ceux destinés aux bébés sont trop agressifs pour la peau du chien. Le chien est d’abord brossé pour éliminer les débris et les poils morts. Il est ensuite mouillé à l’eau tiède. le produit est appliqué sur le poil après avoir été dilué dans un peu d’eau. il faut masser l’ensemble du corps en commençant par la tête et en finissant par l’arrière train, la queue et les membres. il faut suivre le mode d’emploi en particulier en respectant les temps d’application. Le rinçage doit être méticuleux et durer plusieurs minutes, afin d’éliminer tout le produit. L’utilisation d’après shampooing réhydratants qu’il ne faut pas rincer et très intéressante pour améliorer l’aspect du pelage, le rendre doux et brillant. ces produits sont applicables en frictions ou en pulvérisations.
 
 
Le chien est le plus ancien mammifère carnivoire domestiqué par l’homme. Leur histoire commune a plus de 10 000 ans.
Vers le 3e millénaire, dans l’Egypte ancienne, Anubis dieu à tête de chien set de guide dans l’au-delà. Dans la mythologie grecque, le chien Cerbère garde les enfers. Dans l’Odyssée le fidèle Argos meurt d’émotion en retrouvant son maître Ulysse. Des moines adennais créent au IX e siècle, la première race de Saint Hubert. En 1650, les prêtres de l’hospice Saint Bernard dressent les chiens à tourner la broche aux cuisines, ils deviendront de cèlèvres secouristes…. Henri III est passionné d’épagneul papillon, Madame Maintenon adore les bergers de Pyrénées. Au XVII e siècle, bichons et caniches mènent la vie de chateau. Joséphine de Beauharnais possède un Carlin qui a eu l’audace de mordre l’Empereur. Lamartine possédait un lévrier. Après la grande guerre, ils deviennent héros de bandes dessinées (Milou, Tintin, Snoopy).
 
Plus près de nous, bon nombre de présidents s’entourent de labradors….
De nos jours, 10 millions de chiens sont protégés depuis 1978 par la déclaration universelle des droits de l’animal…..
Crise du temps ou temps de crise, prise de conscience ou prise de confiance, l’être humain a de plus en plus besoin d’anti stress, le chien est là pour lui répondre. Cependant vivre à part entière avec un animal que l’on "humanise" trop souvent est une relation contre nature, il nous faut donc apprendre aux maîtres à bien vivre avec son compagnon, il est nécessaire d’établir une connivence.
 
Le dressage doit rechercher une forme d’intelligence, l’animal ne doit faire que ce qui est positif. Hormis les divers troubles du comportement et les solutions à y apporter, il faut commencer par le B.A. BA, à savoir le choix du chiot et les bases d’éducation, la maternelle, c’est la propretéo, le assis couché pas bougé, la marche en laisse et le rappel.
L’accueil du chiot dans la famille est primordial.
 
Les 3 règles d’or 
 
Les repas : la hiérarchie s’impose que l’animal mange après le maître et que l’on ne lui donne aucune nourriture pendant le repas.
 
les morsures : interdiction formelle de mordiller, de lécher
 
la solitude : ignorer kle chiot pendant les 20 minutes qui précèdent le départ, lors du retour ne l’approcher que lorsqu’il est calmé, ne pas le gronder s’il a commis quelques dégâts.