Sauter la navigation

LES CAUSES DES MORSURES

 

Tous les professionnels des chiens indiquent que les facteurs de risques les plus importants sont les suivants :

 

1 –   les mauvaises conditions d’élevage.

 

L’activité d’éleveur n’est pas une activité qui supporte l’approximation. Produire une portée ne consiste pas à choisir des géniteurs au hasard (« tiens, je ferai bien saillir ma chienne par le mâle du voisin ») mais bien à faire un véritable travail de sélection afin de produire des chiens conformes au standard et d’une excellente stabilité. Certains sont parfois tentés de se lancer dans l’élevage pour des motifs mercantiles et se soucient fort peu de devenir des chiens de race. Cette situation n’est pas acceptable. En outre, dans les huit premières semaines de sa vie (temps qu’il passe chez l’éleveur auprès de sa mère et de ses frères et sœurs) le chiot est dans une phase vitale dite de « socialisation ». C’est là qu’il est censé découvrir la vie et tous les stimuli de ce monde extérieur si nouveau, qu’il forge son caractère. Elever des chiens dans une cave ou au fond d’une grange, c’est le priver de cette découverte et, de fait, vendre un chien non socialisé, ne disposant pas de l’équilibre normalement acquis à cet âge. Un chien mal socialisé peut développer des troubles comportements qu’un maître, qui plus est éduquant mal son chien, aura du mal à corriger.

 

2          Les mauvaises conditions de détention des chiens par leurs maîtres

 

Passées ces huit semaines de socialisation, le maître joue un rôle essentiel dans l’éducation : apprentissage de la propreté, obéissance etc. Il s’avère que fréquemment les maîtres négligent cet aspect là.

Non le chien n’est pas un être humain, il n’a donc pas à être traité comme tel. Sous couvert bien souvent de rendre leur chien heureux, certains propriétaires lui octroient des prérogatives de « chef de meute » dont il ne devrait pas disposer : comment alors lui reprocher de se comporter comme tel et faire la loi au domicile de ses maîtres ?

Par exemple, les chiens de petite taille maintenus dans les bras de leur détenteur dans un face à face avec d’autres chiens, provoquent souvent par leur attitude hiérarchique l’agression de ces derniers. De graves accidents peuvent en résulter, car le détenteur du petit chien tente de le protéger, aggravant ainsi la situation ; en aidant son chien à maintenir sa position hiérarchique, il prépare à son insu les prochains conflits. Il s’agit dans cet exemple de la provocation d’une agression par un petit chien, qui au vu de sa taille, ne sera jamais incriminé dans un processus juridique, le plus grand chien étant en revanche souvent accusé d’avoir attaqué une personne qui défendait son chien. Ce type d’accident est fréquent et prévisible si tant est que les propriétaires concernés disposent d’un minimum d’information sur le comportement canin et ses codes. Là encore, un chien mal éduqué et, auparavant mal socialisé, générera à n’en pas douter des troubles comportementaux.

    3    Les connaissances insuffisantes des propriétaires

 

Parfois les propriétaires acquièrent des chiens sans même savoir ce que cela implique en terme de coût, de disponibilité de leur part, de responsabilité et de durée de cet engagement. Hormis quelques revues canines, ils n’ont à leur disposition que très peu de vecteurs d’informations simples à leur disposition. Certes les clubs d’éducation existent, mais l’assurance du maître que son chien est très bien élevé et des tarifs parfois un peu élevés n’encouragent pas le propriétaire de base à se tourner vers cet excellent moyen de corriger, dans la majorité des cas, les travers de son chien.

  

3          Les connaissances insuffisantes des victimes

 

La victime potentielle a souvent peur des chiens et / ou n’a pas les connaissances nécessaires à son approche. De ce fait, elle peut induire par son comportement et à son insu des agressions du chien envers elle. Des règles de base existent pourtant sans même parler de bon sens : on ne caresse pas un chien qu’on ne connaît pas sans l’autorisation de son maître, on ne surprend pas un chien en arrivant derrière lui, en hurlant, on ne dérange pas un chien qui mange ou qui se repose dans son panier. A la maison, le chien n’a pas à supporter les tyrannies enfantines. Il faut mettre bon ordre à toute agitation trop bruyante (cris, combats, courses et poursuites sont à modérer absolument, idem pour les câlins et les bisous vécus souvent comme contraintes par le chien.)

 

Un travail correct effectué par l’éleveur, une bonne socialisation du chiot, un véritable apprentissage par les maîtres des conditions de détention et de vie d’un chien par la participation à des séances d’éducation canine,  permettent à l’évidence d’éviter les troubles comportementaux chez le chien.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :