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Monthly Archives: avril 2007

Quel maître pour le dalmatien ?

 

Le dalmatien a été sélectionné pendant de nombreuses années par les anglais comme chien de coche. Le replacer dans ce contexte historique implique qu’il doit être écarté de situation où il ne peut trouver sa place. Il est très difficile de rendre ce chien heureux dans un appartement ou dans une courette. Lui donner de l’exercice tous les jours est une obligation même pour un animal qui a la possibilité de s’ébattre dans un grand jardin. Le dalmatien a besoin de distraction. Aller déchiffrer toutes les marques olfactives des alentours est du plus grand intérêt pour lui. De nombreuses recherches semblent montrer qu’en reniflant toutes les dépositions laissées par ses congénères, il peut recueillir des informations sur leur sexe, leur âge, leur statut social, voir leur identité. Il faut se rappeler que c’est un animal social qui a besoin de nombreux contacts, que ce soit avec des congénères ou avec des êtres humains. Multiplier des situations nouvelles lui permettra de développer son intelligence et sa faculté d’adaptation. Quelle que soit la grandeur de votre jardin, le dalmatien y sentira toujours les mêmes odeurs et ce lieu deviendra vite une prison d’où naîtra son envie de fuguer. Le chien surtout s’il est seul, bouge très peu et s’ennuie vite sans stimulation, même dans le plus grand et le plus beau jardin qui soit.

Il doit être promené régulièrement: pensez à lui procurer assez d’exercices, de nombreux jeux avec les humains et encore mieux avec d’autres chiens. Promenade ne veut dire, faire le tour du pâtée de maison en laisse. Trouvez lui des aires de détente où il a la possibilité de rencontrer ou de s’amuser avec d’autres chiens en toute liberté

Dans ce but, il faut accorder du temps à son compagnon et surtout de la disponibilité. Elle consiste à consacrer son attention au chien pendant sa promenade, à le faire travailler (de l’agility par exemple), à le brosser, à jouer etc….si possible plusieurs fois par jour, mais au moins 1 à 2 heures.

Beaucoup de personnes s’étonnent que le rappel ne fonctionne pas, alors qu’elles ne s’occupent que très peu du chien en dehors du minimun vital, c’est à dire le remplissage de la gamelle et les sorties de propreté. Les gourmandises ne sont pas à mépriser et un maître qui a toujours dans ses poches des odeurs de cervelas est un maître intéressant. Le dialogue, succession de mots clés et de petits surnoms, même si le chien ne répond pas est important. Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour plaire à son chien. Les caresses sont également de précieuses auxiliaires. Elles installent une confiance réciproque. Le dalmatien adore jouer. Il a de grands moments d’exubérance, de joie et de malice. Il vous invitera à devenir complice de son quart d’heure de folie, moment salutaire pour vous aussi car palliatif à l’ennui et aux contrariétés. N’adoptez pas un comportement rigide et acceptez que votre chien vous saute sur les genoux ou dans les bras, qu’il vous lèche les oreilles, qu’il joue à vous mordiller sans accepter les morsures douloureuses, à se rouler par terre avec vous. Certains chiens ayant besoin de sentir les limites de leur excitation, exigez tout de même toujours le retour au calme au moment où vous le décidez. La race a la réputation d’être hyperactive. Il est vrai que certains dalmatiens présentent cette tendance. Quand vous emmènerez votre chiot pour sa première visite chez le vétérinaire, vous entendrez dire combien ce chien est inintelligent et insupportable. Mais c’est généralement la conséquence d’une vie indisciplinée et déstructurée. Donnez lui des horaires réguliers et fixes pour le nourrir et le promener, et avec quelques principes d’éducation de base, vous aurez un animal calme et agréable à vivre. Il saura à quelle heure il doit manger et à quelle heure est sa promenade.

Le propriétaire d’un dalmatien est une personne énergique capable d’éduquer son chien avec fermeté et gentillesse, disponible, aimant les ballades par tous les temps que ce soit à pied à cheval ou à bicyclette.  Le but de l’éducation n’est certes pas de l’empêcher de vivre ce qui constitue pour lui ses penchants naturels, mais plutôt de savoir garder aux moments opportuns, un contrôle sur lui, sans quoi sa vie pourrait être mise en danger.  Le dalmatien n’est pas un bibelot, à qui l’on demande juste d’être là pendant que son maître s’occupe ailleurs.

 

 

 

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Présentation individuelle devant le juge

  Le chien doit avancer vers le juge en étant au pied du maître, la laisse est souple et le chien sans contrainte. Le juge examine votre chien dès son entrée sur le ring et dès qu’il s’avance vers lui. Cette marche au pied permet d’avoir un aperçu général.

  Des premiers examens sont faits, par le juge tels ceux des dents, et des testicules pour les mâles, la longueur de la queue au jarret. Cela permet également au juge d’apprécier la sociabilité du sujet.

Le juge doit pouvoir avoir une vue d’ensemble du chien sans être gêné par la présence du maître. Pour ce faire, il est indispensable que le maître se tienne en retrait de son chien, en bout de laisse, et non près du chien qui bien souvent colle son museau sur la poche qui contient les friandises.

Le dalmatien se présente bien campé sur ses pattes naturellement, sans que le maître exerce de tension sur la laisse pour éviter d’étrangler le chien et de casser la ligne de dos.

Le propriétaire ne doit jamais se trouver entre le chien et le juge.  IL  doit être vigilant quant à la bonne position statique constante de son chien debout et attentif.

Le maître peut éventuellement faire quelques pas pour remettre son chien en position correcte s’il le désire. Cela exige un peu de dressage pour que le chien s’habitue à rester immobile, debout, sans se préoccuper de son maître.

  Présentation lors de l’examen des allures

 Aller-retour en marchant en ligne droite : cela permet au juge d’examiner le parallélisme membres antérieurs et postérieurs, la queue lors d’un déplacement calme et l’aisance du chien.

Tour du ring en courant avec le chien au trot dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, le chien obligatoirement tenu à gauche pour toujours être visible par le juge à l’intérieur du ring.

  Cette présentation au trot est une étape capitale pour le jugement final si vote chien a obtenu un excellent en morphologie. C’est à ce moment que le juge peut apprécier l’efficacité des angulations. C’est également l’un des critères qui influera lors du classement final. C’est la raison pour laquelle le maître doit être entraîné à courir pour faire équipe avec le chien qui doit se déplacer aisément, sans être étranglé par le maître soit parce que le chien tire son maître soit parce que le maître tient la laisse au ras de la jambe.

  La laisse doit naturellement être souple… Chien et maître courent côte à côte. Si le chien est au galop, c’est que le maître court trop vite. Il est donc nécessaire de ralentir jusqu’à ce que le chien reprenne le trot qui est l’allure normale recherchée.

A l’inverse, pour mettre le chien en valeur sur ses allures, le maître doit rechercher la bonne vitesse afin de permettre au chien de courir avec une pleine aisance.

  Lors de l’examen des allures sont pénalisées les fautes suivantes :

  Chien qui trotte à l’amble ou galope

Chien qui saute dans ce cas, impossible d’apprécier les allures

Queue portée trop haute voire presque à la verticale ou enroulée sur le dos = éliminatoire, la queue doit être dans le prolongement de la ligne de dos.

  Lors de la présentation de l’ensemble des chiens retenus pour le classement final, ne jamais démarrer tous ensemble.

  Respecter les distances correctes entre les chiens.

Ne pas entraver les allures du chien qui est devant ou derrière

Eviter tout risque de morsure entre les chiens

  En fin de course, les mêmes précautions de distance doivent être respectées entres les chiens (plus ou moins 2 mètres) la laisse est souple et le chien est toujours sous contrôle du maître. Le chien toujours être face au juge ou de profil et garder la position correcte jusqu’à la fin des jugements.

PRESENTER SON CHIEN DANS UNE EXPOSITION CANINE

  Ca y est, vous êtes prêt à vous lancer. Vous avez lavé votre jeune chien la veille ou 48 heures avant l’exposition, les oreilles sont propres et nettes, les dents également, les ongles des doigts de pied sont bien coupés. N’oubliez surtout pas son carnet de vaccinations et les papiers donnant droit à l’entrée de l’exposition que vous aurez reçus quelques jours avant.

Prévoyez une couverture pour votre chien, sa gamelle, et une bouteille d’eau, une brosse pour le dernier coup de brosse final. Munissez vous d’une chaise pliante car vous pourrez être amené à ne pas pouvoir quitter les lieux avant 15, 16 ou 17 h selon le règlement de la manifestation canine.

  Si l’exposition se déroule en extérieur, l’été, prenez un petit parasol. Enfin pensez à prendre une petite épingle à nourrice ou une broche pour accrocher votre carton sur lequel figure votre numéro de passage qui vous sera donné à l’entrée de l’exposition ou sur le ring selon le règlement de la manifestation canine.

  Vous aurez calculé votre temps de route, avant de partir, car c’est toujours mieux d’arriver un peu à l’avance. Vous serez plus décontracté et votre chien aussi, car s’il vous sent énervé et stressé, il va l’être également. Et puis, c’est mieux de s’installer tranquillement et de lui dégourdir les pattes avant l’entrée en ring. N’hésitez pas à vous arrêter en chemin pour le lâcher en liberté pour qu’il fasse ses besoins tranquillement.

En général, les lieux d’exposition sont bien indiqués mais il arrive lorsque l’on ne connaît pas la ville de tourner un peu en rond et donc de perdre du temps. On s’énerve et l’on arrive en courant dans le ring sans avoir eu le temps de préparer son chien. Bref, tout le monde panique et ce n’est pas agréable ni pour vous, ni pour votre compagnon à quatre pattes.

  Tout doit être fait dans le calme et la sérénité pour ne pas stresser le petit.

En arrivant sur le lieu de l’exposition vous vous rendrez au secrétariat qui se trouve souvent devant l’entrée et vous irez chercher votre catalogue avec éventuellement votre numéro de passage. Gagnez ensuite votre cage si vous en avez réservé une. Installez-vous tranquillement. Repérez le ring où votre chien devra être jugé et si vous n’avez pas de cage à votre disposition, mettez vous à proximité de celui-ci. Pensez à agrafer votre numéro pour qu’il soit bien visible du juge.

  Si vous n’avez pas de laisse de présentation, vous en achèterez une sur place, dans un stand spécialisé. Votre chien ne doit pas être présenté avec un harnais ou son collier traditionnel qui ne le met pas spécialement en valeur. Ensuite, promenez votre chien à l’extérieur et à l’intérieur pour le décontracter, et qu’il se sente à l’aise. Mais ne vous éloignez pas trop pour rater votre tour. Vous devez être à la disposition du juge et en aucun cas, le faire attendre. Regardez dans votre catalogue, en général, les chiens passent dans le même ordre indiqué par celui-ci.

Regardez comment font les concurrents qui vous précèdent, cela vous permet de prendre exemple sur la façon de présenter votre chien. Si votre chien est inscrit en classe puppy, le juge est plus indulgent, mais il faut quand même que les allures soient bonnes.

  Le moment du jugement arrive. Il faut se tenir prêt à entrer sur le ring à votre appel. Vous vous positionnez sur le ring selon l’ordre des numéros et vous mettez votre chien en position statique. Le juge fait trotter les chiens pour voir les allures. Vous devez respecter un espace avec le concurrent qui est devant vous. Votre chien doit trotter à votre gauche sans tirer sur la laisse, sans galoper, sans zigzaguer, et sans montrer d’agressivité vis-à-vis des autres chiens qui sont devant lui et derrière lui. Il doit montrer une allure souple et détendue.

  Ensuite le juge va examiner les chiens un par un. Même si ce n’est pas votre tour, gardez l’œil sur votre chien, qu’il soit bien d’aplomb sur ces quatre pattes, le dos tendu, et la tête dressée à l’éveil. Ne le laissez surtout pas s’avachir, le dos rond, les pattes écartées, etc… Car souvent le juge jette un coup d’œil sur les autres chiens qui attendent leur tour pour faire des comparaisons, vis-à-vis du chien qu’il examine. Bien sûr si la classe jugée est très nombreuse on peut laisser le chien se reposer un peu. Mais il est préférable qu’il soit couché à terre, plutôt que debout s’il se laisse aller. En effet, il sera bien plus beau en position de sphinx plutôt qu’avachi, le dos rond, les oreilles et la queue basse… Caressez-le, mettez-le en confiance, parlez-lui.

  Lorsque le juge vous appellera, vous présenterez le chien devant lui, en position statique, les quatre pattes bien d’aplomb parallèles, le dos tendu, la tête levée, les oreilles dressées. Il faut l’avoir préparé avant l’exposition à tenir la position, en le travaillant avec une croquette s’il est gourmand.

Le juge va vous demander un aller retour au trot. Ce moment est important car il va juger les allures. Votre chien sera à votre gauche et il devra marcher en ligne droite, sans tirer sur sa laisse, sans zigzaguer, ni sans se laisser traîner. Il doit marcher fièrement. De votre côté, faites attention à ce que le juge va vous demander. Soyez attentif. Ensuite repositionnez votre chien en position statique mais par trop près de la table du juge.  En effet, à ce moment là le juge va souvent s’asseoir à côté de son secrétaire et lui commenter ses appréciations. Tout cela noté sur le « slip » qui vous sera remis à la fin des jugements.

Ensuite, vous irez vous replacer toujours dans le même ordre des numéros. Lorsque le juge aura examiné les chiens un par un, il fera marcher tous les concurrents ensemble et le juge fera son classement. Quelquefois, il fait sortir les chiens non sélectionnés et garde les quatre premiers qu’il place ensuite. Chaque juge a sa façon de faire.

  Après la présentation, félicitez votre compagnon, montrez-lui votre contentement. Mais surtout ne le laissez pas en cage toute la journée et restez près de lui. Donc promenez- le, chouchoutez-le et ainsi lorsque vous l’emmènerez les prochaines fois, ce sera un vrai plaisir pour lui, une vraie fête en votre compagnie. Lorsque j’emmène mes chiens en expositions, le matin ou la veille, ils sont intenables : ils sont très excités de passer la journée entière avec moi car je leur consacre toute ma journée et ils adorent çà.

J’ai vu trop de chiens restés dans leur cage pendant que leurs maîtres partaient faire un tour.. Rien de tel pour les dégoûter des expositions canines.

Les expositions : comment engager un chien

  Avant d’engager un chien en exposition, il est souhaitable de prendre conseil auprès du producteur ou d’une personne connaissant bien la race. Si vous n’avez pas exigé de l’éleveur un animal d’exposition mais un simple compagnon ou si vous n’avez que de faibles connaissances du standard de la race, un avis de spécialiste vous permettra de savoir si votre chien ne présente pas de défauts graves éliminatoires et dans quelle exposition et quelle classe engager.

  Si l’on vous a venu un chien « d’exposition «  il est parfaitement logique que vous puissiez le présenter partout. Cependant le producteur, s’il est un éleveur sérieux, sera en mesure de vous conseiller, pour un premier contact, telle exposition où le juge est particulièrement compétent dans cette race. Il pourra également vous indiquer dans quelle classe vous inscrire pour donner le maximum de chances à votre élève. Certains chiens sont matures très jeunes et peuvent concourir d’emblée en classe ouverte s’ils ont l’âge requis, d’autres ayant un aspect trop adolescent devront concourir en classe jeune.

  Pour les expositions en France, vous trouverez le calendrier des expositions et vous pouvez vous inscrire par internet sur le site :

www.cedia.fr

 pour les expositions à l’étranger vous avez le site : www.expositioncanine.com

  Et aussi le site de la FCI de la Fédération Cynologique Internationale :  www.fci.be

Sur ce site, vous trouverez les adresses internet des sociétés canines centrales de chaque pays sur lesquels vous trouverez le calendrier des expositions organisées par chaque état et les coordonnées des organisateurs.

  Il y a aussi un site très intéressant, c’est : http://dalmatier.pagina.nl.

Outre l’adresse internet de nombreux éleveurs dans toute l’europe vous avez aussi les adresses internet des clubs de race qui renvoient également au calendrier des expositions et aux coordonnées des organisateurs.

  La préparation du chien

  Elle doit être prévue longtemps à l’avance, surtout si le chien n’a a jamais été exposé. Elle porte sur trois aspects : la condition physique, c’est-à-dire l’aspect général du chien en particulier la qualité du poil.

La présentation qui comprend la marche en laisse, et un bon statique.

Le mental : le chien ne doit pas être peureux mais attentif. Il ne doit pas être agressif envers les juges ni avec ses congénères. Autant dire que plusieurs mois de travail sont parfois nécessaires pour arriver à un bon résultat.

  Plusieurs mois avant : la condition physique

  Pendant les mois qui précèdent, il est nécessaire d’entretenir régulièrement le pelage de son chien. Un beau pelage bien brillant ne s’obtient pas d’un seul shampoing la veille de l’exposition. Il est le résultat d’une alimentation bien adaptée, d’un brossage régulier pour enlever les poils morts, d’une chasse régulière aux parasites pour éviter toutes traces de plaies ou de boutons. Eventuellement, une cure d’une préparation pharmaceutique à base d’acides gras essentiels peut être entreprise pour améliorer l’état du pelage surtout l’été. (huile de bourrache )

Le chien doit être maintenu à son poids normal. Maigreur ou obésité le desservira. Un régime amaigrissant entrepris quelques jours avant l’exposition fatiguera le chien.

  La présentation

  Le chien sera habitué à la marche en laisse courte, maintenu au pied contre la jambe du maître, sans tirer comme un damné au bout d’une laisse trop longue. Il devra marcher ainsi en ville afin de rencontrer du monde et d’autres chiens.

Pour ceux qui n’ont jamais reçu la moindre éducation et qui ont pris la place de chef au détriment de leur maître, les conseils d’un éducateur spécialisé seront sans doute les bienvenus.

Le juge devant vérifier que tous les individus de sexe mâle ont bien les deux testicules bien descendus dans le scrotum, il importe d’habituer le chien à ce contact qu’il est loin d’apprécier. Il doit rester calme et ne pas se retourner pour tenter de donner un coup de croc à celui qui intente à sa dignité.

Autre point important, le juge examinera la cavité buccale pour apprécier l’écartement des mâchoires, la position et le nombre des dents. Il faut habituer le chien à  se laisser manipuler la bouche. Evitez qu’il ne prenne les doigts du juge pour des friandises à consommer sur place.

  Le mental

  Un chien peureux ou agressif ne sera jamais un bon chien d’exposition. Il n’aura pas l’attitude fière, un brin dédaigneuse de ce qui l’entoure, qui font l’attitude des vainqueurs. Il importe donc de socialiser très jeune le chiot que l’on a acquis pour qu’il ne craigne ni les contacts canins ni les contacts humains ni le bruit ni la foule. Une promenade régulière dans un lieu public très animé de type marché est excellente. Il importe de tenir fermement son chien en lui donnant, dans la douceur et la fermeté des bonnes habitudes de marche au pied, d’obéissance et de propreté.

Le mental du chien exposé est souvent le reflet du mental de son exposant. A maître stressé ou agressif, chien craintif ou chien combatif.

  Quinze jours avant

  Vérifiez que le chien ne présente ni plaies ni boutons afin d’avoir le temps de le soigner, qu’il ne boîte pas. Coupez les ongles si nécessaire pour qu’il pose correctement les pieds au sol. Vérifiez les conduits auditifs qui doivent être sains et les yeux qui ne doivent par larmoyer.

Détendez votre chien en faisant de bonnes promenades : c’est la meilleure façon de bien communiquer avec lui et en faire un complice.

  La veille de l’exposition

  Si vous avez prévu de voyager la veille de l’exposition et passer la nuit à l’hôtel, pensez à réserver une chambre assez tôt dans un hôtel acceptant les chiens. N’oubliez pas que vous êtes nombreux dans cas et que le nombre des chambres n’est pas illimité.

Pour éviter tout énervement, comptez largement la durée de votre parcours (un incident est toujours possible), ajoutez y les pauses repos pour vous, les pauses pipi, et les pauses détente pour le chien, le temps nécessaire à trouver le lieu de l’exposition (généralement bien indiqué mais pas toujours !) et la pause détente à l’arrivée pour en pas amener un chien excité sur le ring. Ajoutez pour faire bonne mesure un petit délai pour rechercher votre cage et vous installer confortablement sans avoir à vous précipiter sur le ring sitôt arrivé. Mieux vaut partir tôt et arriver détendu que partir à la dernière minute et démarrer sur les nerfs. Le chien le ressent.

  L’arrivée à l’exposition

 L’entrée des exposants se fait rarement dans l’ordre et la bonne humeur. Les contrôles indispensables à l’entrée provoquent attroupement où se mêlent les propriétaires, els chiens et les multiples bagages ou chariots encombrants. Si vous n’êtes pas accompagné, ne tentez pas d’emmener dans un seul voyage : le chien, le siège, la glacière et votre sac. Si vous avez tenu compte des remarques précédentes vous aurez le temps de faire deux voyages entre le hall et votre véhicule.

  Au contrôle seront contrôlés votre carte d’exposant et éventuellement le ou les cartes d’accompagnateurs.

Le passeport de votre chien et son certificat de vaccination antirabique doivent être également présentés.

En Belgique, en Suisse ou aux Pays bas la vulve des chiennes est examinée, les chiennes en chaleur ne sont pas autorisées à entrer. En France, Portugal, Espagne ce contrôle n’existe pas.

  Quand vous aurez pénétré dans les lieux, vous vous rendrez directement au secrétariat et l’on vous échangera votre carte d’exposant contre la catalogue de l’exposition qui vous permettra de vous diriger vers votre cage.

  La prochaine fois : le catalogue, l’installation dans la cage, l’entrée dans le ring, le jugement.

 Ce que vous devez emmener

  Le carnet de santé, le passeport du chien et votre carte d’exposant que vous aurez reçu par la poste quelques jours avant l’exposition.

 Une chaise pliante, un livre, votre repas dans une glacière portative éventuellement

  Les affaires de votre chien pour qu’il passe une journée agréable :

Une couverture pour mettre dans sa cage

Une gamelle pour lui donner à boire

Sa ration de croquette pour la journée

Une laisse de présentation

Une brosse ou un gant en caoutchouc pour faire tomber les poils morts avant d’aller sur le ring.

Une serviette pour l’essuyer s’il pleut, enfin tout objet nécessaire à son confort.

Conseils pour mieux présenter son chien en exposition

Il fut dit au moins une fois: “Pour le peu de temps que le juge est occupé avec mon chien, le prix d’une inscription à une compétition de chiens est trop élevé”. Dans ces propos, vous y trouvez la vérité. Mais ce n’est pas tout à fait juste. Ce n’est pas seulement sur le moment de palper le chien et de voir courir le chien en figure qu’un bon juge va proclamer son jugement. C’est déjà en pénétrant dans le ring qu’un juge expérimenté va avoir une première impression sur les qualités de votre chien. C’est pourquoi il est important qu’à partir des premiers pas que l’on fait dans le ring de présenter son chien de manière optimale.
N’allez pas dans le ring passivement attendre à une place que le juge vous demande de venir chez lui. A partir du moment où l’on entre dans le ring et jusqu’au moment où on la quitte, le bon Show Handler ne doit pas de déconcentrer.

Comment vas-tu travailler pour le mieux maintenant?

Les participants de la prochaine classe mettent en principe ± 5 minutes pour se placer à l’entrée du ring par numéro. Cela veut dire que le show Handler doit suivre attentivement les jugements. Quand le commissaire de ring demande d’entrer dans le ring, il faut veiller avant que l’on ait suffisamment de place pour que le chien ait une bonne cadence et il faut le faire sans se faire remarquer. Donc, il faut attendre quelques secondes après que le chien précédant soit parti avant de démarrer. Ainsi, le chien garde le même rythme jusqu’à sa place dans l’alignement. Un chien précédant qui court devant donne une impression de négligence car le juge sera distrait inconsciemment par les images qui bougent devant vous. Il faut veiller à manier les bonnes techniques pour conduire le chien de sorte que le chien se fasse remarquer et pas vous.
Vous présentez le chien suivant l’alignement. Faîtes-le aussi quand le juge n’a pas d’attention sur votre chien. Ne placez pas votre chien n’importe comment par rapport aux autres. Pour donner une bonne impression d’ensemble, les shows Handlers doivent se placer sur une ligne. Si les autres Shows Handlers n’accordent pas d’attention à l’alignement, placez votre chien le mieux possible sur l’alignement du premier. Laissez votre chien calme mais pas au repos (ne pas le laisser s’asseoir ou se coucher). Il faut tenir attentivement le juge à l’œil de sorte que vous pouvez directement placer votre chien idéalement quand le juge jette un regard vers votre chien.

Quand le juge demande de présenter le chien devant ou sur la table, il faut veiller que vous faîtes cela de la manière correcte. Il faut être à une bonne distance de la table, perpendiculairement en face de la table et le chien en une juste balance. Il faut veiller aussi à l’avance que l’on ne se trouve pas entre le chien et le juge. Il faut veiller au fait que le juge doit voir le chien et pouvoir le tâter. Ne gêner pas le juge en vous trouvant entre le chien et lui-même. Placez-vous de l’autre côté du chien ainsi le juge pourra juger le chien en toute liberté.
Quand le juge veut regarder les dents du chien, faîtes-le vous-même. Il y a beaucoup de chiens qui ont une mauvaise hygiène dentaire et buccale. Et si le juge le fait lui-même, il déplace les bactéries d’un chien à l’autre.
Après avoir tâter le chien, le juge va demander d’effectuer une figure. Es figures les plus demandées sont: “l’aller et retour” et “le triangle”.

Pourquoi nous demande-t-on des figures?

“L’aller et retour” est demandé pour juger les allures de devant et de derrière du chien. Le “triangle” est demandé pour examiner les allures avant, de côté et arrière. Essayez de réaliser ces figures correctement. Donnez au juge la chance d’examiner les allures du chien. Ne courez pas en zigzag mais bien en ligne droite. Ne courez pas entre le chien et le juge, pour cela entraînez-vous chez vous  pour pouvoir aller de l’autre côté du chien le plus vite possible si nécessaire. Ne courez pas un cercle ou une forme d’œuf, essayez de former un triangle parfait. Le juge n’a pas une bonne impression du Show Handler quand il voit que celui-ci ne sait pas faire de figures correctes. Ici aussi, il est important de connaître les bonnes techniques pour conduire le chien. Après les figures, le juge va vous demander de retourner à l’alignement. Ne pensez pas que c’est fini maintenant mais présentez le chien dans l’alignement et attendez que le jugement se fasse. Pendant le jugement des autres chiens, un bon juge jettera de temps en temps un regard dans le ring. Si vous faîtes attention au jugement, vous ne serrez pas surpris par ce regard rapide du juge. Il aura dans tous les cas une meilleure impression des chiens qui sont présentés et qui se trouvent sur l’alignement. Après le jugement individuel, le juge demande que tous les chiens, les uns derrière les autres décrivent un cercle. Ceci est déconseillé car il y a trop de chien en mouvement. Cela donne une impression de peu clair, de confusion et de chaos. Si le juge le demande tout de même, gardez vous distance avec le chien qui vous précède ainsi il y a un espace suffisant pour que le chien courre au bon rythme. Ne passez jamais devant un chien qui court devant vous. Il est préférable de s’arrêter et de créer un espace pour de nouveau faire remarquer le juge par le juge.
Après que le classement a été fait, il n’y a qu’une personne réellement heureuse et c’est celle qui a obtenu la première place. Ne laissez pas paraître votre mécontentement dans le ring. Sortez du ring dignement en montrant le chien à ceux qui veulent le voir encore une dernière fois. Vous ne pouvez jamais savoir qui se trouve aux alentours du ring.

Maintenant, différentes questions peuvent se poser après que vous ayez lu ceci, comme:
“Quand plus de dix Show Handlers se trouvent dans le ring en même temps, n’est-il pas difficile de garder tout le temps son chien sous contrôle”?
C’est le devoir du commissaire du ring ou du juge de diviser le groupe de plus de 10 Show Handlers en deux ou en plusieurs groupes. Un juge avec le sens du devoir va entreprendre cela dans chaque cas.

“Pourquoi dois-je me donner du mal à présenter mon chien pendant tout le temps que je suis dans le ring alors que le juge n’y accorde pas toujours de l’attention”?
Comme tout le monde le sait, il y a des juges qui n’accordent pas une attention complète au jugement. Ceux-ci ne sont en fait pas compétents pour bien exécuter un jugement même si ces juges connaissent le standard de la race comme leur poche.

“Donc, est-ce une absurdité dans un tel cas de donner son maximum”?

Si le juge n’est pas compétent, donnez votre maximum pour les spectateurs. Comme on l’a dit plus haut, vous ne savez jamais qui se trouvent au bord du ring.
“Qu’est-ce que signifie l’alignement”?
Ce terme signifie que tous les chiens sont présentés les uns derrière les autres sur une ligne droite et les têtes des chiens sont toutes tournées dans la même direction. Cela donne une impression d’ordre dans le ring. Le juge recevra une meilleure image des chiens qui lui sont présentés.

“Ne puis-je pas montrer l’avant parfait de mon chien au juge”?
Il est certain qu’un juge qualifié le remarquera. Il le remarquera lors du jugement individuel mais également quand le juge vient examiner les chiens dans l’alignement.
“Mon chien est plus beau d’un côté que l’autre. Ne puis-je pas montrer ce plus beau côté de mon chien au juge”?

Si le juge connaît le standard, il va accorder toute son attention à cela et il va regarder les chiens de tous les côtés.
“Comment mon chien peut être attentif si on n’attire pas son attention en dehors du ring”?
Il est évidemment condamnable que quelqu’un attire l’attention du chien en dehors du ring. C’est une question de paresse.Tout le monde est convaincu que son chien ferait tout pour son maître. C’est le maître lui-même qui doit se donner la peine pour qu’il apprenne au chien ce qu’il attend de celui-ci. Cela demande du temps, de la patience et beaucoup d’exercices avec le chien. Je compare cela à deux personnes qui veulent se raconter quelque chose. La première personne (le chien) est prête à se jeter au feu pour son partenaire de conversation mais il parle seulement le chinois et l’autre personne (le Show Handler) ne parle que le néerlandais. En Belgique, il est strictement interdit que quelqu’un à l’extérieur du ring attire l’attention du chien.
Comme vous avez eu l’occasion de le lire ci-dessus, il est donc inexact que le jugement de votre chien ne dure que quelques minutes. Il y a bien plus que les quelques instants que le juge accorde à votre chien individuellement. C’est à vous de mettre votre chien sous les feux de la rampe. Mais, il y a finalement encore beaucoup à apprendre. Cela ne commence pas à l’entrée du ring. Cela commence à l’entraînement. Il faut commencer par apprendre: Comment apprendre tout cela à mon chien? Car il doit rester debout dans le ring dans une position correcte. Il doit courir en rythme. Il doit avoir les bons tournants quand il exécute les figures.
Il existe d’autres facettes qui sont sûrement aussi importantes. Toutes ces facettes se trouvent dans un standard. Ce standard est édité par le J&S Show Handling Club.

Cet article confirme que ce standard ne se limite pas seulement aux compétitions de Show Handling. Le standard qui a été fait par le J&S Show Handling Club est né d’une collaboration avec des gens provenant de Grande Bretagne et qui ont des années d’expérience en expositions canines. C’est une bonne base, que les Show Handlers ont besoin pour présenter avec succès un chien.

Roger Dictus.

Traduction: Laurence Veuville

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LES CAUSES DES MORSURES

 

Tous les professionnels des chiens indiquent que les facteurs de risques les plus importants sont les suivants :

 

1 –   les mauvaises conditions d’élevage.

 

L’activité d’éleveur n’est pas une activité qui supporte l’approximation. Produire une portée ne consiste pas à choisir des géniteurs au hasard (« tiens, je ferai bien saillir ma chienne par le mâle du voisin ») mais bien à faire un véritable travail de sélection afin de produire des chiens conformes au standard et d’une excellente stabilité. Certains sont parfois tentés de se lancer dans l’élevage pour des motifs mercantiles et se soucient fort peu de devenir des chiens de race. Cette situation n’est pas acceptable. En outre, dans les huit premières semaines de sa vie (temps qu’il passe chez l’éleveur auprès de sa mère et de ses frères et sœurs) le chiot est dans une phase vitale dite de « socialisation ». C’est là qu’il est censé découvrir la vie et tous les stimuli de ce monde extérieur si nouveau, qu’il forge son caractère. Elever des chiens dans une cave ou au fond d’une grange, c’est le priver de cette découverte et, de fait, vendre un chien non socialisé, ne disposant pas de l’équilibre normalement acquis à cet âge. Un chien mal socialisé peut développer des troubles comportements qu’un maître, qui plus est éduquant mal son chien, aura du mal à corriger.

 

2          Les mauvaises conditions de détention des chiens par leurs maîtres

 

Passées ces huit semaines de socialisation, le maître joue un rôle essentiel dans l’éducation : apprentissage de la propreté, obéissance etc. Il s’avère que fréquemment les maîtres négligent cet aspect là.

Non le chien n’est pas un être humain, il n’a donc pas à être traité comme tel. Sous couvert bien souvent de rendre leur chien heureux, certains propriétaires lui octroient des prérogatives de « chef de meute » dont il ne devrait pas disposer : comment alors lui reprocher de se comporter comme tel et faire la loi au domicile de ses maîtres ?

Par exemple, les chiens de petite taille maintenus dans les bras de leur détenteur dans un face à face avec d’autres chiens, provoquent souvent par leur attitude hiérarchique l’agression de ces derniers. De graves accidents peuvent en résulter, car le détenteur du petit chien tente de le protéger, aggravant ainsi la situation ; en aidant son chien à maintenir sa position hiérarchique, il prépare à son insu les prochains conflits. Il s’agit dans cet exemple de la provocation d’une agression par un petit chien, qui au vu de sa taille, ne sera jamais incriminé dans un processus juridique, le plus grand chien étant en revanche souvent accusé d’avoir attaqué une personne qui défendait son chien. Ce type d’accident est fréquent et prévisible si tant est que les propriétaires concernés disposent d’un minimum d’information sur le comportement canin et ses codes. Là encore, un chien mal éduqué et, auparavant mal socialisé, générera à n’en pas douter des troubles comportementaux.

    3    Les connaissances insuffisantes des propriétaires

 

Parfois les propriétaires acquièrent des chiens sans même savoir ce que cela implique en terme de coût, de disponibilité de leur part, de responsabilité et de durée de cet engagement. Hormis quelques revues canines, ils n’ont à leur disposition que très peu de vecteurs d’informations simples à leur disposition. Certes les clubs d’éducation existent, mais l’assurance du maître que son chien est très bien élevé et des tarifs parfois un peu élevés n’encouragent pas le propriétaire de base à se tourner vers cet excellent moyen de corriger, dans la majorité des cas, les travers de son chien.

  

3          Les connaissances insuffisantes des victimes

 

La victime potentielle a souvent peur des chiens et / ou n’a pas les connaissances nécessaires à son approche. De ce fait, elle peut induire par son comportement et à son insu des agressions du chien envers elle. Des règles de base existent pourtant sans même parler de bon sens : on ne caresse pas un chien qu’on ne connaît pas sans l’autorisation de son maître, on ne surprend pas un chien en arrivant derrière lui, en hurlant, on ne dérange pas un chien qui mange ou qui se repose dans son panier. A la maison, le chien n’a pas à supporter les tyrannies enfantines. Il faut mettre bon ordre à toute agitation trop bruyante (cris, combats, courses et poursuites sont à modérer absolument, idem pour les câlins et les bisous vécus souvent comme contraintes par le chien.)

 

Un travail correct effectué par l’éleveur, une bonne socialisation du chiot, un véritable apprentissage par les maîtres des conditions de détention et de vie d’un chien par la participation à des séances d’éducation canine,  permettent à l’évidence d’éviter les troubles comportementaux chez le chien.

HOT DOG OR NOT HOT DOG ?

Le point sur l’excitation sexuelle

Le printemps arrive et les amours renaissent. Certains chiens montrent parfois des comportements d’excitation sexuelle que leurs propriétaires considèrent comme excessifs.

 

Il est normal que les mâles montrent un comportement sexuel plus marqué au moment des amours. Les chevauchements du chien sur la chienne en chaleurs sont de règle puisqu’ils permettent l’accouplement. En dehors de ces périodes, les comportements de chevauchement peuvent également avoir d’autres significations.

 

Pendant les périodes de chaleurs des chiennes, les mâles montrent une tendance plus nette au comportement de chevauchement, notamment sur les femelles, quelle que soit l’espèce à laquelle elles appartiennent (chien, chat, voire humain). Certains semblent tellement obsédés par l’idée d’aller rejoindre la femelle en chaleurs qu’ils peuvent fuguer. Souvent leur appétit diminue, voire est absent, ils sont hyper-vigilants, haletants et le regard fixe, les yeux presque exorbités. En promenade, le chien flaire de manière exacerbée, comme à la recherche d’un quelconque indice. Il montre fréquemment un comportement qui dégoute ses maîtres : non seulement il met son nez sur toutes les traces d’urine sur le sol, mais il peut en lécher certaines, parfois il claque des dents en même temps qu’il salive. C’est le comportement de flehmen : le mâle aspire, voire goûte les phéromones sexuelles présentes dans les urines de la  chienne qu’il vient de trouver. Le chien se comporte de la sorte tant que durent les chaleurs de la chienne (environ trois semaines).

A la maison aussi, l’attitude de votre chien est modifiée. Il est comme amoureux ne pensant qu’à sortir pour retrouver sa belle, trouvant inutiles toutes les autres activités comme manger, dormir, jouer ou faire des câlins.

Si votre chien adopte ce comportement exagéré à chaque fois que la chienne du voisin est en oestrus et que cela vous insupporte, demandez à votre vétérinaire qu’il lui administre par injection ou par comprimes des anti-hormones qui auront un effet complètement réversible de castration chimique. Ce type de traitement peut avoir un léger effet sédatif et augmenter un peu la boisson et l’appétit, mais tous ces signes disparaissent vite à l’arrêt du traitement.

La castration chirurgicale permet de diminuer nettement les ardeurs de votre chien et cela à vie. Cet acte, certes irréversible peut toutefois éviter que votre chien ne mette sa vie en péril, s’il a pris l’habitude de fuguer, pour retrouver sa dulcinée, (risque d’accident sur la voie publique), ou qu’il fasse des petits dans tout le voisinage. Cela évite aussi que les maîtres de la chienne en chaleurs n’en arrivent à la faire avorter ou qu’ils se retrouvent avec une portée de chiots dont ils se débarrasseront le plut tôt possible (risque de troubles du développement si les chiots sont séparés de la mère avant l’âge de deux mois.)

Il arrive que les chiens mâles montrent un comportement sexuel actif lors des menstruations des femmes de la maison, mais cela reste anecdotique. On peut se demander alors sir le chien en question est bien imprégné, c’est-à-dire s’il se perçoit bien comme un chien et non pas plutôt comme un humain !

Le chevauchement hiérarchique n’est pas un acte sexuel, mais un rituel social. Quand deux femelles ou deux mâles se confrontent lors d’un conflit hiérarchique, le chevauchement fait partie des rituels sociaux qu’ils utilisent pour montrer à l’autre qu’ils cherchent à la dominer. Le plus dominant essaie par cette manœuvre de prendre physiquement le dessus. Si l’autre ne veut pas se laisser faire, il se rebiffe et un conflit s’ensuivra. Si au contraire, l’autre se laisse chevaucher, cela signifie qu’il accepte de se laisser dominer : généralement, le dominé se met en position de soumission, c’est-à-die qu’il se couche sur le dos.

Si vous avez deux chiens de même sexe, vous avez déjà dû remarquer que l’un deux le plus dominant, a davantage tendance à chevaucher l’autre, notamment pour reprendre le dessus dans les moments d’activité (dans le jeu ou quand les maîtres rentrent du travail par exemple). Il faut les laisser faire car cela fait partie de leur communication : certes c’est un peu physique, mais cela leur permet de résoudre un petit conflit sans arriver au combat. Si les chevauchements hiérarchiques entre deux chiens sont assez fréquents, cela peut toutefois signifier que le chien qui se fait souvent chevaucher ne respecte pas correctement les règles hiérarchiques que l’autre cherche à lui imposer. C’est le cas de chiens hyperactifs qui ont du mal à respecter les règles tant ils bougent. Si un chien a tendance à chevaucher essentiellement une personne adulte de la maison et toujours du même sexe que lui, il s’agit probablement d’un chevauchement hiérarchique. Par exemple, si le chien mâle de la maison chevauche souvent son maître, il convient de se demander si le chien ne cherche pas à lui montrer sa supériorité hiérarchique. Evidemment il convient de se fâcher en repoussant le chien, comme si le chien venait de transgresser une règle de vie capitale. Si ce comportement de chevauchement est toléré par le maître, cela signifie que celui-ci accepte d’être dominé par son chien : c’est alors grave car le chien se perçoit dominant dans le groupe dans lequel il vit. Ce chien ne se laissera ni contraindre, ni contrôler, et le risque de conflits est donc élevé. Il est nécessaire que les maîtres évaluent la situation avec l’aide d’un éducateur ou d’un vétérinaire spécialisé en comportement afin de reprendre au chien les prérogatives de dominance qu’il s’est octroyé.

Certains chiens manifestent des comportements de chevauchement dès qu’ils sont excités : quand ils jouent, quand on les câline, quand ils font la fête aux personnes qui arrivent….. Pour ces chiens vite excitables, le chevauchement semble être un signe de débordement émotionnel, tout comme le mordillement des mains ou des vêtements, les aboiements intempestifs ou les courses délirantes dans toute l’habitation au point de se cogner dans les portes ou dans les meubles. Les chevauchements d’excitation sont ainsi fréquemment observés chez les chiens hyper-actifs (syndrome Hs.Ha). Sans signification sexuelle, ni hiérarchique, ces chevauchements sont simplement le signe d’une perte de contrôle. Ils sont à rapprocher de ce qui est observé chez les chiots de deux mois qui jouent ensemble : dans les moments où l’excitation est à son comble, l’un des chiots se met à chevaucher ou son frère ou sa sœur.

Les chevauchements d’excitation semblent plus fréquents sur les enfants (les chiens hyper-actifs sont souvent plus excités en présence d’enfants) ou quand une personne s’asseoit sur le sol et s’allonge.

Le fait de soigner l’hyper-activité fait disparaître les chevauchements d’excitation. Dans certains cas, surtout quand le phénomène est amplifié par les chaleurs des chiennes, ou pendant les menstruations d’une des femmes de la famille, une castration chimique (par médicament, voir plus haut) permet de calmer le chien.

Parfois lors de troubles hormonaux (hypothyroïdie ou tumeur testiculaire par exemple) , des chevauchements sur des objets, des coussins ou des peluches sont constatés, que le chien soit un mâle ou une femelle. A certains moments de la journée, que ces maîtres soient présents ou non, le chien recherche l’objet de ses convoitises, un coussin par exemple pour l’assaillir de chevauchements. Ce comportement ne semble pas avoir de fonction particulière, ni être d’origine sexuelle ou hiérarchique, ni être lié à un état d’excitation ou d’un rituel pour attire l’attention de ses maîtres. Une fois, le trouble hormonal traité, ces chevauchements disparaissent.

EVELYNE TERONI Co-auteur du livre « Le chien, un loup civilisé »

 

Certains de mes clients se lamentent régulièrement en voyant l’état de leurs pelouses. Alors qu’ils rêvent d’un gazon style anglais, d’un beau vert où aucun brin d’herbe ne dépasse, ils se retrouvent souvent devant un champ fraîchement labouré.

Certains chiens trouvent en effet un malin plaisir à dévaster les plates-bandes que vous venez de planter avec amour le ou le gazon que vous venez de tondre.

Pour trouver l’origine de ce comportement, il est primordial d’étudier les chiens ou leurs ancêtres les loups dans leur milieu naturel. Nous constatons qu’ils creusent des trous pour diverses raisons :

         pour agrandir un terrier déjà existant ou pour en construire un nouveau

         pour se constituer une couche agréable : le chien va gratter pour éliminer divers objets, tels que pierres ou morceaux de bois qui perturbent son confort (un certain nombre de chiens manifestent ce comportement instinctif en grattant leur panière avant de se coucher). En cas de forte chaleur, ils sont également enclins à enlever la couche supérieure pour trouver plus de fraîcheur.

         Quelquefois, lorsqu’il y a abondance de nourriture, les chiens vont se constituer des réserves en enterrant le surplus pour les jours de disette. En cachant les restes, ils évitent ainsi d’attirer l’attention d’autres prédateurs. Le chien va donc creuser en deux étapes : pour cacher la nourriture et pour la retirer.

         Certaines races de chiens comme par exemple les teckels ont été sélectionnés pour chasser de petites proies en creusant la terre, c’est l’une de leurs caractéristiques.

Comme vous pouvez le constater il y a plusieurs motivations à la base de ce comportement et il est important d’en déterminer la cause si vous voulez le faire disparaître. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un comportement anormal, c’est en fait un comportement naturel mal adapté à la situation « artificielle » dans laquelle on fait vivre notre compagnon à quatre pattes et très mal toléré par les propriétaires.

 

Voici quelques solutions pour essayer de l’éradiquer :

 

         Si votre chien creuse pour se construire un terrier, essayez de lui acheter un niche confortable. Si c’est le cas de votre chienne qui va mettre bas, fournissez lui rapidement un endroit tranquille, éloigné du passage afin qu’elle se sente bien et qu’elle ne doive pas chercher ailleurs un endroit plus favorable.

         Si le creusement a lieu seulement l’été, pensez à planter des arbres ou des buissons sous lesquels votre chien pourra se reposer au frais.

         Si votre chien enterre son surplus de nourriture, il convient d’adapter ses rations en les diminuant afin qu’il mange tout en une fois. S’il enterre ses os, vous pouvez soit éviter d’en donner, soit les donner dans un environnement où ce comportement est impossible.

         En ce qui concerne les races sélectionnées pour chasser en creusant, le problème est beaucoup plus difficile à résoudre. En effet la moindre irrégularité du terrain peut déclencher le comportement. Il en est de même pour tous les chiens qui se trouvent en face de taupinière : creuser devient alors une activité primordiale qui les absorbe tellement qu’ils deviennent sourds à nos appels. La solution serait de leur fournir un coin où ils pourraient creuser à loisir, un coin d’autant plus attractif que vos prenez régulièrement soin d’y cacher des jouets ou de la nourriture.

 

Le chien peut cependant se livrer à son activité de terrassier dans d’autres occasions moins naturelles.

 

         en cas d’ennui, lorsque le maître est souvent absent ou que le chien a peu d’occupation. Les jeunes chiens notamment ont besoin de beaucoup d’activités et aiment explorer leur environnement, y compris par creusage. Pour y remédier, il conviendrait de multiplier les sorties, les rencontres avec des congénères ou d’autres humains, tout en augmentant l’attraction du milieu. Fournir de nombreux jouets à ronger, des cubes que le chien doit faire tourner pour obtenir de la nourriture ou des kongs que l’on remplit de pâtée et que l’on met au congélateur peuvent lui fournir de nouvelles occupations. Dans ce dernier cas, ne pas oublier de diminuer les repas pour éviter que le chien ne devienne obèse.

         Si vous venez de planter une bordure sous l’œil attentif de Médor, celui-ci va s’empresser de vous imiter. Puisque cette occupation vous occupait tellement, cela doit être bien intéressant ! En déterrant les oignons, il découvre les trésors que vous avez enterrés. Donc, lors du prochain jardinage, pensez à l’éloigner afin qu’il ne puisse pas vous voir. Cette recommandation est d’autant plus valable que certains tubercules sont un véritable poison pour votre petit compagnon.

         Médor ne supporte pas d’être seul et est prêt à tout faire pour retrouver son maître bien aimé. Creuser sous la clôture pour se rapprocher de lui, est tout à fait dans ses cordes. Dans ce cas il est souhaitable de consulter un comportementaliste qui vous aidera à régler le problème de base.

         La barrière peut être considérée comme une frustration par le chien, notamment si c’est un chien peu tolérant envers ses congénères et si ces derniers viennent le provoquer juste de l’autre côté. Il serait alors judicieux de le mettre dans une autre partie du jardin.

         Fripouille est un fugueur né qui cherche toutes les occasions de se sauver et qui n’hésite pas à creuser un tunnel de sortie. Si enfoncer la barrière dans le sol en retournant un bout à l’intérieur peut rendre la fugue plus difficile, il serait encore plus utile de trouver des motivations qui l’incitent à prendre le large : nourriture déposée dans les environs, recherche de compagnons de jeux, de femelles en chaleur, de voisins qui l’accueillent en lui offrant gîte et couvert… A chaque situation, son remède…..

         Parfois notre petit compagnon creuse pour attirer l’attention de son maître ce qu’il est sûr d’obtenir à chaque tentative. Pour certains animaux il est préférable d’être grondés que d’être ignorés.

         Enfin le chien peut faire des trous comme moyen de diminuer son anxiété : cette dernière peut être provoquée par divers facteurs de son environnement ou de ses relations sociales, que ce soit avec c des partenaires humains ou canins. Il serait alors bon de consulter un comportementaliste.

 

Comme conclusion, chaque cas est différent et il convient au premier abord de découvrir la raison et la reconversion de votre chien en terrassier. Ce ne sera pas toujours un comportement facile à éliminer d’autant plus, que nous l’avons vu, il s’agit d’un comportement naturel normal. Rappelez vous que punir l’animal à retardement ne va pas régler le problème, bien au contraire, même si vous êtes persuadé que votre chien sait qu’il a mal agi puisqu’il vous suffit de le regarder pour découvrir une tranchée dans le potager.  En fait le chien a fait la relation entre « tranchée  +  retour du maître = punition » et s’il vous accueille avec une attitude rampante, c’est qu’il essaie de calmer votre colère. En lui criant dessus et en le frappant, vous violez les codes canins, ce qui risque d’augmenter d’autant plus le problème, surtout si Médor creuse par anxiété.

Comportementaliste : ce métier mal connu est en pleine expansion.

Consulter un comportementaliste c’est s’informer auprès d’un spécialiste des relations homme/chien et du comportement du chien familier, c’est se tourner vers une approche professionnelle différente qui fait de cette activité une spécialité à part entière. Ce spécialiste des relations homme/chien propose d’être le médiateur entre les deux espèces en présence : humaine et canine.

On oublie que notre chien est un chien !

Les relations entre une famille et le chien de compagnie peuvent être parfaitement harmonieuses mais elles présentent parfois des difficultés. Pour quelles raisons ? Comment résoudre les problèmes ? Le chien familier est intégré de manière tellement étroite à la famille que les membres de celle-ci en viennent à oublier que leur chien…. Est un chien. C’est à dire un animal social qui vit en groupe et selon des règles précises. Ces règles ne sont pas les mêmes pour l’un et l’autre, et il arrive qu’elles ne coïncident plus, ou moins bien. Les rôles que le chien peut se voir attribuer comme « membre de la famille » risquent de le placer dans une situation d’incompréhension totale ou d’ambiguïté. Situations génératrices de double contrainte ou d’anxiété, qui peuvent l’amener à produire des réponses, des comportements non attendus par la famille, ce qui accroît encore la tension et détériore plus les relations.

S’appuyant sur ses connaissances en éthologie (science de l’étude du comportement), le comportementaliste souhaite s’imposer comme LE spécialiste de la relation homme/chien. Sa parfaite connaissance des comportements du chien, lui permet de répondre positivement aux propriétaires démunis devant les comportements inattendus ou indésirables de leur compagnon, découragés parce qui a déjà été tenté en vain, ou plus simplement candidats à l’adoption, sur le point de choisir et d’acquérir un chiot.

Il aide ainsi les propriétaires à comprendre leur animal, ses comportements, ses possibilités, ses limites ; à apprendre à adapter leur conduite et leurs attentes vis-à-vis des possibilités de l’animal ; à adopter les changements nécessaires pour que leur situation s’améliore si elle s’est détériorée. Sans considérer le chien comme malade parce qu’il présente un comportement mal compris, le comportementaliste propose de comprendre les raisons qui poussent l’animal à adopter un comportement pour mieux le résoudre ou au moins l’améliorer.

Il s’attache à prendre en considération la famille dans lequel vit le chien, et travaille sur la relation qu’entretiennent les différentes personnes avec lui. Il collabore avec chacun des membres de la famille pour permettre un changement collectif de la situation qui pose problème.

Diverses recherches tendent à prouver que la domestication du chien remonterait à environ 12 à 14.000 ans (d’autres recherches parlent même de 100.000 ans), le chien serait donc le premier animal à avoir été domestiqué. Dans le but de lui faire exécuter des tâches bien spécifiques, l’humain a peu à peu substitué à la sélection naturelle une sélection artificielle. Pendant bien longtemps, le chien a surtout joué un rôle utilitaire (garde des troupeaux ou des biens, chasse, guerre). Cependant depuis la fin du XIX e siècle, le rôle du chien s’est modifié ; d’animal utilitaire, il a conquis peu à peu le statut d’animal de compagnie. Il est actuellement le plus souvent considéré, sous nos latitudes tout au moins, comme un membre à part entière de la famille. Sa tâche ne s’en trouve pas facilitée pour autant, puisque l’on attend de lui qu’il remplisse différents rôles simultanés– allant de celui de gardien de la maison, à celui de substitut de l’enfant, en passant par celui ‘d’objet de prestige-, rôles auxquels il lui est parfois difficile de s’adapter.

 

Bien qu’il soit impossible de quantifier de manière rigoureuse les bienfaits que le chien (ou un autre animal) apporte aux humains qui le côtoient, tous ceux qui l’intègrent dans leurs tâches quotidiennes, qu’ils soient psychologues, psychothérapeutes, médecins, infirmiers, gardiens de prison, etc. admettent que sa présence est un facteur positif et souvent même, très positif. Elle a même parfois permis de débloquer de situations qui paraissaient sans issue.

 

En ce qui concerne le bien être en général, la plupart des recherches mettent en évidence qu’il est souvent plus facile d’enter en contact avec un animal qu’avec ses semblables. En effet, l’animal ne nous juge pas, il nous accepte tels que nous sommes, avec nos sautes d’humeur, nos moments de cafard, nos maladies, etc.….Il se montre moins exigent que nos semblables et se contente du peu que nous lui offrons, sans pour autant remettre en question l’intérêt qu’il nous porte, ce qui n’est pas toujours le cas pour nos amis bipèdes. Face à lui, l’humain ne se sent pas obligé de jouer la comédie, car il n’établit pas de relations de compétition avec lui. Alors que les enfants grandissent et quittent peu à peu le foyer familial alors que les amis peuvent se détourner de nous, l’animal reste là, présent à nos côtés, semblant attendre notre bon vouloir.

 

Les chiens sont très observateurs, ils détectent rapidement tous nos changements de comportement, même minimes, et y réagissent en conséquence.. Ils nous donnent en quelque sorte l’impression de participer à nos émotions et de ce fait, leur seule présence nous apporte un grand réconfort, surtout lorsque la vie ne nous sourit pas. Les enfants doivent le ressentir puisque beaucoup d’entre eux se tournent spontanément vers leur compagnon à quatre pattes pour se réassurer quand ils se trouent des situations de stress. Le canidé facilite aussi le jeu, pousse ses petits maîtres à explorer les environs et à prendre un peu d’indépendance, leur fournit le contact physique dont ils ont besoin sans la crainte d’être englués dans des relations émotionnelles indésirables, comme cela peut parfois être le cas avec les humains. Il est également plus facile pour l’enfant de projeter certains de ses sentiments sur un animal que sur un être humain.

 

Les animaux en général et le chien en particulier nous apportent le sentiment d’être utiles ; ils ont en effet besoin de nous, ne serait-ce que pour manger, sortir, être caressés. Devoir tenir compte des besoins élémentaires de l’animal peut, en lui même être bénéfique par le simple fait qu’on est obligé de structurer ses journées, de se poser des jalons. Ce qui peut paraître sans importance pour des personnes actives peut être primordial pour des êtres qui traversent des périodes difficiles. A l’heure de la retraite, de la mise au chômage, il est souvent pénible de se retrouver seul, face à un agenda vide alors que quelques mois plut tôt, on n’arrivait pas à faire face à toutes ses obligations. Le chien va aider à trouver un autre but : plus question de rester en pyjama du matin au soir, il faut sortir Médor, aller s’oxygéner….

 

En avant donc pour la promenade. Et c’est là que la suite des événements se déclenche : étant un animal social, notre canidé domestique va rechercher le contact de ses congénères et se faire tout plein de copains ! Par la force des choses, il va inciter son propriétaire à entrer en contact avec d’autres humains, ne serait-ce que pour parler des prouesses respectives de leurs petits compagnons ! Une fois le chapitre « chien » clos, la conversation va tout naturellement dévier sur d’autres sujets. Entre gens soumis à une même passion, on est forcément fait pour s’entendre ; l’amitié ne va pas tarder à pointer le bout de son nez. En fait, la seule présence du chien semble faire tomber bien des barrières, d’autant plus que devoir communiquer avec un membre d’une autre espèce qui ne comprend pas réellement le langage parlé nous oblige à utiliser d’autres canaux de communication, ce qui parallèlement augmente nos aptitudes à communiquer avec nos semblables

 

La possession d’un animal a une incidence très favorable et très rapide sur le bien être. On a, par exemple,  pu observer qu’en cas de maladie, la présence d’un animal contribuait non seulement à hâter la convalescence de ses propriétaires, mais également à augmenter leur espérance de vie et qu’elle incitait les personnes âgées à rester indépendantes plus longtemps.

 

Des effets bénéfiques ont été constatés même dans le cas où l’animal ne prenait pas une part active à la relation. La présence d’un chien dans une salle d’expérimentation détend l’atmosphère et fait diminuer le stress ; la simple représentation d’un animal semble même suffisante pour que la situation dans laquelle il se trouve intégré prenne une connotation plus positive.

 

Les bienfaits apportés par l’animal se trouvent encore grandement amplifiés lorsqu’il s’agit d’humains fragilisés (maladie psychiatrique, emprisonnement, période de déstabilisation). Par sa seule présence, l’animal aide à créer ou à maintenir un dialogue non seulement entre l’équipe soignante et le patient, mais également entre les patients eux-mêmes.

 

Au vue de tous ces résultats, il serait absurde de dénigrer les relations que nous entretenons avec nos animaux familiers, puisqu’ils nous apportent un plus dans la vie de tous les jours. Le lien qui unit l’homme et l’animal doit être considéré comme une relation complète, tout en étant différente de celle qui unit deux humains.

Malheureusement, l’animal prend parfois une place tellement importante dans la famille que l’on en vient à occulter la notion de différences interspécifiques. Or, à vouloir le traiter à l’égal d’un humain, on oublie qu’il a ses propres codes de vie, différents de nos codes moraux et qu’il n’interprète pas les situations dans lesquelles il est placé de la même manière que nous. En ce qui concerne le chien dont nous allons parler plus en détail, refuser de reconnaître qu’il est resté dans sa nature même un carnivore social, c’et ben souvent le placer dans un état de mal être qui peut se solder par toutes sortes de problèmes comportementaux qui non seulement empoisonnent la relation entre le chien et ses maîtres, mais peuvent également à conduire à l’abandon de l’animal voire à se mise à mort. En Amérique, chaque année entre 7;et 11 millions de chiens sont euthanasies dans les refuges ; or , l’on estime qu’entre 50 et 70 % d’entre eux le sont à cause de problèmes comportementaux, dont la plupart pourraient être améliorés, voire éradiqués.

 

Comment peut on expliquer un tel malentendu entre l’humain et celui qu’on a l’habitude de surnommer son meilleur ami ? Bien qu’il vive en étroite relation avec nous, le chien a gardé de son ancêtre le loup des très nombreux comportements. De récentes recherches portant sur l’analyse des séquences mito-chondriales de l’ADN ont d’ailleurs mis en évidence que loup et chien étaient encore si proches qu’ils en formaient en réalité qu’une seule et même espèce !

 

Le chien, tout comme le loup, est en quelque sorte préprogrammé pour vivre en meute selon un système hiérarchique, comprenant deux hiérarchies parallèles : celles des mâles et celles des femelles. Socialisé aux humains dès son plus jeune page, notre compagnon à quatre pattes a tendance à considérer ces derniers comme des congénères ; il va donc s’intégrer à sa famille humaine comme il ferait s’il s’agissait d’une meute de canidés. Qui dit intégration dit recherche d’une place bien définie dans la hiérarchie. Or, contrairement à ce que la plupart des humains s’imaginent, le chef de meute n’est pas ans cesse en train de réaffirmer son autorité par la force ; sinon comment expliquer qu’il arrive relativement souvent qu’un chien de petite taille s’octroie le commandement suprême  face a des congénères beaucoup plus gros que lui ?

 

La première caractéristique d’un chef de meute est donc moins la force physique que le tempérament, une certaine force de caractère. S’il utilise parfois son agressivité pour soumettre les récalcitrants, le leader est la plupart du temps la référence vers laquelle les autres membres de la meure se tournent lorsqu’ils ne savent pas comment agir. Les membres occupant une position inférieure lui font très souvent allégeance en adoptant une attitude de soumission. Aux chefs de meute ( le mâle et la femelle alpha) sont dévolues de très importantes charges notamment l’organisation de tous déplacements et la défense du territoire. En contrepartie, les leaders bénéficient de privilèges plus ou moins marqués en fonction des conditions écologiques dans lesquelles ils vivent, et ne reçoivent d’ordres de personne. En cas de disette, ce sont les chefs sui se nourrissent en premier; ce sont eux qui choissent les meilleures places de repos, n’hésitant pas à faire déplacer un congénère dont ils convoitent l’emplacement. Chez les loups, les animaux en haut de l’échelle sociale ont également un rôle prioritaire dans la reproduction.

 

Dans la meute, chacun communique sa place respective par toutes sortes de postures et de mimiques. Lorsque les chefs sont reconnus en tant que tels, ils jouent un rôle stabilisateur et les conflits sont relativement rares ; c’est la remise en question de leur statut qui augmente à la fois le nombre et la violence des conflits, conflits pouvant alors se solder par de graves blessures.

 

Intégré dans la famille humaine, le chien devrait logiquement être placé tout en bas de l’échelle sociale puisqu’en principe (mais on peut parfois en douter) ce sont nos semblables qui prennent les décisions ; c’est d’ailleurs la seule manière pour lui de sentir bien dans ses poils. Or, ce n’est pas en lui faisant toutes sortes de discours, mais en agissant selon les codes canins que l’on va montrer au chien se place de subordonné.

 

Le chef de meute ne reçoit, nous l’avons vu, d’ordres de personne, mais en sollicitant sans cesse des caresses, des friandises, des jeux, Médor est passé « maître es dressage humain », alors que lui n’obéit que lorsque cela lui plaît.

 

En lui distribuant sa pitance juste avant notre repas, en partageant ce dernier avec lui, en lui permettant d’occuper les places réservées au chef, que ce soit le lit ou les canapés, en le contournant lorsqu’il est couché sur notre passage, on lui accorde des privilèges réservés au chef. Bien entendu, beaucoup de chiens ne semblent pas affectés par le non respect de leurs codes vie, heureusement pour nous ! Cependant, si le chien a du tempérament ou s’il est de nature anxieuse, les ennuis peuvent commencer. Le problème devient plus grave lorsque notre compagnon à quatre pattes traduit son mal être par toutes sortes perturbations comportementales ou exige d’être obéi sous peine de sanctions, menaces ou morsures (comportements inadmissibles aux yeux des humains, mais néanmoins corrects si l’on se réfère aux codes du chien).

 

Tout problème de comportement devrait nous mettre en garde afin de pouvoir agir avant que la situation ne se dégrade et que le maître, à bout de patience, ne se résolve, parfois la mort dans l’âme, à se séparer de l’animal.

 

Une autre incompréhension de comportement canin peut voir des conséquences plus graves pouvant déboucher sur des morsures infligées aux enfants de la famille. Ces passages à l’acte sont bien plus fréquents que l’on voudrait bien l’admettre et se soldent par de graves traumatismes, aussi bien physiques que psychologiques, pour l’enfant, et dans la plupart des cas par la mise à mort de l’animal. Une enquête faite en Pennsylvanie montre, par exemple, que 45 % des enfants au-dessous de 18 ans se sont fait mordre ; même si la majorité de ces blessures n’a pas nécessité de soins spécifiques, le pourcentage est énorme. D’autres enquêtes mettent en évidence le nombre important de morsures d’enfants entre 1 et 4 ans ; il faut également savoir qu’avant 5 ans, l’atteinte la plus fréquente se fait au niveau du visage et qu’un accident sur trois a lieu à la maison. Il s’agit donc très souvent de morsures faites par le chien de la famille.

 

La majorité des parents dont les enfant ont été mordus par leur chien pensaient pourtant que ce dernier n’aurait jamais fait de mal. Il est donc impératif de rappeler que tout chien reste un chien, avec son comportement de chien, mais avec ces codes canins et que les accidents sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de celle qui est considérée comme étant gentille à celle qui a la réputation d’être très agressive. Il ne s’agit pas à proprement parler de méchanceté du chien : là encore, ce dernier réagit en fonction de la situation telle qu’il voit (et non telle que nous l‘analysons) et en fonction de ses codes qui ne correspondent à nos codes moraux.

 

Pour comprendre les relations entre le chien et les jeunes enfants de la famille, nous sommes obligés de nous référer aux relations que la chienne entretient avec ses propres rejetons, ainsi qu’aux relations entres chiens adultes et les chiots de la meute.

 

Avant leur maturité sexuelle, les chiots ont un statut à part. Bien que leur mère et les adultes de la meute se montrent relativement patients envers eux, ils commencent cependant rapidement à leur inculquer les codes canins. Si les chiots n’obtempèrent pas, ils n’hésitent pas à les menacer en les fixant ou en les grondant ; si la menace n’est pas suffisante, ils ont recours à une morsure inhibée du museau. Ce comportement provoque très souvent la soumission passive du chiot et son immobilisation, ce qui pour corollaire l’arrêt instantané de toute agressivité. Plus le chiot grandit, plus il est discipliné.

 

Les chiots vont établir également entre eux des relations hiérarchiques, mais de manière moins rigide, avec de nombreux changements selon les jours, leur motivation ou la nature de l’enjeu.

 

Les enfants de la famille étant considérés plus ou moins comme des chiots ; ils sont donc traités comme tels par le chien. Malheureusement, l’enfant n’est pas capable de comprendre les codes canins et d’y réagir en conséquence. Dans la plupart des cas, c’est parce que l’enfant transgresse de tels codes qu des accidents arrivent.

 

Une enquête effectuée par Millot et ses collègues –au cours de laquelle ont été filmées les relations spontanées dans le milieu familial entre des enfants âgés de 2 à 5 ans et le chien de la famille en présence d’un membre adulte de cette dernière-permet de décoder ce qui se passe. On doit surtout reteni qu’avant 3-4 ans, dans 67 % des relations, l’enfant entre en contact corporel avec son chien : il pose la main sur lui, le caresse, lui donner des coups, lui tire les poils, l’embrasse, le serre contre lui, ce qui ne doit pas toujours être du goût de l’animal… Cette étude met également en évidence le fait que plus l’enfant est jeune, plus il a tendance à se montrer agressif envers l’animal et que les chiens de petite taille ou les jeunes chiens reçoivent plus de comportement agressifs de la part de l’enfant que les autres.

 

Si ce que le chien considère comme un mauvais traitement persiste, le canidé a souvent tendance à rechercher un coin tranquille. Or, dans la majorité des cas, non seulement l’enfant le poursuit, mais encore continue son activité déplaisante. Pour avoir la paix, le chien peut lors réagir par une menace, menace qui aurait de fortes chances de faire reculer un chiot, mais qui peut  encourager l’enfant à persévérer. Le chien sera tout naturellement amené à préciser sa menace en effectuant une morsure inhibée sur l’enfant. Or bien qu’elle soit inhibée une telle morsure peut faire des dégâts importants, puisque le petit humain est plus fragile que le chiot et que c’est bien souvent la visage qui, étant le plus proche du canidé, est visé. De plus, comme l’enfant n’adopte pas le rituel de soumission passive, mais qu’au contraire, il crie et se débat, le chien peut être amené à serrer un peu plus la pression de ses mâchoires.

 

Alors, que faire ? Il serait tout à fait erroné de priver l’enfant de la présence du chien, puisque cette dernière est un facteur très positif dans son développement. Cependant, pour que tout se passe bien, il faut impérativement respecter certaines règles de conduites. Il convient tout d’abord de donner au chien une position subalterne et renforcer la position de l’enfant en accordant certains privilèges à ce dernier. Il faut, par exemple, interdire au chien l’accès des chambres à coucher. Il est aussi important, déjà avant la naissance du bébé, de diminuer peu à peu l’attention portée à l’animal, puisqu’on aura beaucoup moins de temps à lui consacrer par la suite. Présenter le bébé au chien à l’extérieur. Afin de donner une connotation positive à l’enfant, il convient d’associer le plus possible le chien aux activité  que l’on fait avec lui. alors que la plupart des parents font l’inverse, il est préférable d’ignorer l’animal quand bébé dort.

Ne jamais laisser un jeune enfant (même s’il se trouve dans sa poussette) seul avec un chien, et ceci ,même pour un court instant ; augmenter encore sa vigilance lors de réunions d’enfants : un chien peut accepter certains gestes de la part de ses petits maîtres, mais ne pas les tolérer de la part de leurs copains.

Attribuer au chien en endroit sûr dans lequel il puisse se retirer quand il désire avoir la paix et interdire à l’enfant de le déranger ; lui interdire également de s’approcher du chien quand il mange ou dort, quel que soit l’endroit.

Choisir un chien bien socialisé aux enfants dès son plus jeune âge permet d’éviter la plupart des morsures provoquées par la peur.

Apprendre aux enfants à ne jamais s’approcher d’un chien inconnu (d’autant s’il est attaché), à éviter de la fixer dans les yeux ( cela peut être interprété comme une menace par le chien), à ne pas courir ou crier en sa présence et surtout à je jamais l’embêter, même s’il se trouve dans un enclos ou derrière une barrière.

En résumé, le chien est un être merveilleux qui peut nous apporter beaucoup et représenter un plus dans notre vie. Pour que tout se passe bien, il est  cependant indispensable de connaître et surtout de respecter ses codes de vie. Posséder un animal n’est pas un droit mais un privilège, à nous de le mériter.

 

Des règles d’or

 

Il faut toujours demander la permission au propriétaire du chien pour le caresser.

Ne jamais s’approcher d’un animal attaché et ne jamais déranger un chien qui dort, qui mange ou qui se repose dans son panier.

S’il y a attaque et que l’enfant tombe, il doit se mettre en boule, face contre terre, le visage et la nuque seront protégés par le bras. Le reste du corps bien arrondi préservera le dos et les pieds doivent être repliés sous le derrière. Cela s’appelle la position de la tortue.

Un enfant ne doit jamais rester seul avec animal et ne doit pas séparer deux chiens qui se bagarrent.

L’enfant ne doit jamais frapper, punir ou être brusque envers le toutou ou jouer à l’exciter.

L’enfant doit s’arrêter de courir et de marcher normalement quand il croise un chien attaché ou non

 

Meilleure qualité de vie grâce au chien

 

Sur dix personnes âgées, sept estiment que leur santé est bonne ou très bonne, même si la vie quotidienne est perturbée par des troubles corporels plus fréquents. Les animaux apportent ici une contribution décisive à un meilleure qualité de vie : chiens mais aussi chats et autres animaux domestiques agissent positivement sur le physique et le psyché des êtres humains.

 

La génération âgée se sent mieux armée face aux problèmes de la vie quotidienne que les jeunes. Malgré ce bilan réjouissant, il reste néanmoins vrai que les vieux ont à luter contre des sentiments de solitude, des dépressions  et la fragilité corporelle. Dans toutes les périodes de la vie, les animaux familiers offrent un soutien et sont de fidèles compagnons. Les chiens et les chats donnent à leurs propriétaire le sentiment d’être utiles. Les animaux ont en effet besoin de soins et de mouvement. Ainsi la journée se déroule à un rythme qui, à sont tour, influence positivement la vitalité des êtres humains. La prise de conscience d’être utile et nécessaire renforce l’estime de soi même. Les animaux familiers contribuent à entretenir ou à rétablir des contacts avec la nature et les autres gens. L’intérêt pour les événements sui se passent dans l’entourage et ainsi éveillé, la vivacité d’esprit est conservée. Le sentiment de solitude et détresse se manifeste moins souvent en présence d’un compagnon à quatre pattes. Les chiens communiquent en outre un sentiment de sécurité. La contribution de tous les animaux familiers sur le psyché est inestimable : ils arrivent à faire rire leurs propriétaires.

 

Les promenades en plein air et les contacts avec la nature favorisent un style de vie sain : la pression sanguine diminue et le niveau de cholestérol baisse. C’est ainsi que les animaux familiers permettent d’éviter tout une série maux chroniques.

 

Étant donné la baisse de leurs capacités physiques, les personnes âgées se sentent souvent exclues par leur entourage. La confrontation avec l’isolement, la maladie et l’âge fait ressentir à bon nombre de personnes leur propre fragilité et celles-ci réagissent alors souvent de manière incontrôlée. Dans ces cas, les animaux apportent une précieuse contribution ; les mouvements ralentis ainsi que la fragilité n’entravent en aucune manière la relation homme-animal. Naturellement, la compagnie d’un chien ou d’un chat ne peut pas remplacer les relations entre les êtres humains. Néanmoins elle est une aide importante avec l’âge et précisément chez les personnes âgées qui vivent dans leur propre logement.

 

 

 Voici un sujet souvent ignoré des propriétaires de chien. Même à petite dose, la consommation de chocolat par le chien peut provoquer des troubles nerveux, cardiaques et même la mort dans certains cas extrêmes.

Vous êtes sans doute nombreux à céder lorsque votre chien vous fait les yeux doux. Et puis on se dit, cela ne peut pas lui faire de mal…..

La réalité est malheureusement tout autre. Le chocolat contient en effet un alcaloïde, la théobromine, qui est toxique pour les carnivores domestiques. Une tablette de 200 grammes de chocolat noir peut s’avérer fatale pour un chien de petite taille.

Le taux de théobromine est plus important dans le chocolat noir que dans le chocolat au lait ou le cacao en poudre. Le chocolat blanc n’en contient pas du tout, il n’est donc pas toxique. Ce dernier reste contre indiqué du fait de sa teneur en sucre.

Les races brachycéphales (bouledogue, boxer…) semblent plus sensibles que d’autres à l’intoxication par le chocolat, probablement du fait de leur prédisposition aux problèmes cardiaques et respiratoires.

 Les premiers symptômes apparaissent quelques heures après l’indigestion du chocolat. La mort peut survenir entre 6 et 24 heures. La théobromine                provoque chez le chien une augmentation de la sécrétion de sucs gastriques et une irritation de l’estomac. Le chien peut alors présenter des troubles digestifs comme des vomissements ou de la diarrhée. L’augmentation des sécrétions gastriques peut provoquer à long terme un ulcère de l’estomac.

Si la consommation de chocolat est très importante, la théobromine va passer dans le sang et provoquer des dérèglements nerveux et cardiaques.

Le chien est nerveux, agité et peut présenter des tremblements. Dans les cas les plus graves, le chien peut avoir des convulsions, puis tomber dans le coma et mourir si l’absorption a été importante.

L’absorption, même irrégulière de théobromine peut être responsable de troubles du rythme cardiaque de l’animal : accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ou contractions anormales (extra-systoles).

Respiration plus rapide, halètement et essoufflement doivent éventuellement vous alerter. La théobromine a aussi une action diurétique. Votre chien va donc boire et uriner plus qu’à son habitude.

Il n’existe pas d’antidote à l’absorption de théobromine. Le vétérinaire se contentera donc de traiter les symptômes nerveux et cardiaques s’ils sont déjà apparus. En cas d’absorption importante, le diagnostic de survie dépendra de la rapidité avec laquelle vous ferez examiner votre animal.

 

Evelyne Teroni co auteur du livre «  le Chien, un loup civilisé »

 

Avant d’aborder l’attitude à avoir en face d’un chien inconnu, il convient de connaître les mimiques de menace émises par un chien afin de pouvoir agir en conséquence. Bien que la sélection artificielle exercée par l’homme ait modifié certaines caractéristiques physiques et comportementales et rendu ainsi les signaux moins clairs, la règle de base est d’observer l’attitude générale du chien pour appréhender sa motivation en tenant compte de tous les paramètres, pour autant que l’on sache les interpréter correctement.

 

Il est, par exemple, complètement erroné d’affirmer, ce que l’on entend souvent dire, que le fait de remuer la queue est le signe que Wolf est d’humeur joyeuse et amicale : remuer la queue pour un chien signifie qu’il est excité. Pour connaître son humeur réelle en se basant simplement sur cet appendice, il faudrait prendre en considération la hauteur à laquelle il est tenu, son amplitude, ainsi que la position au repos, tâche très ardue si l’on sait que cette position varie en fonction des races.

 

En règle générale, un chien sûr de lui et prêt à défendre ce qu’il considère comme son droit tente de se faire le plus grand possible ; corps raide, poils hérissés, queue en position plutôt haute, oreilles pointées vers l’avant, babines retroussées, regard fixe. Le tout peut être accompagné d’aboiements et de grognements. Un chien peu sûr, mais pouvant néanmoins attaquer dans certains circonstances, notamment s’il se trouve acculé, prend l’habitude inverse : corps ramassé, pattes fléchies, oreilles tournées vers l’arrière, queue en position basse, souvent plaquée sur ou entre les pattes arrières ou repliée sous le ventre, regard détourné. Bien entendu, cette catégorisation est grossière car l’animal est très souvent partagé entre deux motivations, par exemple la peur et l’agressivité. Contrairement à ce que l’on pense souvent, un chien qui mord n’est pas toujours un chien dominant, non peureux ou vicieux. Un chien de caractère timide qui se sent menacé est tout à fait capable de faire usage des ses crocs et peut provoquer parfois des blessures très graves.

 

Si le chien s’approche de lui-même mais semble présenter des signes de menace, il convient de rester le plus calme possible et de se laisser renifler ; dans la plupart des cas, il va se contenter de prendre des informations à votre sujet (cela fait partie du rituel de salutations canines et peut être comparé à notre poignée de main). Ne le caressez surtout pas dans la région de la tête et dos car cela peut être ressenti comme un geste de dominant. (rappelant le geste du dominant qui pose sa patte sur la tête sur le cou ou sur le dos de son congénère) et un chien de fort tempérament ne risque pas d’apprécier une telle privauté : des caresses sur le poitrail sont nettement plus indiquées.

 

Il est impératif de se rappeler que les gestes brusques, les cris, les gesticulations incoordonnées risquent de provoquer des morsures. Il vaut mieux mettre les mains dans les poches pour éviter les mouvements inconsidérés (80 % des morsures ont en effet lieu aux extrémités). Partir en courant est une très mauvaise idée car, dans une très grande majorité des cas, cela déclenche une poursuite et peut stimuler l’instinct de chasse.

 

Si, de votre profession, vous devez pénétrer en l’absence de ses maîtres dans une propriété dans laquelle se trouve un chien, il est préférable d’avertir le chien de votre venue en sonnant au portail. Si son attitude est menaçante, mieux vaut renoncer et avertir ses propriétaires de votre passage afin qu’ils prennent les dispositions adéquates. Quelquefois cependant, le chien ne se manifeste pas tout de suite, mais apparaît brusquement alors que l’humain se trouve déjà dans la propriété ou dans la maison. Que faire ? Nous pouvons distinguer grossièrement deux situations :

 

          le chien accule l’humain en grognant, tous crocs dehors. Il est préférable de simuler l’attitude du chien dominé, attitude qui, il est utile de le rappeler dans ces cas là, inhibe l’agressivité de l’agresseur, diminuer sa taille en s’accroupissant, regarder dans la direction du chien mais un peu derrière lui et surtout ne jamais le fixer dans les yeux. En cas d’attaque se protéger le visage de ses mains et en cas de morsure ne jamais essayer de retirer le membre mordu de la gueule du chien. Cela ne ferait que l’inciter à resserrer ses mâchoires avec encore plus de force. En réagissant de cette manière, les dégâts sont grandement limités. Se retirer le plus lentement possible, sans montrer des signes d’énervement, parler au chien d’une voix douce peut le calmer. Si cela vous défoule, vous pouvez le traiter  de tous les noms, pourvu que votre voix reste douce, il n’y verra que du feu…..
Dans certains cas, surtout si la personne est très sûre d’elle, donner l’ordre au chien de s’asseoir quand il se trouve en face d’elle peut faire des miracles. Cependant, il est peu probable que le chien obéisse aux ordres s’ils sont émis avec des tremblements dans la voix et de nombreux micro-signaux indiquant la peur.

          Si le chien est peu sûr de lui mais considère l’intrus comme une menace, dans la majorité des cas, il ne l’affrontera pas de face, mais attendra qu’il ait le dos tourné pour lui attraper les mollets. Dans ce cas, il convient à nouveau de garder son calme, de se tourner pour faire face au chien en regardant dans sa direction, mais sans le fixer et en quittant la propriété en reculant.

Si vous êtes poursuivi en faisant du jogging ou du vélo, une seule parade, s’arrêter et rester immobile.

4 -La période de socialisation

  On peut dire que la période socialisation est caractérisée par quatre éléments importants :

Les autocontrôles

La communication

Les règles de la vie en meute, la hiérarchisation

Le détachement

Ces quatre éléments constituent la charpente de tout processus de socialisation.

 

A – Acquisition des autocontrôles :

Pour Schématiser, on peut considérer qu’à l’issue des trois premières périodes du développement, le chiot fonctionne par l’essentiel sur le mode stimulation > réponse. Cela signifie qu’à toute application d’une stimulation d’intensité suffisante, il répond en produisant un acte. Ce mode de fonctionnement est tout à fait primitif. Il ne permet pas d’ajuster la réponse en fonction des réactions du milieu, c’est-à-dire en fonction des modifications subies par le stimulus. Au début de la période de socialisation, le chiot répond à tous stimulus en produisant des actes uniques d’une durée et d’une intensité uniquement conditionnées par les réactions émotives déclenchées. Les jeux, l’exploration, les alentours du nid ou du corps de la mère vont permettre aux chiots de développer des réponses comportementales, de les organisées et de se réguler. Ce processus n’est possible que si le chiot est placé dans un environnement favorable et suffisamment stimulant. Chaque nouvelle expérience est fixée dans sa mémoire.

L’acquisition du signal d’arrêt semble l’un des évènements majeurs de la période de socialisation. Bien qu’aucune étude n’ait cherché à préciser la date de l’acquisition de ce signal, on peut dire que le jeu joue un rôle déterminant. L’une des illustrations de ce processus est sans doute l’acquisition de la « morsure inhibée ». Vers l’âge de cinq semaines, les chiots recherchent les jeux de combat au cours desquels ils grognent et se mordent. Leurs dents de lait sont alors très pointues et l’intensité des morsures infligées est uniquement conditionnée par l’excitation engendrée par le jeu. Très vite le chien mordu crie, ce qui modifie l’état du chien mordeur qui peut s’interrompre, mais s’il ne le fait pas, la mère réagit et corrige le chien mordeur. Le chiot acquiert ainsi la capacité d’interrompre la séquence de combat en fonction des signes extérieurs ( les cris du partenaire, les grognements de la mère). L’existence d’une fratrie suffisamment nombreuse et surtout la présence d’adultes normo socialisés apparaissent comme indispensable à l’acquisition du signal d’arrêt. Dans le cas contraire, les chiots présentent un comportement tout à fait aberrant qui aboutit au syndrome d’hyperactivité – hypersensibilité.

Jeu après jeu, le chiot apprend à contrôler sa morsure afin de ne pas déclencher les cris de ses pairs. Ce contrôle est essentiel à la vie sociale des chiens. Lors des affrontements que déclenche une situation de compétition hiérarchique, la capacité de chacun des adversaires à contrôler ses mâchoires est la seule garantie contre des blessures graves.

Un autre exemple peut être donné avec celui du comportement alimentaire. Le chien affamé perçoit un lapin (vue et flair) proie qu’il connaît pour avoir déjà consommé du lapin. Ce stimulus est perçu dans un contexte de motivation alimentaire, il a une forte intensité d’évocation. Il déclenche l’approche et la capture qui vont constituer la phase appétitive qui abouti à la mort du lapin. Le stimulus transformé est alors bien celui qui est capable de déclencher la consommation du lapin (phase consommatoire). A la fin de son repas, le chien se lèche les babines et les antérieurs, ses mouvements se ralentissent : c’est la phase de stabilisation. Il s’arrête finalement. C’et le signal d’arrêt. Cet exemple montre bien l’organisation fonctionnelle du chien et permet aussi de comprendre les états pathologiques.

Un autre exemple est donné par l’apprentissage capital pour le chiot, celui de la hiérarchie alimentaire. Lorsque la mère commence à monter moins de patience pour les tétées du fait de la poussée des premières dents de lait du chiot.  Les chiots vont chercher d’autres ressources alimentaires disponibles, c’est-à-dire la nourriture des adultes, mère comprise. Ces tentatives déclenchent des réponses de menace de la part de tous les adultes. Ainsi empêchés d’apaiser immédiatement leur faim, en particulier par les dominants, les chiots vont patienter jusqu’à ce que la nourriture restante leur soit abandonnée. Durance cette phase d’attente, les petits tournent en gémissant autour de la nourriture. Stressés par cet obstacle inattendu, ils émettent des signaux posturaux et des mimiques traduisant leur inquiétude : oreilles basses, queue sous le ventre, membres fléchis, démarche hésitante. D’abord émis en désordre, ces signaux font se structurer pour prendre la forme d’un véritable rituel d’apaisement des dominants. Les chiots apprennent qu’une démarche louvoyante, lente, interrompue, avec détournement du regard dès que les grognements de l’adulte redoublent, leur permet de s’approcher du repas.  A la vue de ces signaux de soumission, l’adulte sait qu’il ne se heurte pas à une tentative d’appropriation de la part d’un challenger ou d’un dominant.  Cet apprentissage est le développement d’une tolérance à la frustration qui s’avère indispensable au cours de la vie sociale. Le jeune chien apprend qu’il n’est pas possible de satisfaire instantanément ses besoins, et qu’il faut se contrôler pour envoyer le message approprié. Outre sa fonction sociale, cet apprentissage participe à la mise en place des autocontrôles sensori-moteurs essentiels pour la vie future du chiot.  Enfin tout en apprenant la soumission pour obtenir à manger, le chiot peut observer le comportement du dominant – découverte indispensable  pour devenir plus tard un dominant efficace. Les chiens privés de cet apprentissage se montrent très souvent accapareurs face à une source de nourriture, réaction qui sera interprétée comme de la dominance à tort. Confrontés à leurs congénères, par exemple, immergés au sein d’un  meute, ils se révèlent incapables d’adopter un comportement dominant mais ne savent pas non plus se soumettre : ils sont rapidement évincés par les autres chiens.

 

B – Acquisition des systèmes de communication

Le développement de systèmes de communication est une nécessité absolue pour toutes les espèces animales. La notion de communication suppose la transmission d’une information détenue par un individu « émetteur » à un individu dit « récepteur », au moyen de signaux arbitraires mais communément interprétables par les deux protagonistes. Par exemple lors de l’attaque d’une proie, les vocalises modulées par les chiens sont associées à des situations de chasse particulières,. (proie perdue, proie en vue, ou type de proie) L’homme a appris à connaître ses vocalises et en a fait la clé de voûte de la vénerie (chasse avec des chiens courants). Durant une chasse à courre, les chiens n’émettent pas les mêmes vocalises suivant qu’ils suivent une biche ou un cerf, ou selon que la proie est proche, ou hors de vue. Cet échange d’informations au sein d’un groupe permet d’anticiper les réactions de la proie et augmente les chances de succès.

Cette communication est cruciale au cours des interactions sociales. L’une des caractéristiques des espèces sociales et la raréfaction des agressions. Un des moyens d’y parvenir consiste à moduler les signaux échangés de façon à faire évoluer la perception de la situation sans recourir à l’affrontement direct. S’il est possible d’apaiser le congénère et d’éviter le combat par des signes de dominance, ou au contraire de soumission, le profit est substantiel.

Afin de provoquer la reconnaissance escomptée du message chez l’autre, le chien stimule un ou plusieurs organes sensoriels du récepteur en lui fournissant des informations structurées. Cette transmission se fait par des canaux de communication empruntant un canal sensoriel principal : vision, audition, olfaction, goût ou toucher.  Plus le chiot sera en contact avec d’autres chiens, plus son système de communication sera développé.

 

Canal tactile : Le toucher est le premier sens qui se développe chez le chien. Actuellement on considère que c’est essentiellement au niveau de la truffe et des vibrisses implantées au  niveau du museau, du menton et des sourcils que le chien recueille des informations tactiles. Ces derniers permettent au chien de suivre le sol lors d’une quête nez à terre. Des récepteurs sensitifs cutanés existent par ailleurs sur tout le corps sans que leur répartition exacte soit parfaitement connue.

 

Canal olfactif : la communication olfactive  se fait par des substances émises les phéromones Elles sont capables d’intervenir sur les secrétions hormonales, et induisent des modifications émotionnelles à l’origine de variations de l‘état émotionnel.  Les réponses comportementales à la perception d’une phéromone sont par exemple l’évitement, la fuite, la tendance à l’inhibition ou à la soumission ou, au contraire, des réponses agressives. Pour donner un exemple, l’une des premières sources de phéromones chez le chien est le contenu des sacs anaux. Ce contenu est le plus souvent évacué spontanément avec les selles, mais à des moments variés de la défécation. Certains chercheurs ont postulé que les secrétions anales des chiennes en chaleur attirent les mâles. Des expériences qui consistaient à recueillir les secrétions de chiennes à différentes périodes du cycle et de les placer sur des chiennes en repos sexuel ont fait apparaître un comportement sexuel des males avec chevauchement lorsque ces secrétions étaient issues de femelles en chaleur.

Vivre dans un monde d’odeurs entraîne probablement des conséquence psychiques importantes sur la perception du temps et de la présence en l’absence de quelque chose. Dans les cas de la perception visuelle, et dans une moindre mesure, de la perception auditive, une chose n’existe qu’aussi longtemps qu’elle apparaît dans le champ visuel ou qu’elle émet un bruit. Un objet caractérisé par son odeur peut en revanche exister plus longtemps puisque cette odeur subsiste dans le milieu, même après disparition de l’émetteur. Une telle idée dérangeante et surtout très difficile à appréhender pour une être humain, soulève la question de la représentation que le chien a de la réalité qui l’entoure.

 

Canal auditif : à la naissance, les conduits auditifs sont encore fermés et les connexions avec le cortex cérébral temporal ne sont pas établies. Le chiot n’est toutefois pas totalement sourd. En effet, chez lui comme de nombreuses espèces animales, la perception des sons est relayée non seulement par le tympan mais aussi par les nombreuses lames ostéo-cartilagineuses qui garnissent les cavités sinusales. Ce complément de transmission ne permet pas au jeune animal de percevoir les sons aussi finement que par le système auditif, mais il l’autorise à situer les sources de bruit dans l’espace qui l’entoure. La perception sonore du chien lui permet de détecter une proie par les bruits ténus de ses déplacements. Elle autorise la communication à distance entre membres d’une meute. L’oreille du chien perçoit des ultrasons jusqu’à 35 000Hz, alors que notre propre oreille n’est sensible qu’à des vibrations ne dépassant pas 20 000Hz. Ces capacités exceptionnelles sont particulièrement intéressantes pour détecter des proies mais aussi pour discriminer les vocalises des congénères et notamment reconnaître le congénère émetteur ou percevoir son état émotionnel.

 

Canal visuel : le chien possède un équipement sensoriel très différent de celui de l’homme. De ce fait, le chien et son maître vivent dans des réalités très dissemblables. L’œil du chien est surtout adapté à la vision en lumière faible. Sa rétine, très riche en bâtonnets, autorise la vision d’objets peu lumineux. Cependant, cette perception manque de définition. L’œil du chien est surtout adapté à la perception des mouvements et autorise la chasse dans la pénombre. Contrairement aux idées reçues le chien voit les couleurs. Cependant ses performances sont nettement supérieures dans les bleus et les verts tandis que sa rétine semble peu sensible à la lumière rouge. Qu’elle que soit la race, le champ visuel du chien est supérieur à celui de l’homme. Le chien est capable de percevoir des mouvement de provenance très latérale, et notamment ceux de son maître durant la marche en laisse. Pendant la phase de socialisation, le chiot va apprendre les rituels, c’est-à-dire les postures et mimiques qui sont en fait des actes spécifiques qui permettent aux animaux de communiquer. La situation dans laquelle l’animal se prépare à exécuter le rituel est toujours la même. L’animal qui exécute ce rituel le répète et l’accentue jusqu’à ce que l’animal récepteur adopte le comportement recherché. En se ritualisant un comportement devient un facteur de cohésion sociale. Les rituels sont indispensables à la survie de la meute et limitent la survenance de conflits qui ont toujours pour conséquence de déstabiliser la meute et de la rendre vulnérables aux agressions extérieures. Il est à noter qu’un individu est plus à l’aise dans la meute où il a vu le jour que dans une autre meute avec d’autres rituels. Car s’il existe des rituels invariants pour une même espèce, le mode de fonctionnement de la ritualisation rend possible l’adoption d’innombrables variations au sein d’une même espèce. Ces variations, en apparaissant au sein d’un groupe social, vont être fixées et transmises d’une génération à une autre. Par leur existence, elles contribuent à l’originalité de chaque groupe, de chaque meute. Le chiot développe ses premiers rituels au cours des jeux et des interactions avec la mère. Notre tendance anthropomorphique peut nous conduire à juger le comportement parental des chiens selon nos propres critères et à comparer les chiots à des bébés. Or il est indispensable que la mère et les autres chiens adultes corrigent les comportements inadaptés des jeunes chiens. C’est ainsi qu’ils apprennent les signaux de communication de leur espèce. Le caractère spectaculaire de ces corrections tient au grognement et au fait que les adultes saisissent les chiots entre leurs mâchoires. Ces prises ont parfaitement  contrôlées et n’entraînent aucune blessure. Seul le poil est mouillé. Lorsque cette phase éducative commence, on observe un changement d’attitude  de la mère qui montre pour la première fois des réactions agressives face aux chiots. Il serait faux d’en conclure qu’il faut lui enlever ses petits. Il faut laisser la mère et les autres adultes accomplir leur tache éducative et ne pas mettre les chiots à l’écart, au risque de voir ces animaux développer des troubles comportementaux sévères.

 

Hiérarchisation

Comme tous les mammifère sociaux, le chien organise sa vie en meute autour de règles hiérarchiques. Le chiot doit apprendre ses règles pour pouvoir interagir correctement avec ses congénères. Ses règles s’acquièrent au cours du jeu. Les chiots sont très attentifs au comportement des adultes et semblent beaucoup apprendre par imitation. Au cours du jeu, ils tentent de reproduire les mouvements et les postures particulières qui composent les interactions hiérarchiques des chiens de la meute. C’est ainsi que s’élabore un répertoire postural validé à l’occasion des jeux et confrontations avec les adultes.

Certaines réactions des petits lors de soins pratiqués par la mère deviennent des éléments majeurs de la communication. Ainsi les chiots ont été habitués à être retournés d’un coup de museau par leur mère qui déclenchait l’émission de leur urines et excréments en léchant la période périnéale. Désormais autonomes sur ce plan, ils réagissent toutefois en urinant dès qu’on les place et on les maintient sur le dos. Cette réaction lorsqu’elle survient au cours du jeu avec la mère ou un adulte, interrompt les grognements et libère le chiot. Après quelques répétitions, cet enchaînement mémorisé devient un rituel de soumission qui permet de bloquer les réactions agressives de l’adversaire. Associé au contrôle de la morsure et à la capacité à s’inhiber acquise autour de la nourriture, il constitue un fondement de la communication sociale des chiots. C’est dire l’importance du jeu et ses conséquences sur le développement comportemental.

Le chien vit en meute organisée selon une hiérarchie subtile par un jeu de prérogatives et de signaux de communication, le territoire contrôlé par la meute peut se révéler soudainement moins riche en ressources. Les règles sociales évitent une inutile compétition, voir des agressions autour d’une nourriture moins abondante. Ce contrôle de l’accès à la nourriture est l’une des prérogatives des dominants, et l’apprentissage de ces règles marque en quelque sorte l’entrée du chiot dans la meute.

La première étape de l’apprentissage de la hiérarchie se met en place dans les semaines qui suivent le sevrage. Jusqu’à cette période les chiots qui se nourrissent à la mamelle ne respectent aucune règle d’accès à la nourriture. Lors du sevrage, leur mère les conduit auprès des sources de nourritures disponibles dans la meute. Face à la nourriture, les chiots affamés approchent de la nourriture, mais sont violemment repoussés par les adultes. Ils apprennent progressivement à respecter l’ordre de préséance alimentaire et émettent des postures d’apaisement pour approcher de la nourriture.

La seconde étape est contemporaine de la puberté chez le mâle et des secondes chaleurs chez la femelle. L’optimisation de la reproduction permet d’ajuster la taille de la meute en fonction des ressources alimentaires disponibles. L’expression du comportement sexuel devient un moyen de manifester son statut de dominant et participe à la communication par l’intermédiaire de rituels très élaborés. Cette organisation entraîne aussi une répartition spatiale des membres de la meute en fonction de leur rang hiérarchique, et donc de leur accès à la sexualité.

La période pubertaire du chien au cours de laquelle les glandes sexuelles commencent à secréter des hormones sexuelles et produisent des cellules reproductrices entraîne des modifications psychiques et une différenciation évidente des comportements entre mâles et femelles.

Chez le mâle, cette période se manifeste par un double pic d’agressivité suivi d’un retour à la normale. Dans la meute, les chiots mâles sont chassés des zones fréquentées par les dominants et surtout par les femelles. Ils sont contraints de choisir un lieu de couchage situé en périphérie du territoire de la meute et ne peuvent plus approcher des femelles adultes. Ils sont rejetés par les mâles adultes et par les femelles. Cette marginalisation des adolescents s’accompagne d’une inhibition du comportement sexuel en présence des dominants.

Les chiennes adolescentes subissent le même processus, mais de façon plus progressive. Leur marginalisation n’est jamais complète et peut se dérouler jusqu’au deuxième chaleur. De plus, il est possible que le contrôle de leur sexualité soit également réalisé par des phéromones émises par les femelles adultes.

 

Détachement

La puberté des chiots marque leur entrée à la fois dans le groupe des reproducteurs potentiels et dans l’arène des adultes hiérarchisés. La puberté est contemporaine d’un autre évènement déterminant dans le vie psychique du jeune chien : le détachement. S’il ne peut y avoir de développement normal sans attachement, ce lien entre le chiot est un autre individu qui lui apporte nourriture, protection et apaisement (en général la mère) doit prendre fin le jour le passage à l’âge adulte. Il doit y avoir détachement. Cette prise de distance s’opère principalement à l’initiative de la mère, mais il est vraisemblable que les chiots ainsi que les mâles adultes de la meute y jouent un rôle important. La période qui suit l’éruption des dents de lait, rend la tétée douloureuse et est la première cause de distanciation entre les chiots et la mère. La chienne tend à passer moins de temps dans le nid et s’éloigne fréquemment pour dormir à distance des petits. Leurs tentatives pour revenir au contact déclenchent  une nouvelle prise de distance de la mère. Il semble que la chienne semble rejeter plus précocement les mâles que les femelles. Cette tendance est observable aussi bien au cours des jeux que des interactions affectives. Cette rupture progressive mais violente dans sa réalisation entraîne la disparition du lien à la mère et son remplacement par un nouvel attachement au groupe social et tout particulièrement au mâle  dominant.

Entrés dans la meute, les jeunes chiens sont obligés d’utiliser les compétences sociales qu’ils ont acquises au cours de la période de socialisation. Cette nécessite est particulièrement forte pour les jeunes mâles. Tentés de s’incruster dans des zones territoriales fréquentées par leur mère et les autres femelles, ils sont en butte aux réactions des mâles dominants et des femelles elles mêmes. Agressés et repoussés hors de ces portions de territoire de la meute, ils s’installent en périphérie, là où se trouvent les individus les plus bas dans la hiérarchie. On parle de marginalisation des jeunes mâles. La marginalisation se manifeste par lé détermination du lieu de couchage, mais ne signifie par l’impossibilité d’interagir avec les autres chiens de la meute. Plusieurs jeunes peuvent partager un même lieu de couchage qu’ils défendront contre toute intrusion même d’un dominant. De fait, lors d’un conflit avec un mâle dominant, le jeune chien répondra en se soumettant et en se réfugiant dans son repaire, ce qui suffit à apaiser l’ire de son supérieur hiérarchique.

La marginalisation des jeunes femelles n’existe pas, elles restent proches de leur mère alors même que celle-ci élève la portée suivante.  Les conflits hiérarchiques ne sont pas exclus pour autant mais sont surtout visibles au moment des chaleurs durant lesquelles les femelles adultes de haut rang s’interposent entre les mâles et les jeunes femelles, interdisant tout comportement de cour. De plus, les premières chaleurs de ces jeunes chiennes sont discrètes même parfois indécelables, si bien qu’on soupçonne l’existence de phéromones inhibitrices des chaleurs émises par les dominantes. Cycle ovarien après cycle ovarien, certains chiennes prennent leur distance avec le groupe des dominantes. Développant des stratégies qui leur permettent de tromper la vigilance des dominantes, elle parvienne à attirer un mâle dominant qui les saillit. Elles deviennent à leur tour des dominantes.

Chez le chien, les quatre piliers de la dominance sont le contrôle de la nourriture, les contacts interindividuels, du territoire et de la sexualité. L’individu dominant montre son statut par des rituels mettant en scène ses prérogatives. Il mange le premier, ingère lentement la nourriture en regardant les autres qu’il tient à distance par des grognements. En fin de repas, il abandonne généralement un peut de nourriture que les autres obtiendront s’ils s’approchent lentement, s’arrêtent dès que les grognements s’amplifient et émettent des signes de soumission (oreilles basses, queue sous le ventre, et membres fléchis). De même le contact avec lui est possible à condition de l’aborder dans un mode apaisant et dominé et d’interrompre dès qu’il se raidit. Le dominant peut empêcher les contacts entre les membres de la meute. Son lieu de couchage, visible, lui permet de voir tout ce qui se passe alentour, notamment les entrées et les sorties de territoire. Enfin sa sexualité est publique et tonitruante. Les mâles dominants s’appliquent à saillir publiquement les chiennes en chaleur de la meute, et ce plusieurs fois de suite. Ces saillies ne sont pas pour autant toutes fécondantes : chez le chien et d’autres canidés sociaux, après une série plus ou moins longue de saillies durant lesquelles il émet un sperme riche en spermatozoïdes, le mâle n’éjacule plus que liquide séminal pou ou pas tout pourvu de cellules fécondantes. Sa frénésie sexuelle n’a donc d’autre fonction que sociale..

 

 

Conclusion

 

Lorsque le chiot vit sa phase de développement avec sa mère et ses congénères, le lien d’attachement qui se construit entre la chienne et ses petits conduit les jeunes à s’identifier à leur seule espèce. En arrivant à huit semaines dans une famille, le chiot tisse un nouvel attachement avec un être humain. Il associe les formes humaines au groupe des « semblables ».

A l’âge de huit semaines, le chiot vit toujours sous la protection d’une bulle sensorielle au sein de laquelle il revient sitôt qu’une nouvelle expérience le plonge dans la peur. C’est alors que l’homme fait irruption dans sa vie en le privant brutalement de cette sécurité. La séparation déclenche une phase de stress qu’on peut ne pas repérer. En effet, les signes dits de « protestation » : agitation, gémissements, plaintes ne sont pas continuels mais entrecoupés de périodes de calmes apparents. Ils constituent les symptômes d’une souffrance émotionnelle majeure. Plus l’environnement dans lequel vit sa nouvelle famille diffère de celui qu’il partageait avec la chienne, plus le besoin de trouver l’apaisant contact maternel se fait sentir. Alors se tisse un nouveau lien avec une personne appelée à devenir le nouvel être d’attachement du chiot.

L’établissement du nouvel attachement s’avère indispensable à la mise en place d’une socialisation satisfaisante du chiot à l’environnement humain L’individu « référent » du jeune animal sert de pivot rassurant et aussi de modèle à partit duquel s’opèrent des apprentissages par imitation Ainsi s’acquièrent les signaux de communication et se forment les comportements adaptés à l’environnement, par exemple se placer du bon côté de la porte pour pouvoir sortir Le chiot organise ses activités autour de la personne et revient régulièrement au contact notamment en cas de peur Le chiot tend alors à se placer entre les jambes de son être d’attachement et reste aux aguets Ainsi identifiée, cette personne doit veiller à organiser progressivement le détachement qui s’opère vers l’âge de 6 mois pour cela, dès 4 mois, elle doit repousser le chiot qui veut venir se coucher aux pieds et refuser de plus en plus souvent de se laisser solliciter ou approcher.

Les rebuffades doivent être très explicites : il faut réagir de la même façon que lorsque le chiot fait une sottise. Même si parfois cette attitude paraît difficile à adopter – on s’attendrit facilement face à un chiot qui demande un câlin-, il faut savoir s’y conformer pour  le bien de l’animal et aussi pour préserver la relation future.

 

La socialisation est un processus de maturation qui commence dès que le développement sensori-moteur est achevé. Rapportée à la durée de vie d’un chien, cette période de vie paraît très longue puisqu’elle occupe 5 à 8 mois de son existence. Elle commence avec l’acquisition de l’audition (réflexe de sursautement positif marquant la fin de la période de transition) et s’achève avec le détachement (rupture du lien d’attachement à la mère). Durant cette phase, le chiot apprend les règles de vie en meute, et en particulier toutes les règles de préséance qui gouvernent l’accès à la nourriture et aux lieux de couchage, ainsi que les contacts avec les congénères. Le chien est un animal social qui recherche en permanence la compagnie de ses congénères et entretien avec eux des relations de coopération complexe assurant une meilleure gestion des ressources et la survie de la progéniture. Le développement de ses compétences sociales dépend des ses capacités d’imitation. Il passe de longs moments à observer ce que font les adultes, puis dans les épisodes de jeux il reproduit les enchaînements de signaux qu’il a parfois mémorisé maladroitement. Au début, les erreurs de contexte et d’exécution sont nombreuses, mais les conséquences de ses erreurs, le chien n’obtient pas ce qu’il veut ou bien reçoit une correction, l’incitent à améliorer ses performances.

 

Chez l’éleveur, l’éveil du chiot dans une meute structurée et équilibrée lui permettra de devenir un adulte équilibré.