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Quel maître pour le dalmatien ?

 

Le dalmatien a été sélectionné pendant de nombreuses années par les anglais comme chien de coche. Le replacer dans ce contexte historique implique qu’il doit être écarté de situation où il ne peut trouver sa place. Il est très difficile de rendre ce chien heureux dans un appartement ou dans une courette. Lui donner de l’exercice tous les jours est une obligation même pour un animal qui a la possibilité de s’ébattre dans un grand jardin. Le dalmatien a besoin de distraction. Aller déchiffrer toutes les marques olfactives des alentours est du plus grand intérêt pour lui. De nombreuses recherches semblent montrer qu’en reniflant toutes les dépositions laissées par ses congénères, il peut recueillir des informations sur leur sexe, leur âge, leur statut social, voir leur identité. Il faut se rappeler que c’est un animal social qui a besoin de nombreux contacts, que ce soit avec des congénères ou avec des êtres humains. Multiplier des situations nouvelles lui permettra de développer son intelligence et sa faculté d’adaptation. Quelle que soit la grandeur de votre jardin, le dalmatien y sentira toujours les mêmes odeurs et ce lieu deviendra vite une prison d’où naîtra son envie de fuguer. Le chien surtout s’il est seul, bouge très peu et s’ennuie vite sans stimulation, même dans le plus grand et le plus beau jardin qui soit.

Il doit être promené régulièrement: pensez à lui procurer assez d’exercices, de nombreux jeux avec les humains et encore mieux avec d’autres chiens. Promenade ne veut dire, faire le tour du pâtée de maison en laisse. Trouvez lui des aires de détente où il a la possibilité de rencontrer ou de s’amuser avec d’autres chiens en toute liberté

Dans ce but, il faut accorder du temps à son compagnon et surtout de la disponibilité. Elle consiste à consacrer son attention au chien pendant sa promenade, à le faire travailler (de l’agility par exemple), à le brosser, à jouer etc….si possible plusieurs fois par jour, mais au moins 1 à 2 heures.

Beaucoup de personnes s’étonnent que le rappel ne fonctionne pas, alors qu’elles ne s’occupent que très peu du chien en dehors du minimun vital, c’est à dire le remplissage de la gamelle et les sorties de propreté. Les gourmandises ne sont pas à mépriser et un maître qui a toujours dans ses poches des odeurs de cervelas est un maître intéressant. Le dialogue, succession de mots clés et de petits surnoms, même si le chien ne répond pas est important. Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour plaire à son chien. Les caresses sont également de précieuses auxiliaires. Elles installent une confiance réciproque. Le dalmatien adore jouer. Il a de grands moments d’exubérance, de joie et de malice. Il vous invitera à devenir complice de son quart d’heure de folie, moment salutaire pour vous aussi car palliatif à l’ennui et aux contrariétés. N’adoptez pas un comportement rigide et acceptez que votre chien vous saute sur les genoux ou dans les bras, qu’il vous lèche les oreilles, qu’il joue à vous mordiller sans accepter les morsures douloureuses, à se rouler par terre avec vous. Certains chiens ayant besoin de sentir les limites de leur excitation, exigez tout de même toujours le retour au calme au moment où vous le décidez. La race a la réputation d’être hyperactive. Il est vrai que certains dalmatiens présentent cette tendance. Quand vous emmènerez votre chiot pour sa première visite chez le vétérinaire, vous entendrez dire combien ce chien est inintelligent et insupportable. Mais c’est généralement la conséquence d’une vie indisciplinée et déstructurée. Donnez lui des horaires réguliers et fixes pour le nourrir et le promener, et avec quelques principes d’éducation de base, vous aurez un animal calme et agréable à vivre. Il saura à quelle heure il doit manger et à quelle heure est sa promenade.

Le propriétaire d’un dalmatien est une personne énergique capable d’éduquer son chien avec fermeté et gentillesse, disponible, aimant les ballades par tous les temps que ce soit à pied à cheval ou à bicyclette.  Le but de l’éducation n’est certes pas de l’empêcher de vivre ce qui constitue pour lui ses penchants naturels, mais plutôt de savoir garder aux moments opportuns, un contrôle sur lui, sans quoi sa vie pourrait être mise en danger.  Le dalmatien n’est pas un bibelot, à qui l’on demande juste d’être là pendant que son maître s’occupe ailleurs.

 

 

 

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