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Chez le Dalmatien, le métabolisme, l’ensemble des transformations physiques, chimiques et biologiques des bases puriques diffère des autres chiens par une élimination réduite d’acide urique ou d’urates sous forme d’allantoïne. Seuls 30 à 40 % de l’acide urique produit sont transformés en allantoïne alors que chez le chien normal 90 % des urates sont métabolisés en allantoïne. L’uricémie ( le taux d’acide urique) est plus élevée chez les Dalmatiens (50-80mg/l) que chez les non Dalmatiens (25-40 mg/l). Les urates produits en excès sont éliminés dans les urines en plus grande quantité que chez le chien des autres races. C‘est la seule race de l’espèce canine à avoir un trouble génétique vis à vis de l’acide urique. La valeur de cet acide est de beaucoup supérieur aux autres races, ce qui va entraîner chez un certain nombre de sujets la formation de calculs urinaires et l’apparition d’une pathologie rénale. L’excrétion de l’acide urique par 24 heures est environ 10 fois plus élevée que chez les autres races de chien (400 à 600 mg contre 60 mg). Malgré cette excrétion élevée d’urates, un faible pourcentage de Dalmatiens présente un ou des calculs d’urates.

Depuis 1938, on estime que ce trouble  dépend d’un simple gène récessif dont l’hérédité est la même que celle pour les couleurs de robe.  En 1973, il a été imaginé d’accoupler un POINTER qui excrete l’urine normalement avec un dalmatien. Chaque chiot serait alors porteur du gène de l’excrétion normale de l’acide urique en provenance du père Pointer. La première génération de chiots issue de ce mariage ne ressemblait pas beaucoup à des dalmatiens mais excrétait normalement l’acide urique. L’objectif était de transmettre le gène normal de l’excrétion de l’acide urique du pointer vers le dalmatien. 

La seconde génération, c’est à dire,  un chien de la portée précédente accouplé avec un dalmatien, ressemblait plus dans sa morphologie à des dalmatiens. Tous ne portaient pas le gène pour l’excrétion normale de l’acide urique. Seulement la moitié des chiots, et parmi ceux qui ressemblaient à des dalmatiens furent sélectionnés ceux destinés à produire la génération suivante.

Le processus a continué de façon à sélectionner des chiens ressemblant le plus possible à des dalmatiens maix excrétrant l’acide urique normalement jusqu’à que nous trouvions à 10 générations du pointer d’Origine. Le Pointer d’origine avait un taux normal d’excrétion de l’acide urique de 10-60 mg d’acide urique par jour dans ses urines avec une femelle dalmatienne ayant un taux de 400g-600g d’acide urique par jour. Une simple analyse d’urine permet de déterminer facilement quelle urine provient du pointer et quelle urine provient de la mère de race dalmatien. Après plusieurs générations, la descendance se  trouve dans un ratio de 31/32 de pure race. Les chiens ont toutes les caractéristiques du dalmatien sans en avoir le trouble au niveau de l’acide urique. En 1981, l’AMERICAN  KENNEL CLUB  enregistra deux chiens issus de ce programme comme des dalmatiens de pure race. Le travail accompli par le docteur Schaible fut très mal compris à l’époque et sucita de vives réactions parmi les représentants du club américain du dalmatien.

Le programme continua jusqu’en 2006. Et maintenant il est envisagé d’introduire  dans la population générale des dalmatiens, le gène normal d’excrétion de l’acide urique. Depuis qu’une carte du génome canin a été dressée, des chercheurs ont localisé le gène qui controle la production d’acide urique sur le chromosome 3 du chien. lls ont identifié un marqueur qui pemet de déterminer la présence ou l’abcence du gène normal ce qui permettrait de réduire le nombre de dalmatiens souffrant de calculs.   

Tous les dalmatiens naissent avec la possibilité de produire des calculs d’urates.  Les femelles sont moins atteintes que les mâles par ce que leur anatomie leur permet d’évacuer des pierres plus facilement que les mâles et ainsi beaucoup de femelles qui produisent des calculs ne sont pas détectées. Chez le mâle, le calcul se loge le plus souvent près de l’os du pénis alors que la même pierre passera facilement dans le système urinaire de la femelle. Le mâle souffrira pour uriner. Aucune urine ne passera ou bien quelques gouttes seulement.L’affection peut atteindre tous les âges, mais est cependant le problème des chiens âgés : elle peut provoquer leur mort. Selon des études faites, les pathologies du rein seraient la troisième cause de mortalité après les maladies de cœur et le cancer.

Ce programme montre que l’on peut transferrer d’une race à une autre un gène, et l’on peut songer à cette solution pour la surdité. Tant que des tests génétiques n’auront pas vus le jour,  tests génétiques qui pourront être utilisés avant d’accoupler deux chiens, il ne pourra être envisagé serieusement de penser à l’éradiquation de la surdité chez le dalmatien.  Voici les photos des chiens hybrides nés dans ce programme en 1975, 1983, 1992 et 2005.

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