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Monthly Archives: mars 2007

Aux Etats Unis,  une nouvelle race de dalmatiens, 30 cm au garrot, parfait pour vivre dans un appartement ou dans une maison, cet élevage implanté depuis 1987 s’appelle Mascot dalmatians voici le lien
 
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Par  Isabelle Mériot Séminaire de la S.F.C. MARCY L ETOILE

Passionnée par la communication inter-espèces, cela fait maintenant plusieurs années que je me documente sur le sujet et que j’observe attentivement mes chiens et mes contemporains ! En m’appuyant sur les travaux de Boris CYRULNIK (neurologue, psychiatre, psychanalyse, éthologue), je voudrais vous faire partager une de ces approches du couple humain/chien.

  Qui n’a jamais entendu l’expression « tel maître tel chien ? » CYRULNIK écrit « l’animal de compagnie » est un symptôme de pathologie psychiatrique. Dès l’instant qu’on tisse des liens d’attachement entre humains et animaux, chacun peut devenir le symptôme de l’autre. Et comme c’est le propriétaire qui a le monde mental le plus riche, il l’exprime souvent à son insu et cela façonne une partie du comportement de l’animal. C’est ainsi que les animaux de compagnie deviennent des symptômes des troubles psychiatriques dont peuvent souffrir les propriétaires. Chaque propriétaire de chien devrait toujours avoir cela à l’esprit car ils sont sensibles aux moindre de nos humeurs et de nos comportements. Quand un chien développe une pathologie (alimentaire, dermatologique, gastrique, etc.) bien que la cause puisse n’en être qu’organique, je crois que vous devez toujours vous demander si un facteur psychologique n’entre pas en jeu et surtout ne provient pas de nous.

  Je pense que nous façonnons le comportement de nos chiens et ce bien souvent à notre insu. Je suis bavarde et mes chiens aussi ! de la même manière je suis très sereine et mes dobermans ainsi que mes autres chiens sont particulièrement calmes. Tout propriétaire de chien est capable de dire en quoi son ou ses chiens lui ressemblent. Dans un entretien à une radio québécoise entre Karine Lou Matignon et Boris CYRULNIK, il ressort que les éthologues cliniciens et les vétérinaires ont fait le constat que la pensée du propriétaire peut façonner le comportement et le développement biologique du chien. Certaines personnes attendent que le chien défende la maison. Ils développent une peur relative de l’environnement qui va être perçu par l’animal. Face à cette émotion enregistrée par différents canaux, le chien va adopter une attitude menaçante que les propriétaires vont analyser comme un comportement de défense de la maison. Ce n’est pas de la transmission de pensée, c’est de la matérialisation de pensée. Dans certaines pathologies comme les maladies maniaco-dépressives, où les gens sont tantôt euphoriques tantôt mélancoliques, jusqu’à se sentir responsable de toutes les plaies du monde, on voit que le chien s’adapte impeccablement à l’humeur du propriétaire. Quand le propriétaire est gai, il va se mettre à aboyer, gambader, quand il est triste, le chien ne bouge pas, il se met à trembler.

  Le chien qui vit dans un monde de sympathie est hypersensible au moindre indice émis par le corps du propriétaire adoré. C’est donc bien une matérialisation de la pensée humaine transmise au chien qui façonne ce dernier.  Les vétérinaires montrent chez des chiens, des troubles d’hypertension, d’ulcères hémorragiques gastriques, de dermatoses suppurantes…..de graves maladies dont le point de départ se situe dans la pensée du propriétaire. On rencontre souvent le cas d’un chien choisi pour remplacer le précédent décédé. De même couleur, de même race, on lui attribue la même place à la maison, parfois à l’identique. Que se passe-t-il ? l’animal souffre de la comparaison affective de son propriétaire avec le disparu au point de tomber malade. Comment peut-il en effet se sentir valorisé ? Quoi qu’il fasse, il est moins beau que l’absent, moins performant, sans cesse comparé au disparu idéalisé. Il et bien connu que seuls les morts commettent aucune faute. L’histoire du propriétaire et la représentation mentale qu’il a de son chien transmettent à l’animal des signaux contradictoires, incohérents. Il devient impossible pour lui de trouver et d’utiliser un comportement clair avec son maître. Ces émotions vont fabriquer des troubles métaboliques et, à long terme des maladies organiques ou des comportements altérés. Un symptôme est une proposition de communication, le chien se lèche la patte jusqu’au sang, se réfugie derrière un meuble, présente des troubles sphinctériens gastrites, une hyper vigilance avec tremblements, etc. la guérison du chien passe par une restructuration de l’imaginaire du propriétaire qui doit faire le deuil de premier chien et envisager le second comme différent.

  Je suis intimement convaincue que notre imaginaire concourt réellement à l’état de nos chiens. Je vais vous raconter une anecdote personnelle : quand j’ai commencé à appeler mon husky de 6 ans « le vieux » , il l’est devenu ! Quand je me suis aperçue de cela, ce qui m’a demandé de nombreux mois, j’ai fait un effort mental pour essayer de modifier la perception que j’avais de mon chien et son état s’est grandement amélioré. Sa nourriture n’avait pas changée, son environnement non plus, mais à 9 ans il est maintenant en pleine forme.

 Certes une telle prise de conscience peut être culpabilisante : toute maladie est-elle de notre faute ? sans tomber dans l’extrême et s’auto accuser de tout, il serait bon que chaque propriétaire de chien pense qu’un animal peut souffrir d’une situation uniquement humaine. Et que quand une pathologie reste rebelle à un traitement on peut se demander dans quelle mesure elle ne reflète pas un conflit, un mal être, un problème du maître.

  Toutes les interviews des Tops Models le disent à longueur de colonnes : certes elles sont belles, mais ce n’est pas suffisant pour arriver au pinacle de la célébrité. Ce qui fait la différence entre elles et les autres ce n’est pas le physique ( à peu de choses près elles sont toutes parfaites) mais c’est le mental. Les Tops pensent qu’elles sont les plus belles. Elles y croient ! Et cette foi en persuade les autres. Pour qu’un chien ait de la présence sur un ring d’expo on dit souvent qu’il faut qu’il soit cabochard et cabotin (certains vont même jusqu’à employer le terme de névrosé), et c’est vrai. Je l’ai constaté de nombreuses fois. Le chien aime être là, il pose et semble goûter la présence de la foule et les compliments. Mais j’ai aussi remarqué que le maître du chien aimait qu’il ait ce comportement là, j’ai toujours ressenti une synergie entre l’humain et son chien. Celui qui ne croit pas en son chien, ne peut demander à ce dernier de croire en lui-même et donc de se présenter fièrement.

  En résumé, et bien que mon propos puisse vous sembler étrange, votre chien qu’il soit d’utilité ou de simple compagnie, vit autant dans votre imaginaire que dans votre jardin. La pensée que vous avez à son égard le construit, le façonne et influe directement sur sa vie. Plus un chien est sensible et plus il va jouer les « éponges » inconscientes auprès de son maître se chargeant de ses névroses. Je ne parle même pas de l’idée que le propriétaire a de la race à laquelle appartient son chien et des attentes qu’il peut avoir vis-à-vis de l’animal qui dans notre société est devenu un véritable délégué narcissique ! Un chien que l’on a longtemps attendu, et qu’on s’est bien souvent représenté, se projetant dans l’avenir et imaginant la relation que l’on va avoir avec lui. Mais le chiot qui ne sait rien de tout cela va se retrouver lancé dans un monde inconnu, et il va très vite devoir comprendre ce que l’on attend de lui et quel rôle sera le sien. Rien de si simple, d’autant que l’on considère que parfois le maître lui-même n’a pas conscience de tout ce qu’ il demande à son chien.

  Quant au chien de travail, si le travail de l’éleveur est primordial ainsi que les ascendances génétiques, c’est le maître de l’animal qui conditionne ce dernier au travers de la représentation qu’il en a et ce, au-delà de ce qu’il imagine, et qui est le véritable artisan de la qualité relationnelle entre son animal et lui. 

 Isabelle Mériot Séminaire de la S.F.C à MARCY l’ETOILE 

Préparation à l’accouchement
Au moment de la chute de la température rectale de la chienne, c’est-à-dire 24 à 36 heures avant la mise bas, il est utile de donner 2 granules ou une dose de Gaulophyllum 30 CH. Cela permet de diminuer de 80 % les risques de césarienne en régularisant les contractions. C’est aussi efficace qu’une injection d’ocytocine et n’en a pas les dangers (risque de blocage en contracture ou de déchirure de la matrice. Evidemment le remède restera sans effet si les fœtus sont trop gros ou le bassin trop étroit pour eux.
Après la mise bas
Le WombylND évite la majeure partie des inconvénients post-partum, favorise l’expulsion des placentas et des lochies.
A défaut, on peut donner pendant 2-3 jours matin et soir 2 granules d’Aletris farinosa 5 CH avec deux granules d’Actea racemosa 5 CH.
Abscence de lactation après mise-bas normale
Phyothérapie : une tisane d’orties brûlantes fraîches ou éventuellement séchées sera généralement efficace.
Homéopathie : c’est le même remède homéopathique obtenu à partir de la même plante, soit Urtica urens 5 CH, deux granules matin et soir.

Jacques MILLEMANN Dr Vétérinaire
Bulletin technique de l’élevage canin
Société Francophone de Cynotechnie

 

   Diverses recherches tendent à prouver que la domestication du chien remonterait à environ 12 à 14.000 ans (d’autres recherches parlent même de 100.000 ans), le chien serait donc le premier animal à avoir été domestiqué. Dans le but de lui faire exécuter des tâches bien spécifiques, l’humain a peu à peu substitué à la sélection naturelle une sélection artificielle. Pendant bien longtemps, le chien a surtout joué un rôle utilitaire (garde des troupeaux ou des biens, chasse, guerre). Cependant depuis la fin du XIX e siècle, le rôle du chien s’est modifié ; d’animal utilitaire, il a conquis peu à peu le statut d’animal de compagnie. Il est actuellement le plus souvent considéré, sous nos latitudes tout au moins, comme un membre à part entière de la famille. Sa tâche ne s’en trouve pas facilitée pour autant, puisque l’on attend de lui qu’il remplisse différents rôles simultanés– allant de celui de gardien de la maison, à celui de substitut de l’enfant, en passant par celui ‘d’objet de prestige-, rôles auxquels il lui est parfois difficile de s’adapter. 

Bien qu’il soit impossible de quantifier de manière rigoureuse les bienfaits que le chien (ou un autre animal) apporte aux humains qui le côtoient, tous ceux qui l’intègrent dans leurs tâches quotidiennes, qu’ils soient psychologues, psychothérapeutes, médecins, infirmiers, gardiens de prison, etc. admettent que sa présence est un facteur positif et souvent même, très positif. Elle a même parfois permis de débloquer de situations qui paraissaient sans issue. En ce qui concerne le bien être en général, la plupart des recherches mettent en évidence qu’il est souvent plus facile d’enter en contact avec un animal qu’avec ses semblables. En effet, l’animal ne nous juge pas, il nous accepte tels que nous sommes, avec nos sautes d’humeur, nos moments de cafard, nos maladies, etc.….Il se montre moins exigent que nos semblables et se contente du peu que nous lui offrons, sans pour autant remettre en question l’intérêt qu’il nous porte, ce qui n’est pas toujours le cas pour nos amis bipèdes. Face à lui, l’humain ne se sent pas obligé de jouer la comédie, car il n’établit pas de relations de compétition avec lui. Alors que les enfants grandissent et quittent peu à peu le foyer familial alors que les amis peuvent se détourner de nous, l’animal reste là, présent à nos côtés, semblant attendre notre bon vouloir.

 Les chiens sont très observateurs, ils détectent rapidement tous nos changements de comportement, mêm minimes, et y réagissent en conséquence.. Ils nous donnent en quelque sorte l’impression de participer à nos émotions et de ce fait, leur seule présence nous apporte un grand réconfort, surtout lorsque la vie ne nous sourit pas. Les enfants doivent le ressentir puisque beaucoup d’entre eux se tournent spontanément vers leur compagnon à quatre pattes pour se réassurer quand ils se trouent des situations de stress. Le canidé facilite aussi le jeu, pousse ses petits maîtres à explorer les environs et à prendre un peu d’indépendance, leur fournit le contact physique dont ils ont besoin sans la crainte d’être englués dans des relations émotionnelles indésirables, comme cela peut parfois être le cas avec les humains. Il est également plus facile pour l’enfant de projeter certains de ses sentiments sur un animal que sur un être humain.

 Les animaux en général et le chien en particulier nous apportent le sentiment d’être utiles ; ils ont en effet besoin de nous, ne serait-ce que pour manger, sortir, être caressés. Devoir tenir compte des besoins élémentaires de l’animal peut, en lui même être bénéfique par le simple fait qu’on est obligé de structurer ses journées, de se poser des jalons. Ce qui peut paraître sans importance pour des personnes actives peut être primordial pour des êtres qui traversent des périodes difficiles. A l’heure de la retraite, de la mise au chômage, il est souvent pénible de se retrouver seul, face à un agenda vide alors que quelques mois plut tôt, on n’arrivait pas à faire face à toutes ses obligations. Le chien va aider à trouver un autre but : plus question de rester en pyjama du matin au soir, il faut sortir Médor, aller s’oxygéner….

 En avant donc pour la promenade. Et c’est là que la suite des événements se déclenche : étant un animal social, notre canidé domestique va rechercher le contact de ses congénères et se faire tout plein de copains ! Par la force des choses, il va inciter son propriétaire à entrer en contact avec d’autres humains, ne serait-ce que pour parler des prouesses respectives de leurs petits compagnons ! Une fois le chapitre « chien » clos, la conversation va tout naturellement dévier sur d’autres sujets. Entre gens soumis à une même passion, on est forcément fait pour s’entendre ; l’amitié ne va pas tarder à pointer le bout de son nez. En fait, la seule présence du chien semble faire tomber bien des barrières, d’autant plus que devoir communiquer avec un membre d’une autre espèce qui ne comprend pas réellement le langage parlé nous oblige à utiliser d’autres canaux de communication, ce qui parallèlement augmente nos aptitudes à communiquer avec nos semblables.

  La possession d’un animal a une incidence très favorable et très rapide sur le bien être. On a, par exemple,  pu observer qu’en cas de maladie, la présence d’un animal contribuait non seulement à hâter la convalescence de ses propriétaires, mais également à augmenter leur espérance de vie et qu’elle incitait les personnes âgées à rester indépendantes plus longtemps. Des effets bénéfiques ont été constatés même dans le cas où l’animal ne prenait pas une part active à la relation. La présence d’un chien dans une salle d’expérimentation détend l’atmosphère et fait diminuer le stress ; la simple représentation d’un animal semble même suffisante pour que la situation dans laquelle il se trouve intégré prenne une connotation plus positive. Les bienfaits apportés par l’animal se trouvent encore grandement amplifiés lorsqu’il s’agit d’humains fragilisés (maladie psychiatrique, emprisonnement, période de déstabilisation). Par sa seule présence, l’animal aide à créer ou à maintenir un dialogue non seulement entre l’équipe soignante et le patient, mais également entre les patients eux-mêmes.

 Au vue de tous ces résultats, il serait absurde de dénigrer les relations que nous entretenons avec nos animaux familiers, puisqu’ils nous apportent un plus dans la vie de tous les jours. Le lien qui unit l’homme et l’animal doit être considéré comme une relation complète, tout en étant différente de celle qui unit deux humains.Malheureusement, l’animal prend parfois une place tellement importante dans la famille que l’on en vient à occulter la notion de différences interspécifiques. Or, à vouloir le traiter à l’égal d’un humain, on oublie qu’il a ses propres codes de vie, différents de nos codes moraux et qu’il n’interprète pas les situations dans lesquelles il est placé de la même manière que nous. En ce qui concerne le chien dont nous allons parler plus en détail, refuser de reconnaître qu’il est resté dans sa nature même un carnivore social, c’et ben souvent le placer dans un état de mal être qui peut se solder par toutes sortes de problèmes comportementaux qui non seulement empoisonnent la relation entre le chien et ses maîtres, mais peuvent également à conduire à l’abandon de l’animal voire à se mise à mort. En Amérique, chaque année entre 7;et 11 millions de chiens sont euthanasies dans les refuges ; or , l’on estime qu’entre 50 et 70 % d’entre eux le sont à cause de problèmes comportementaux, dont la plupart pourraient être améliorés, voire éradiqués. Comment peut on expliquer un tel malentendu entre l’humain et celui qu’on a l’habitude de surnommer son meilleur ami ? Bien qu’il vive en étroite relation avec nous, le chien a gardé de son ancêtre le loup des très nombreux comportements. De récentes recherches portant sur l’analyse des séquences mito-chondriales de l’ADN ont d’ailleurs mis en évidence que loup et chien étaient encore si proches qu’ils en formaient en réalité qu’une seule et même espèce !

  Le chien, tout comme le loup, est en quelque sorte préprogrammé pour vivre en meute selon un système hiérarchique, comprenant deux hiérarchies parallèles : celles des mâles et celles des femelles. Socialisé aux humains dès son plus jeune page, notre compagnon à quatre pattes a tendance à considérer ces derniers comme des congénères ; il va donc s’intégrer à sa famille humaine comme il ferait s’il s’agissait d’une meute de canidés. Qui dit intégration dit recherche d’une place bien définie dans la hiérarchie. Or, contrairement à ce que la plupart des humains s’imaginent, le chef de meute n’est pas ans cesse en train de réaffirmer son autorité par la force ; sinon comment expliquer qu’il arrive relativement souvent qu’un chien de petite taille s’octroie le commandement suprême  face a des congénères beaucoup plus gros que lui ?

 La première caractéristique d’un chef de meute est donc moins la force physique que le tempérament, une certaine force de caractère. S’il utilise parfois son agressivité pour soumettre les récalcitrants, le leader est la plupart du temps la référence vers laquelle les autres membres de la meure se tournent lorsqu’ils ne savent pas comment agir. Les membres occupant une position inférieure lui font très souvent allégeance en adoptant une attitude de soumission. Aux chefs de meute ( le mâle et la femelle alpha) sont dévolues de très importantes charges notamment l’organisation de tous déplacements et la défense du territoire. En contrepartie, les leaders bénéficient de privilèges plus ou moins marqués en fonction des conditions écologiques dans lesquelles ils vivent, et ne reçoivent d’ordres de personne. En cas de disette, ce sont les chefs sui se nourrissent en premier; ce sont eux qui choissent les meilleures places de repos, n’hésitant pas à faire déplacer un congénère dont ils convoitent l’emplacement. Chez les loups, les animaux en haut de l’échelle sociale ont également un rôle prioritaire dans la reproduction.

 Dans la meute, chacun communique sa place respective par toutes sortes de postures et de mimiques. Lorsque les chefs sont reconnus en tant que tels, ils jouent un rôle stabilisateur et les conflits sont relativement rares ; c’est la remise en question de leur statut qui augmente à la fois le nombre et la violence des conflits, conflits pouvant alors se solder par de graves blessures. Intégré dans la famille humaine, le chien devrait logiquement être placé tout en bas de l’échelle sociale puisqu’en principe (mais on peut parfois en douter) ce sont nos semblables qui prennent les décisions ; c’est d’ailleurs la seule manière pour lui de sentir bien dans ses poils. Or, ce n’est pas en lui faisant toutes sortes de discours, mais en agissant selon les codes canins que l’on va montrer au chien se place de subordonné.Le chef de meute ne reçoit, nous l’avons vu, d’ordres de personne, mais en sollicitant sans cesse des caresses, des friandises, des jeux, Médor est passé « maître es dressage humain », alors que lui n’obéit que lorsque cela lui plaît.

 En lui distribuant sa pitance juste avant notre repas, en partageant ce dernier avec lui, en lui permettant d’occuper les places réservées au chef, que ce soit le lit ou les canapés, en le contournant lorsqu’il est couché sur notre passage, on lui accorde des privilèges réservés au chef. Bien entendu, beaucoup de chiens ne semblent pas affectés par le non respect de leurs codes vie, heureusement pour nous ! Cependant, si le chien a du tempérament ou s’il est de nature anxieuse, les ennuis peuvent commencer. Le problème devient plus grave lorsque notre compagnon à quatre pattes traduit son mal être par toutes sortes perturbations comportementales ou exige d’être obéi sous peine de sanctions, menaces ou morsures (comportements inadmissibles aux yeux des humains, mais néanmoins corrects si l’on se réfère aux codes du chien). Tout problème de comportement devrait nous mettre en garde afin de pouvoir agir avant que la situation ne se dégrade et que le maître, à bout de patience, ne se résolve, parfois la mort dans l’âme, à se séparer de l’animal. Une autre incompréhension de comportement canin peut voir des conséquences plus graves pouvant déboucher sur des morsures infligées aux enfants de la famille. Ces passages à l’acte sont bien plus fréquents que l’on voudrait bien l’admettre et se soldent par de graves traumatismes, aussi bien physiques que psychologiques, pour l’enfant, et dans la plupart des cas par la mise à mort de l’animal. Une enquête faite en Pennsylvanie montre, par exemple, que 45 % des enfants au-dessous de 18 ans se sont fait mordre ; même si la majorité de ces blessures n’a pas nécessité de soins spécifiques, le pourcentage est énorme. D’autres enquêtes mettent en évidence le nombre important de morsures d’enfants entre 1 et 4 ans ; il faut également savoir qu’avant 5 ans, l’atteinte la plus fréquente se fait au niveau du visage et qu’un accident sur trois a lieu à la maison. Il s’agit donc très souvent de morsures faites par le chien de la famille.

 La majorité des parents dont les enfant ont été mordus par leur chien pensaient pourtant que ce dernier n’aurait jamais fait de mal. Il est donc impératif de rappeler que tout chien reste un chien, avec son comportement de chien, mais avec ces codes canins et que les accidents sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de celle qui est considérée comme étant gentille à celle qui a la réputation d’être très agressive. Il ne s’agit pas à proprement parler de méchanceté du chien : là encore, ce dernier réagit en fonction de la situation telle qu’il voit (et non telle que nous l‘analysons) et en fonction de ses codes qui ne correspondent à nos codes moraux. Pour comprendre les relations entre le chien et les jeunes enfants de la famille, nous sommes obligés de nous référer aux relations que la chienne entretient avec ses propres rejetons, ainsi qu’aux relations entres chiens adultes et les chiots de la meute.

  Avant leur maturité sexuelle, les chiots ont un statut à part. Bien que leur mère et les adultes de la meute se montrent relativement patients envers eux, ils commencent cependant rapidement à leur inculquer les codes canins. Si les chiots n’obtempèrent pas, ils n’hésitent pas à les menacer en les fixant ou en les grondant ; si la menace n’est pas suffisante, ils ont recours à une morsure inhibée du museau. Ce comportement provoque très souvent la soumission passive du chiot et son immobilisation, ce qui pour corollaire l’arrêt instantané de toute agressivité. Plus le chiot grandit, plus il est discipliné. Les chiots vont établir également entre eux des relations hiérarchiques, mais de manière moins rigide, avec de nombreux changements selon les jours, leur motivation ou la nature de l’enjeu. Les enfants de la famille étant considérés plus ou moins comme des chiots ; ils sont donc traités comme tels par le chien. Malheureusement, l’enfant n’est pas capable de comprendre les codes canins et d’y réagir en conséquence. Dans la plupart des cas, c’est parce que l’enfant transgresse de tels codes qu des accidents arrivent. Une enquête effectuée par Millot et ses collègues –au cours de laquelle ont été filmées les relations spontanées dans le milieu familial entre des enfants âgés de 2 à 5 ans et le chien de la famille en présence d’un membre adulte de cette dernière-permet de décoder ce qui se passe. On doit surtout reteni r qu’avant 3-4 ans, dans 67 % des relations, l’enfant entre en contact corporel avec son chien : il pose la main sur lui, le caresse, lui donner des coups, lui tire les poils, l’embrasse, le serre contre lui, ce qui ne doit pas toujours être du goût de l’animal… Cette étude met également en évidence le fait que plus l’enfant est jeune, plus il a tendance à se montrer agressif envers l’animal et que les chiens de petite taille ou les jeunes chiens reçoivent plus de comportement agressifs de la part de l’enfant que les autres.

 Si ce que le chien considère comme un mauvais traitement persiste, le canidé a souvent tendance à rechercher un coin tranquille. Or, dans la majorité des cas, non seulement l’enfant le poursuit, mais encore continue son activité déplaisante. Pour avoir la paix, le chien peut lors réagir par une menace, menace qui aurait de fortes chances de faire reculer un chiot, mais qui peut  encourager l’enfant à persévérer. Le chien sera tout naturellement amené à préciser sa menace en effectuant une morsure inhibée sur l’enfant. Or bien qu’elle soit inhibée une telle morsure peut faire des dégâts importants, puisque le petit humain est plus fragile que le chiot et que c’est bien souvent la visage qui, étant le plus proche du canidé, est visé. De plus, comme l’enfant n’adopte pas le rituel de soumission passive, mais qu’au contraire, il crie et se débat, le chien peut être amené à serrer un peu plus la pression de ses mâchoires.

  Alors, que faire ? Il serait tout à fait erroné de priver l’enfant de la présence du chien, puisque cette dernière est un facteur très positif dans son développement. Cependant, pour que tout se passe bien, il faut impérativement respecter certaines règles de conduites. Il convient tout d’abord de donner au chien une position subalterne et renforcer la position de l’enfant en accordant certains privilèges à ce dernier. Il faut, par exemple, interdire au chien l’accès des chambres à coucher. Il est aussi important, déjà avant la naissance du bébé, de diminuer peu à peu l’attention portée à l’animal, puisqu’on aura beaucoup moins de temps à lui consacrer par la suite. Présenter le bébé au chien à l’extérieur. Afin de donner une connotation positive à l’enfant, il convient d’associer le plus possible le chien aux activité  que l’on fait avec lui. alors que la plupart des parents font l’inverse, il est préférable d’ignorer l’animal quand bébé dort.

Ne jamais laisser un jeune enfant (même s’il se trouve dans sa poussette) seul avec un chien, et ceci ,même pour un court instant ; augmenter encore sa vigilance lors de réunions d’enfants : un chien peut accepter certains gestes de la part de ses petits maîtres, mais ne pas les tolérer de la part de leurs copains.

Attribuer au chien en endroit sûr dans lequel il puisse se retirer quand il désire avoir la paix et interdire à l’enfant de le déranger ; lui interdire également de s’approcher du chien quand il mange ou dort, quel que soit l’endroit.

Choisir un chien bien socialisé aux enfants dès son plus jeune âge permet d’éviter la plupart des morsures provoquées par la peur.

Apprendre aux enfants à ne jamais s’approcher d’un chien inconnu (d’autant s’il est attaché), à éviter de la fixer dans les yeux ( cela peut être interprété comme une menace par le chien), à ne pas courir ou crier en sa présence et surtout à je jamais l’embêter, même s’il se trouve dans un enclos ou derrière une barrière.

En résumé, le chien est un être merveilleux qui peut nous apporter beaucoup et représenter un plus dans notre vie. Pour que tout se passe bien, il est  cependant indispensable de connaître et surtout de respecter ses codes de vie. Posséder un animal n’est pas un droit mais un privilège, à nous de le mériter.

 Des règles d’or

 Il faut toujours demander la permission au propriétaire du chien pour le caresser.

Ne jamais s’approcher d’un animal attaché et ne jamais déranger un chien qui dort, qui mange ou qui se repose dans son panier.

S’il y a attaque et que l’enfant tombe, il doit se mettre en boule, face contre terre, le visage et la nuque seront protégés par le bras. Le reste du corps bien arrondi préservera le dos et les pieds doivent être repliés sous le derrière. Cela s’appelle la position de la tortue.

Un enfant ne doit jamais rester seul avec animal et ne doit pas séparer deux chiens qui se bagarrent.

L’enfant ne doit jamais frapper, punir ou être brusque envers le toutou ou jouer à l’exciter.

L’enfant doit s’arrêter de courir et de marcher normalement quand il croise un chien attaché ou non

 

  UNE HISTOIRE TRISTE
Je ne me souviens plus de l’endroit où je suis née. C’était un endroit triste et sombre et on n’avait aucun contact avec l’homme. Je me souviens de ma mère et de son doux pelage, mais elle était souvent malade et elle était très maigre. Elle n’avait presque pas de lait pour moi et pour mes frères et sœurs. Je me rappelle que beaucoup sont morts et ils me manquaient.

    Je me rappelle comme si c’était hier, du jour où l’on ma séparée de ma mère. J’étais si triste et j’avais si peur, mes dents de lait commençaient à percer. En fait, j’aurai encore dû rester près de ma mère, mais elle était si malade. Et puis, les humains répétaient continuellement qu’ils avaient besoin d’argent et qu’ils en avaient assez de nettoyer les saletés de ma petite sœur et de moi. Nous avons été mises en cage et changées d’endroit. Rien que nous deux. Nous nous sommes blotties l’une contre l’autre. Nous avion si peur. Personne nous caressait.

     Tant de choses à voir, tant de bruits, tant d’odeurs. On nous a amenées dans un magasin où il y avait plein d’animaux. Certains miaulaient ! Certains piaillaient ! Nous avons été mises dans une petite cage. J’entendais d’autres chiots. Je voyais des gens nous regarder. J’aimais bien les petits des gens, ils me semblaient gentils et amusants. Ils voulaient même jouer avec moi !

    Nous passions des journées entières dans cette petite cage. Parfois des gens bizarres frappaient au carreau et nous faisaient peur. Parfois on nous sortait de la cage pour que des gens nous tiennent ou simplement pour nous regarder. Certains étaient gentils, d’autres nous faisaient mal. Souvent, ils disaient « oh….comme ils sont mignons ! j’en voudrai un ! », mais jamais personne ne nous emmenait.

     Ma petite sœur est morte la nuit dernière ; il faisait noir dans le magasin. J’ai posé la tête sur son doux pelage et je sentais la vie la quitter. J’avais entendu qu’elle était malade et qu’on me vendrait à un prix avantageux pour que je quitte le magasin. Lorsqu’on a sorti le petit corps sans vie de ma petite sœur pour être jeté, j’ai hurlé de douleur.

     Aujourd’hui, une famille m’a achetée ! Quel beau jour. Ils sont gentils, vraiment, ils me voulaient tant ! Ils m’ont acheté une gamelle et de la nourriture et la petite fille me tenait si tendrement dans ses bras. Je l’aime tant. Le monsieur et la dame m’ont dit que j’étais un gentil chiot ! Ils m’ont appelé Angel. J’aime leur donner de petits coups de langue.

     La famille s’occupe bien de moi. Ils sont si gentils et si doux. Ils m’ont appris les bonnes manières. Ils me nourrissent bien et me donnent beaucoup d’amour ! Je ne vis que pour leur faire plaisir. J’aime la petite fille et j’adore jouer et gambader avec elle.

Aujourd’hui je suis allée chez le docteur. Un endroit bizarre et qui me fait peur. J’ai reçu quelques piqûres, mais ma meilleure amie, la petite fille m’a tenue tendrement dans ses bras et m’a dit que tout allait bien. J’étais rassurée. Le vétérinaire a dû dire quelque chose de triste, car ma famille chérie paraissait désemparée. J’ai entendu quelque chose comme dysplasie de la hanche et problème cardiaque. Plus tard, des mots comme « marchands de chiens «  et géniteurs non contrôlés ». Je n’ai rien compris et la tristesse de ma famille m’a fait mal. Mais ils m’aiment toujours et moi aussi je les adore !

     J’ai six mois maintenant. Alors que la plupart des chiots sont forts et robustes et ne pensent qu’à jouer des deux fous, moi, chaque mouvement me fait souffrir atrocement. La douleur ne me quitte jamais. J’ai mal quand je marche et quand je veux jouer avec ma petite amie. J’ai dû mal à respirer. Je fais ce que je peux pour être forte, comme je devrais en principe l’être, mais c’est si difficile. J’ai mal au cœur quand je vois comme elle est triste. Parfois, j’entends le monsieur et la dame dire « peut être le moment est-il venu…. »

     Je vais régulièrement chez le vétérinaire, mais les nouvelles ne sont pas bonnes. Il parle de problèmes héréditaires. Je n’aspire qu’à sentir la chaleur du soleil, jouer, courir et être câlinée par ma famille.

    La nuit dernière la douleur a été intenable. La douleur fait partie intégrante de ma vie, mais maintenant même me relever pour aller boire, me fait souffrir. J’essaye de me relever, mais je ne peux que gémir doucement. On me porte une dernière fois dans la voiture. Tout le monde est si triste et je ne comprends pas. Ai-je été méchante ? Je fais pourtant tout mon possible pour être sage. Qu’est ce que j’ai bien pu faire de mal ? Oh, si seulement cette satanée douleur pouvait cesser. Si seulement je pouvais sécher les larmes de ma petite amie. Je m’étire pour lécher sa main, mais la douleur m’en empêche et hurle de mal.

    La table du vétérinaire est si froide. J’ai si peur. Les gens me caressent et me cajolent et ils pleurent doucement dans mon pelage. Je sens leur amour et leur chagrin.

     J’arrive à leur lécher la main. Même le vétérinaire n’arrive plus à me faire peur. Il est gentil et la douleur est moins forte. La pauvre petite fille me tient tendrement et je la remercie pour tout l’amour qu’elle m’a donné. Je sens une petite piqûre dans ma patte. La douleur commence à me quitter, je me sens apaisée. J’arrive maintenant à donner de petits coups de langue.

Je commence à rêver, je vois ma mère et mes petits frères et sœurs quelque part très loin dans un monde tout vert. Ils me racontent que là bas il n’y a plus de douleur. Il n’y a que joie et bonheur. Je fais des adieux à ma famille de la seule façon que je connaisse, je bats doucement de la queue et je renifle. J’avais espéré rester longtemps avec eux mais le destin en a décidé autrement. J’entends encore le vétérinaire dire : «les chiots vendus dans ces magasins ne viennent pas d’éleveurs consciencieux. ».

 

 

 

Voici une question que l’on me pose souvent et je vais tenter d’y répondre.
–  de la naissance à trois mois : normalement de la naissance au moment où il quitte sa mère, il fait de l’exercice en jouant avec ses frères et sœurs. Quand il arrive chez vous ce type d’exercice doit continuer. Mais comme il se trouve tout  seul, vous devrez jouer avec lui au moyen de jouets en caoutchouc. Les jeux doivent être utilisés à cet âge pour apprendre le rappel. Mais ces périodes de jeu ne doivent pas durer trop longtemps. De courtes périodes trois ou quatre fois par jour sont idéales, juste au moment où le chiot s’éveille et va dehors pour se soulager. Pendant cette phase, le chiot doit être habitué à porter un collier d’abord pendant de courts moments puis de plus en plus longtemps mais ne laisser pas après cette période d’adaptation, le collier des journées entières : les poils du cou finiront pas être complètement aplatis et la marque du collier subsiste même lorsqu’il est enlevé.

– Trois mois à six mois : Les promenades en laisse dans le jardin peuvent commencer. Et dès que le chiot a été vacciné, les promenades à l’extérieur pourront être autorisées. Dans la mesure du possible, il faut trouver des espaces sans danger où le chiot pourra être détaché et pourra s’ébattre en liberté.

Il convient de faire marcher le chiot sur un sol dur qui permettra le durcissement des coussinets et une bonne conformation des pieds de chat et lui gardera les ongles courts. Le chiot qui court et marche sur un sol trop mou, a les pieds qui s’écrasent. Débuter par des promenades de dix minutes pour atteindre une heure décomposée en une demi heure de marche à pied en laisse et une demi heure où il est laissé en liberté. Il faut instaurer une routine, lui donner à manger et le promener à la même heure quoi que vous fassiez et quel que soit le temps. S’il a plu pendant la promenade, il faudra essuyer le chiot ou le chien adulte avec une serviette et le laisser sécher et se reposer au chaud. Ce ou ces promenades doivent être faites avant le repas du chien ou du chiot. Les dalmatiens sont des créatures d’habitude, et la routine à des heures fixes est le meilleur moyen pour avoir un chien équilibré et calme.

Laissez lui trouver la vitesse qui lui convient. S’il s’assoit et ne veut plus avancer, il ne faut pas insister. Ne le prenez pas dans vos bras si votre chiot rencontre un chien plus grand que lui. Laissez le faire connaissance. Un chien adulte équilibré n’attaque pas un chiot.

Il faut commencer à lui apprendre le rappel en liberté. Ayez des friandises dans votre poche. Il faut qu’il trouve plus intéressant de revenir vers vous que de continuer à sentir la bonne odeur qu’il vient de découvrir. Quand il revient, il faut le féliciter chaudement et lui donner une récompense. S’il court comme un fou et s’éloigne trop, cachez-vous. Se retrouvant seul, il sera vite désorienté et reviendra vite sur ses pas. Il vous cherchera et il vous trouvera facilement car il a du flair. C’est aussi un jeu qu’il aime beaucoup. Il prendra l’habitude de trottiner devant vous, et de se retourner de temps en temps pour surveiller si vous êtes toujours là.

Voici un jeu qu’il apprécie : allez dans un bois et posez au pied d’un arbre quand il ne vous voie pas, vos gants avec une croquette dessus, plus loin votre écharpe avec une croquette, là votre bonnet et faites lui chercher en disant son nom et le mot « cherche ».Vous serez surpris des résultats.

Autre jeu possible si vous êtes deux lors d’une promenade en forêt : l’un tient le chien en laisse, l’autre s’éloigne sans que le chien le voit, la première fois en ligne droite et va se cacher. Le chien est détaché et son accompagnateur lui dit de chercher. La deuxième fois, il faut corser la difficulté en faisant des zig zag ou en revenant sur ses pas. Le dalmatien adore ce travail de recherche et il est excellent pour ce travail de piste.

 

Chez le Dalmatien, le métabolisme, l’ensemble des transformations physiques, chimiques et biologiques des bases puriques diffère des autres chiens par une élimination réduite d’acide urique ou d’urates sous forme d’allantoïne. Seuls 30 à 40 % de l’acide urique produit sont transformés en allantoïne alors que chez le chien normal 90 % des urates sont métabolisés en allantoïne. L’uricémie ( le taux d’acide urique) est plus élevée chez les Dalmatiens (50-80mg/l) que chez les non Dalmatiens (25-40 mg/l). Les urates produits en excès sont éliminés dans les urines en plus grande quantité que chez le chien des autres races. C‘est la seule race de l’espèce canine à avoir un trouble génétique vis à vis de l’acide urique. La valeur de cet acide est de beaucoup supérieur aux autres races, ce qui va entraîner chez un certain nombre de sujets la formation de calculs urinaires et l’apparition d’une pathologie rénale. L’excrétion de l’acide urique par 24 heures est environ 10 fois plus élevée que chez les autres races de chien (400 à 600 mg contre 60 mg). Malgré cette excrétion élevée d’urates, un faible pourcentage de Dalmatiens présente un ou des calculs d’urates.

Depuis 1938, on estime que ce trouble  dépend d’un simple gène récessif dont l’hérédité est la même que celle pour les couleurs de robe.  En 1973, il a été imaginé d’accoupler un POINTER qui excrete l’urine normalement avec un dalmatien. Chaque chiot serait alors porteur du gène de l’excrétion normale de l’acide urique en provenance du père Pointer. La première génération de chiots issue de ce mariage ne ressemblait pas beaucoup à des dalmatiens mais excrétait normalement l’acide urique. L’objectif était de transmettre le gène normal de l’excrétion de l’acide urique du pointer vers le dalmatien. 

La seconde génération, c’est à dire,  un chien de la portée précédente accouplé avec un dalmatien, ressemblait plus dans sa morphologie à des dalmatiens. Tous ne portaient pas le gène pour l’excrétion normale de l’acide urique. Seulement la moitié des chiots, et parmi ceux qui ressemblaient à des dalmatiens furent sélectionnés ceux destinés à produire la génération suivante.

Le processus a continué de façon à sélectionner des chiens ressemblant le plus possible à des dalmatiens maix excrétrant l’acide urique normalement jusqu’à que nous trouvions à 10 générations du pointer d’Origine. Le Pointer d’origine avait un taux normal d’excrétion de l’acide urique de 10-60 mg d’acide urique par jour dans ses urines avec une femelle dalmatienne ayant un taux de 400g-600g d’acide urique par jour. Une simple analyse d’urine permet de déterminer facilement quelle urine provient du pointer et quelle urine provient de la mère de race dalmatien. Après plusieurs générations, la descendance se  trouve dans un ratio de 31/32 de pure race. Les chiens ont toutes les caractéristiques du dalmatien sans en avoir le trouble au niveau de l’acide urique. En 1981, l’AMERICAN  KENNEL CLUB  enregistra deux chiens issus de ce programme comme des dalmatiens de pure race. Le travail accompli par le docteur Schaible fut très mal compris à l’époque et sucita de vives réactions parmi les représentants du club américain du dalmatien.

Le programme continua jusqu’en 2006. Et maintenant il est envisagé d’introduire  dans la population générale des dalmatiens, le gène normal d’excrétion de l’acide urique. Depuis qu’une carte du génome canin a été dressée, des chercheurs ont localisé le gène qui controle la production d’acide urique sur le chromosome 3 du chien. lls ont identifié un marqueur qui pemet de déterminer la présence ou l’abcence du gène normal ce qui permettrait de réduire le nombre de dalmatiens souffrant de calculs.   

Tous les dalmatiens naissent avec la possibilité de produire des calculs d’urates.  Les femelles sont moins atteintes que les mâles par ce que leur anatomie leur permet d’évacuer des pierres plus facilement que les mâles et ainsi beaucoup de femelles qui produisent des calculs ne sont pas détectées. Chez le mâle, le calcul se loge le plus souvent près de l’os du pénis alors que la même pierre passera facilement dans le système urinaire de la femelle. Le mâle souffrira pour uriner. Aucune urine ne passera ou bien quelques gouttes seulement.L’affection peut atteindre tous les âges, mais est cependant le problème des chiens âgés : elle peut provoquer leur mort. Selon des études faites, les pathologies du rein seraient la troisième cause de mortalité après les maladies de cœur et le cancer.

Ce programme montre que l’on peut transferrer d’une race à une autre un gène, et l’on peut songer à cette solution pour la surdité. Tant que des tests génétiques n’auront pas vus le jour,  tests génétiques qui pourront être utilisés avant d’accoupler deux chiens, il ne pourra être envisagé serieusement de penser à l’éradiquation de la surdité chez le dalmatien.  Voici les photos des chiens hybrides nés dans ce programme en 1975, 1983, 1992 et 2005.